Présentée comme l’une des nouveautés LCD de LG en 2026, la technologie MiniRGB des téléviseurs QNED87 pourrait cacher une réalité technique nettement moins spectaculaire. Selon AVCesar, le rétroéclairage de ces téléviseurs n’exploiterait pas vraiment les avantages attendus d’un système RGB avancé.

Le téléviseur LG MRGB85 (QNED87) estampillé "MiniRGB" présenté à l'occasion du CES 2026. © Matthieu Legouge
Le téléviseur LG MRGB85 (QNED87) estampillé "MiniRGB" présenté à l'occasion du CES 2026. © Matthieu Legouge

Le RGB MiniLED est devenu l’un des nouveaux terrains de jeu des fabricants de téléviseurs. Après Hisense, Samsung ou encore TCL, LG a lui aussi mis en avant cette approche sur ses LCD 2026, avec l’idée d’aller plus loin qu’un rétroéclairage MiniLED classique en s’appuyant sur des LED rouges, vertes et bleues. Sur le papier, l’intérêt est évident : produire une lumière plus pure, améliorer le volume couleur et se rapprocher davantage des grands espaces colorimétriques comme le BT.2020.

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Des LED RGB, mais pas vraiment pilotées comme attendu ?

Selon AVCesar, qui affirme s’appuyer sur la dissection d’un téléviseur LG MiniRGB 2026, le système utilisé sur les QNED87 serait en réalité bien plus simple que ce que l’appellation peut laisser imaginer. Le média évoque une seule rampe de LED placée en bas de l’écran, donc une architecture Edge LED, et non un rétroéclairage MiniLED en matrice complète.

Plus gênant encore, les triplets de LED rouges, vertes et bleues ne seraient pas pilotés indépendamment. Les trois diodes s’allumeraient avec la même intensité, sans possibilité de moduler séparément le rouge, le vert ou le bleu selon l’image affichée.

Dans ce cas, les LED RGB serviraient essentiellement à générer une lumière blanche, ensuite traitée par les filtres couleur de la dalle LCD. Autrement dit, on serait très loin d’un rétroéclairage RGB capable de créer dynamiquement la couleur à la source, comme on peut l’attendre des implémentations les plus ambitieuses de cette technologie.

Une appellation qui entretient la confusion

Il ne faut pas forcément en conclure que la technologie ne sert absolument à rien. Un rétroéclairage blanc obtenu à partir de primaires RGB peut, en théorie, offrir un spectre différent d’un rétroéclairage plus classique et aider à élargir la reproduction des couleurs. Le hic, c'est que ce n’est pas la même chose qu’un véritable système RGB MiniLED qui dispose d'un pilotage bien plus fin des couleurs et des zones.

C’est là que le problème devient surtout marketing. En parlant de MiniRGB, LG utilise une appelation qui mentionne la présence de LED rouges, vertes et bleues. Pour l’acheteur, cette appellation peut facilement laisser croire à une technologie beaucoup plus proche des téléviseurs RGB MiniLED les plus avancés du moment.

La nuance est donc importante : les QNED87 ne seraient pas nécessairement de "faux" téléviseurs MiniRGB au sens strict, mais leur implémentation serait beaucoup plus limitée que ne le suggère le nom. Et dans une année où les fabricants multiplient les appelations autour du LCD premium, cette précision n’a rien d’anecdotique.

En attendant une clarification de LG, mieux vaut donc regarder cette gamme avec prudence. Le terme MiniRGB sonne moderne, mais il ne garantit pas à lui seul un rétroéclairage RGB réellement sophistiqué.

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