SpaceX continue de se présenter sous son meilleur jour avant l'entrée en Bourse. Le géant vient en effet de signer un accord avec Google pour lui fournir de la puissance de calcul.

Dans le domaine des intelligences artificielles, il y a un besoin insatiable particulier des entreprises développant des modèles de langage : la puissance de calcul. Elles cherchent en effet à en trouver absolument n'importe où, et paient cher pour y accéder. On sait ainsi qu'Anthropic a passé un énorme contrat avec SpaceX pour pouvoir accéder à ses énormes centres de données. Et derrière, c'est Google qui lui emboîte pas.
Un accord à 920 millions de dollars par mois entre Google et SpaceX
SpaceX fera son entrée officielle en bourse le vendredi 12 juin prochain. Et elle pourra se targuer d'avoir de beaux contrats pour montrer sa solidité, à l'image de celui qu'elle vient d'annoncer avoir passé avec Google.
L'entreprise d'Elon Musk va en effet fournir de la capacité de calcul pour les IA de Google, permettant à cette dernière d'accéder à une capacité fournie par quelque 110 000 GPU NVIDIA, CPU et autres composants connexes. Ce contrat est d'une valeur de 920 millions de dollars par mois.
Entre les accords avec Anthropic et Google, SpaceX devrait récolter près de 26 milliards de dollars par an
Google aura accès à une capacité de calcul progressivement de plus en plus élevée jusqu'au mois de septembre prochain, à un tarif réduit. Le contrat plein commence à partir du mois d'octobre, et doit durer jusqu'au mois de juin 2029.
Si SpaceX venait à ne pas fournir la capacité de calcul spécifiée dans le contrat le 30 septembre prochain, après une période de grâce d'un mois, « Google pourra résilier immédiatement le contrat ou accepter le nombre de GPU fournis, moyennant une réduction proportionnelle correspondante des frais mensuels ».
Si l'on cumule ici les revenus que SpaceX va obtenir de Google et d'Anthropic, pour leur fournir de la capacité de calcul, on peut noter que le géant américain pourra générer des revenus de près de 26 milliards de dollars par an. De quoi faire saliver les investisseurs ?
Source : Reuters