Après avoir tenté de remplacer une partie de ses salariés par l’intelligence artificielle (IA), Meta franchit une nouvelle étape. La firme teste désormais des robots dans ses data centers, capables de brancher des câbles ou de redémarrer des serveurs à la place, une fois de plus, des humains. 

©gguy / Shutterstock
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Il y a quelques jours, nous levions le voile sur le project OT, un plan échafaudé par la direction de Meta pour remplacer de nombreux postes par l’IA. Un pari qui a finalement viré au fiasco, mais qui a malgré tout causé une importante vague de licenciements

Dans le même temps, la société investit des sommes tout bonnement vertigineuses dans ses infrastructures d’intelligence artificielle (IA). Une course si coûteuse qu’elle la pousse à chercher des économies partout où c’est possible… Y compris du côté de la main-d’œuvre qui fait justement tourner ses centres de données, révèle une enquête de Wired

Prendre en charge 80 % des tâches

Selon le média spécialisé, Meta expérimente plusieurs types de robots fournis par des entreprises spécialisées comme Watney Robotics, Kinova ou ABB. Un bras robotique est par exemple à l’essai pour couper ou rétablir l’alimentation électrique des serveurs, tandis qu’une autre machine s’occupe de remplacer des câbles réseau. De même, un dispositif s’apparentant à un doigt mécanique permet d’appuyer à distance sur le bouton d’allumage d’un ordinateur.

Ces tests se déroulent principalement sur deux sites : à Atloona, le plus grand campus de data centers de Meta située dans l’Iowa, ainsi qu’à New Albany dans l’Ohio. Un salarié révèle même que ces machines pourraient à terme prendre en charge jusqu’à 80 % de certaines tâches aujourd’hui effectuées par des humains.

Mais pour l’heure, les robots restent plus lents que les employés qu’ils pourraient remplacer, et certaines opérations leur échappent encore complètement, notamment le câblage complexe des processeurs NVIDIA derniers cris, qui demande une dextérité extrême. 

Meta AI
  • Intégration multiplateforme
  • Modèles open-source Llama 4
  • Fonctionnalités de génération d'images et vidéos

L’ambiance en interne est morose

Sans surprise, la réaction des employés en interne n’est pas fameuse, et vient un peu plus assombrir un climat délétère. Des travailleurs d’Altoona se disent, par exemple, convaincus que leur poste disparaîtra d’ici à quelques années. D’autres redoutent un scénario encore plus insidieux : Meta pourrait en profiter pour recruter une main-d’œuvre moins qualifiée et moins payée, concentrée dans des zones plus avantageuses financièrement pour l’entreprise. 

De son côté, Meta assure miser sur la formation plutôt que sur la suppression d’emplois. Le groupe a ainsi lancé un programme gratuit pour former des milliers de personnes chaque année aux métiers de l’électricité, de la mécanique ou de la plomberie. Un discours qui peine toutefois à rassurer les salariés. 

Meta n’est pas un cas isolé : Microsoft, Google et Amazon explorent eux aussi l’automatisation de leurs data centers. Et malheureusement, la tendance semble plus difficile que jamais à inverser. 

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