Au CES 2026, LG n’a pas seulement renouvelé ses téléviseurs OLED. Le constructeur coréen a aussi levé le voile sur une nouvelle offensive côté LCD, avec une promesse ambitieuse : faire évoluer en profondeur le rétroéclairage grâce à la couleur.

Le MiniLED RGB "evo" de LG, référence MRGB85. © Matthieu Legouge
Le MiniLED RGB "evo" de LG, référence MRGB85. © Matthieu Legouge

Deux nouvelles appellations ont émergé dans le catalogue de LG : MicroRGB evo et MiniLED RGB evo. Sur le papier, l’idée est séduisante. Dans les faits, elle soulève aussi une question simple : à qui s’adressent réellement ces nouveaux téléviseurs, et comment s’y retrouver dans une offre qui multiplie les technologies et leurs dérivés ?

MicroRGB evo : le LCD le plus ambitieux jamais tenté par LG

La vitrine technologique de cette nouvelle approche s’appelle LG MRGB95. Positionnée tout en haut de la gamme LCD, cette série se limite volontairement aux très grandes diagonales, de 75, 86 et 100 pouces, et vise clairement un public exigeant, prêt à investir dans un écran spectaculaire.

Le LG MicroRGB evo ici avec sa diagonale de 100 pouces. © Matthieu Legouge
Le LG MicroRGB evo ici avec sa diagonale de 100 pouces. © Matthieu Legouge

Le principe du Micro RGB evo repose sur un rétroéclairage composé de LED rouges, vertes et bleues distinctes, extrêmement fines, réparties derrière la dalle, à l'instar de ce que Samsung propose également sous l'appellation MicroRGB. Contrairement à un rétroéclairage classique, la couleur est ici générée directement au niveau de la source lumineuse. Sur le plan théorique, cela permet une meilleure pureté des couleurs, une stabilité accrue à haute luminosité et une gestion plus fine des nuances.

LG accompagne cette approche d’un traitement vidéo musclé. Le processeur Alpha 11 AI Gen 3, intégré aussi sur ses téléviseurs OLED haut de gamme, est ici chargé de piloter un système nettement plus complexe qu’un LCD traditionnel. La marque promet aussi une couverture colorimétrique extrêmement large, avec des certifications Intertek à l’appui. Reste à voir, bien sûr, ce que ces promesses donneront face aux contenus réels.

MiniLED RGB : une simple déclinaison plus accessible ?

À côté de ce MicroRGB evo, LG décline le concept sous une forme plus abordable avec les séries MRGB9M et MRGB85, censées rendre cette approche RGB plus accessible. Reste toutefois à savoir jusqu’où le constructeur pousse réellement l’implémentation et si ces modèles sont équipés d'un rétroéclairage FALD ou d'une architecture plus classique. À ce stade, LG évoque surtout une amélioration sensible de la gestion des couleurs par rapport à un MiniLED traditionnel, sans encore préciser clairement le niveau de contrôle du rétroéclairage. De quoi interroger la catégorie exacte dans laquelle ces téléviseurs doivent être placés.

Le MRGB9M, déclinée en trois diagonales avec sa box "zero connect". © Matthieu Legouge

La MRGB9M se positionne comme la version la plus premium de ce RGB « intermédiaire ». Elle serait proposée en 65, 75 et 86 pouces, et se distingue par l’intégration du boîtier Zero Connect, qui déporte la connectique sans fil afin de faciliter l’installation murale. LG y associe un traitement vidéo avancé, avec le processeur Alpha 11 Gen 3, ainsi qu’un affichage annoncé jusqu’à 144 Hz, pensé autant pour les usages cinéma que pour le jeu.

Le MRGB85 et sa dalle de 86 pouces. © Matthieu Legouge

Plus bas dans la gamme, la MRGB85 vise une diffusion plus large. Déclinée en 50, 55, 65, 75 et 86 pouces, elle ambitionne de démocratiser le RGB auprès d’un public plus large, avec un positionnement tarifaire plus accessible. Le traitement vidéo y serait logiquement plus modeste, basé sur une puce Alpha 8 Gen 3, tout en conservant des caractéristiques modernes comme le 144 Hz et la compatibilité VRR. LG assume ici une approche plus pragmatique : proposer un gain visible par rapport à un LCD MiniLED classique, sans aller chercher la complexité (et le coût) du MicroRGB evo.

Le boitier Zero Connect. © Matthieu Legouge

Une segmentation confuse pour le consommateur ?

Sur le papier, cette segmentation paraît cohérente. Dans la pratique, elle introduit toutefois un niveau de lecture supplémentaire pour le consommateur, qui devra désormais distinguer non seulement OLED et LCD, mais aussi MicroRGB, MiniLED RGB et MiniLED "classique". Un choix stratégique qui renforce l’offre de LG, mais qui risque aussi de rendre la hiérarchie plus difficile à décrypter.

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