Meta tient enfin son moment de gloire dans l’intelligence artificielle (IA). Son nouvel agent Muse cartonne, aussi bien auprès des utilisateurs que des investisseurs. On fait le point.

Il y a un peu plus d’un an, Meta lançait Llama 4, un modèle qui n’a jamais convaincu l’industrie. Mark Zuckerberg s’était alors lancé dans une vaste campagne de recrutement, allant jusqu’à débaucher Alexandr Wang, patron de Scale AI, pour reprendre en main les équipes IA du groupe. Objectif : rattraper le retard accumulé face à OpenAI et Anthropic. Et ce pari semble enfin porter ses fruits.
Les téléchargements explosent
Le succès est retentissant. Selon les estimations du cabinet Apptopia, Muse a été téléchargé 1,8 million de fois sur iOS aux États-Unis et au Canada au cours de ses douze premiers jours, contre 1,3 million pour ChatGPT sur la même période après son lancement.
Mais ce n’est pas tout, car l’application enregistre aussi davantage d’utilisateurs actifs quotidiens : 642 000 contre 231 000 pour ChatGPT à l’époque. Au niveau mondial, Muse totalise déjà 2,8 millions d’installations, et sa progression ne faiblit pas : l'application est passée de la deuxième à la première place du classement des applications gratuites sur l’App Store américain.
- Tâches complètes de bout en bout
- Contrôles d’accès très détaillés
- Travail autonome en arrière-plan
Quelques déconvenues malgré tout
Un engouement qui s’est également traduit en Bourse. Ce 21 septembre, l’action Meta a bondi de plus de 11 %, sa meilleure performance quotidienne depuis avril. Dans la foulée, la banque Wells Fargo a relevé son objectif de cours de 640 à 796 dollars, citant la demande précoce autour de Muse comme un argument crédible pour la stratégie IA du groupe.
La consécration ? Pas si vite, car plusieurs utilisateurs ont constaté des ressemblances troublantes entre Muse et OpenClaw, l’agent IA devenu viral plus tôt dans l’année. Et dans la foulée, Nat Friedman, responsable produit chez Meta Superintelligence Labs, a reconnu s’en être inspiré.
De son côté, Amazon a bloqué l’accès de Muse à sa plateforme, invoquant des risques de sécurité et de confidentialité : selon le géant de l’e-commerce, l’agent capturerait les identifiants des utilisateurs sans s’identifier clairement. À l’inverse, Shopify a choisi de collaborer avec Meta pour permettre les achats directement via Muse. Un signe très favorable pour l’entreprise de Mark Zuckerberg.