LibreOffice 26.2 ajoute une brique importante à la suite bureautique en facilitant l’import de données structurées dans Calc, en modernisant Base pour un usage à plusieurs et en enrichissant Writer avec la prise en charge du Markdown.

La suite bureautique libre introduit aussi plusieurs optimisations de performance et des changements techniques qui concernent davantage les utilisateurs intensifs, comme la prise en charge du presse-papiers Excel 2007+ ou l’arrivée de nouveaux services ScriptForge pour les macros.
Quoi de neuf dans LibreOffice ?
La nouveauté la plus parlante pour le grand public concerne sans doute l’arrivée d’un mappage générique des documents XML et JSON vers le gestionnaire de feuilles de calcul Calc. LibreOffice 26.2 est capable de repérer dans ces fichiers des "linkable ranges", c’est‑à‑dire des zones structurées comme des tableaux, puis de les transformer en feuilles de calcul. Si le document contient plusieurs zones de ce type, chacune est envoyée dans une feuille séparée. The Document Foundation prend comme exemple un catalogue de produits en JSON (identifiant, nom, description, prix, stock, catégorie) qui devient un tableau classique dans Calc, sans étape intermédiaire. Le moteur peut cependant avoir du mal à automatiser ce processus pour des structures très complexes ou irrégulières ; le résultat peut demander un nettoyage manuel.
Calc profite aussi d’un ensemble d’ajouts plus discrets, mais qui parlent aux utilisateurs avancés. Le tableur prend en charge le format de presse‑papiers Biff12 d’Excel 2007+. Cela devrait permettre d'effectuer de gros copiés‑collés en provenance d’Excel. Le tri gagne de nouvelles options, avec une meilleure prise en compte des paramètres locaux et un tri "naturel" plus souple, par exemple pour manipuler des listes d’adresses IP. Côté performances, l’équipe annonce des améliorations sur le défilement de feuilles très chargées, la gestion de nombreux objets graphiques ou encore la suppression de doublons.
L'éditeur de texte Writer gagne, pour sa part, la possibilité d’importer et d’exporter des documents au format Markdown, que ce soit via des fichiers ou le presse‑papiers. Pour quelqu’un qui rédige dans un éditeur de texte brut ou sur une plateforme de développement, cela permet de passer plus simplement d’un environnement à l’autre sans perdre la structure du document (titres, listes, code, etc.). LibreOffice ajoute également un export EPUB plus rapide avec barre de progression, ce qui sera donc utile à ceux qui fabriquent des ebooks ou des documents longs pour liseuses.
Du côté des bases de données, Base est désormais "véritablement multi‑utilisateur" selon les notes de version. Concrètement, le logiciel gère mieux les scénarios où plusieurs personnes travaillent sur la même base, par exemple via un partage réseau. LibreOffice ne détaille pas tous les changements sous le capot, mais l’idée est de rendre ces usages moins fragiles sans obliger à monter une infrastructure lourde avec un ystème de gestion de base de données externe.
Enfin, les développeurs ont continué leur travaux autour de la sécurité des documents ODF, avec le mode "ODF Wholesome Encryption" déjà introduit dans une version précédente. Celui-ci renforce la résistance des fichiers protégés par mot de passe grâce à un chiffrement authentifié et à une dérivation de clé pensée pour compliquer les attaques par force brute. Pour l’utilisateur, rien ne change dans l’interface : il choisit toujours un mot de passe, mais les documents sont mieux protégés en coulisse.
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