Voilà un nouveau problème en France pour Telegram. Cette fois, c'est l'Arcom qui s'élève contre l'application de messagerie de Pavel Durov.

Si Telegram est populaire à travers la planète, l'application rencontre aussi des problèmes avec les autorités de certains pays. Mais peu de nations ont autant de problèmes avec la plateforme de Pavel Durov que la France, qui a même payé un temps de sa liberté les attaques de l'État. Et s'il est aujourd'hui libre, il va devoir faire face à une nouvelle offensive hexagonale, qui vient cette fois de l'Arcom.
L'Arcom estime que Telegram n'en fait pas assez pour lutter contre le streaming sportif illégal
Aujourd'hui, le combat contre le streaming illégal de rencontres sportives est pris très au sérieux par les autorités publiques. On voit ainsi la justice imposer dorénavant des blocages massifs qui s'appliquent autant aux FAI qu'aux DNS ou même aux VPN. Et ça ne s'arrête pas là, car même le streaming passant par des plateformes comme Telegram est maintenant attaqué.
L'Arcom donne en effet aujourd'hui suite à une plainte déposée à la fin 2025 par l'Association pour la protection des programmes sportifs (APPS) contre Telegram, qui aurait permis la diffusion illégale de milliers de confrontations sportives (avec le football en premier chef) durant l'année 2024.
Après examen, l'Arcom a estimé que Telegram n'a pas été assez réactive pour arrêter les retransmissions en cours, et aussi qu'elle avait laissé active les chaînes qui avaient produit ces retransmissions.

Le dossier a été transmis au régulateur belge
Résultat, l'Arcom a transmis la plainte à son homologue belge, l'IBPT, Telegram ayant domicilié son représentant légal dans le Plat Pays. Il s'agit du premier transfert effectué par l'Arcom à une entité européenne - un mouvement qui se fait dans le cadre du Digital Services Act (DSA). L'l'IBPT va ainsi mener sa propre enquête, et s'appuyer sur les résultats des autres régulateurs nationaux européens.
Si Telegram était finalement considérée comme coupable, l'Arcom estimant que Telegram ne met pas assez de moyen dans cette lutte, et que la plateforme ne répond pas systématiquement aux alertes, elle pourrait se voir affligée une amende importante. Le DSA permet en effet de produire une amende allant jusqu'à 6% du chiffre d'affaires mondiale, et, dans les cas les plus graves, une suspension temporaire sur le territoire de l'Union européenne.
Source : Les Echos