Alain Lefebvre : VoluBill veut faciliter la facturation data sur les mobiles

Par Jérôme Bouteiller
le 14 novembre 2001
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Vice-Président Commercial et Marketing de VoluBill, Alain LEFEBVRE présente ce nouvel outil de facturation des services data adaptés aux réseaux mobiles

Vice-Président Commercial et Marketing de VoluBill, Alain LEFEBVRE présente ce nouvel outil de facturation des services data adaptés aux réseaux mobiles

JB - Monsieur LEFEBVRE, bonjour. En quelques mots, pouvez vous présenter votre parcours ?

AL - Au sein de VoluBill , j'ai la responsabilité ventes et marketing. J'ai passé les 14 dernières années de ma vie dans le monde des Télecommunications dans des postes de management vente et marketing. Chez , j'exercais les fonctions de directeur marketing d'une division produit dans la business unit Telecom d 'HP. Ensuite en tant que Associate Vice président d 'Objective Systems Integrators j'ai dirigé l'activité marketing Europe .

VoluBill est un spin-off de Cegetel . Dans le cadre de sa mission d'étude sur la définition de services à valeur ajoutée ; Inovatel (activité R&D de Cegetel) a été amené à travailer sur un protype permettant aux Operateurs de facturer des services de contenu. Dans le cadre de cette étude 2 problèmes clés ont été identifiés :
- La gestion d'un dialogue entre l'opérateur et l'abonné (notification de prix de service)
- La facturation "One-Stop Charging" incluant la partie contenu et la partie trafic.
Des brevets ont été déposés par Inovatel sur ces 2 sujets et un prototype développé et testé par SFR. Suite à ce prototype la décision a été prise par Cegetel de faire un spin-off pour assurer l'indépendance de la nouvelle société et la comercialisation de ce produit.

JB - Quel est le métier de votre entreprise ? Outil de paiement, outil de monétisation, Outil de facturation ?

AL - VoluBill se positionne clairement dans la chaîne de facturation de l'opérateur. Les solutions actuelles de paiement permettent uniquement de facturer le contenu et non pas d'assurer la correlation entre le coût du contenu et le coût du trafic généré par ce contenu. Pour permettre cette correlation, il est nécessaire de s'intégrer dans la chaine de facturation.

JB - Comment vous positionnez vous par rapport à des produits comme NetToll d'Enition ou InfraNet 6 de Portal Software ?

AL - Netoll est un outil de paiement (ou de monetisation qui est un terme propre à Enition) . Dans le modèle Enition le prix est défini par le fournisseur de contenu (sans tenir compte de la surcharge réseau qui sera facturée par l'opérateur). Dans le modéle VoluBill le prix est géré par l'opérateur et le prix peut intégrer la partie coût réseau ce qui permet de mettre en oeuvre une solution de one-stop charging. De plus la solution Netoll nécessite la mise en eouvre de composants logiciels côté fournisseurs de contenu dont le coût peut être dissuasif pour les petits fournisseurs de contenu. La Solution Volubill est transparante pour le fournisseur de contenu ce qui rend les négociations entre Operateurs et fournisseurs de contenu plus simple (le problème de savoir qui paye la modification du serveur coté fournisseur de contenu n'existe plus).

JB - Combien coûte votre solution pour les opérateurs ? pour les éditeurs de contenus ou services ?

AL - Le prix d'une solution Volubill varie suivant la taille du réseau et les fonctions supportées. le coût pour le fournisseur de contenu est nul comme aucun logiciel n'est à installer chez eux.

JB - Issu de Cegetel, VoluBill peut-elle permettre aux éditeurs indépendants d'être distribués plus facilement dans les tuyaux de vivendi-universal ?

AL - Oui , VoluBill peut permettre aux éditeurs independants d'être distribués plus facilement au travers des tuyaux fournis par les opérateurs. Les éditeurs indépendants (qui eux fournissent un contenu inédit qui peut etre differenciateur pour l'opérateur) n'ont pas les revenus suffisants pour rentabiliser un investissement lié à un système de paiement ou un système de facturation (un tel investissement revient a 3-4 Euros par mois par abonné ) ; les petits éditeurs recherchent donc un partenariat avec les opérateurs pour que ces derniers jouent le role de "clearing house" et facturent leurs propres clients.

JB - En 2005, quelle part du CA des opérateurs sera réalisée par les services data ?

AL - En 2005 les estimations de revenus par abonné pour la data sont de 25 Euros / abonné par mois.

JB - Monsieur LEFEBVRE, je vous remercie.
Modifié le 20/09/2018 à 14h26
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