Publicis, AXA, Engie et La Poste lancent l’Alliance GenAI Footprint, rejointe par Accor, FDJ United, Orange, L’Oréal et Renault Group. Objectif : créer un outil open source pour estimer l’impact environnemental des contenus publicitaires et marketing produits avec l’IA générative.

Une publicité Google diffusée l’an dernier et créée avec Veo 3, le modèle vidéo génératif du géant du Web. ©Google
Une publicité Google diffusée l’an dernier et créée avec Veo 3, le modèle vidéo génératif du géant du Web. ©Google

L’IA générative promet de produire des images, des vidéos et des campagnes publicitaires à une vitesse inédite. Mais derrière chaque visuel créé en quelques secondes, chaque spot automatisé et chaque variation de campagne générée à la chaîne, une question reste encore largement ouverte : combien tout cela coûte-t-il réellement à l’environnement ?

C’est précisément ce flou que veut attaquer l’Alliance GenAI Footprint, officiellement lancée le 18 juin 2026 à VivaTech par plusieurs grands groupes européens. Son ambition est de donner aux marques, agences et annonceurs un outil concret pour mesurer l’empreinte environnementale de l’IA générative, en commençant par un terrain où son usage explose déjà : la publicité.

Une alliance européenne pour sortir l'IA publicitaire du flou

À l’origine du projet, on retrouve Publicis Groupe, AXA, Engie et le Groupe La Poste. Cinq autres entreprises ont déjà rejoint l’initiative : Accor, FDJ United, Orange, L’Oréal et Renault Group. Ensemble, elles veulent développer un outil open source capable d’estimer l’impact environnemental de l'IA générative dans la production de contenus.

Le sujet devient difficile à ignorer. Les outils d’IA s’installent rapidement dans les chaînes créatives, de la rédaction aux déclinaisons visuelles, en passant par la génération d’images, le montage et la vidéo. Or, si l'impact de la génération de texte commence à être mieux documenté, celui de l’image et surtout de la vidéo reste beaucoup plus opaque.

Direction le consortium IA durable soutenu par l’ADEME

GenAI Footprint veut donc permettre aux entreprises de quantifier, comparer et piloter ces usages, plutôt que de les considérer comme de simples gains de productivité invisibles. Le volet scientifique du projet a été confié au Sustainable AI Group, avec notamment les chercheurs Sasha Luccioni, Boris Gamazaychikov et Nidhal Jegham. Leur travail portera en particulier sur l’estimation énergétique de la génération vidéo, l’un des usages les plus gourmands et les moins bien compris de l'IA générative.

Les données issues de ces recherches seront ensuite intégrées à EcoLogits, l’outil porté par CodeCarbon, ainsi qu’à e-footprint, développé par Publicis Sapient et ouvert au sein de l’association Boavizta. GenAI Footprint contribuera également au consortium IA durable soutenu par l’ADEME. Alors, combien de lacs asséchés pour une pub IA à la TV ?

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