Rien ne va plus entre le gouvernement italien et Telecom Italia : L'ex-patron de l'opérateur a quitté ses fonctions, un conseiller de Prodi a démissionné.
L'annonce de la scission de Telecom Italia, le 11 septembre 2006, fait des vagues.
Craignant que TIM, filiale mobile de l'opérateur historique italien, ne tombe sous le contrôle d'un groupe étranger, le gouvernement Prodi est monté au créneau. De son côté, le régulateur (Agcom) a demandé des comptes à Marco Tronchetti Provera.
Sous la pression, le patron de Telecom Italia a quitté ses fonctions dans la soirée du 15 septembre 2006, tout en restant le principal actionnaire du groupe. Trois jours plus tard, Angelo Rovati, conseiller de Prodi favorable à la re-nationalisation de l'ancien monopole public, a démissionné.
Le désaccord entre la direction générale de Telecom Italia et le gouvernement persiste. TIM, premier opérateur mobile en Italie, est le seul, à ce jour, à ne pas être contrôlé par un groupe étranger.
Telecom Italia, endetté à hauteur de 40 milliards d'euros, souhaite se recentrer sur le haut débit (Alice) et placer ses activités 'mobile' et 'boucle locale' dans des sociétés séparées. C'est la remise en cause d'une décision d'intégration prise il y a deux ans.
La reprise potentielle de TIM, évaluée à 35 milliards d'euros, intéresserait les groupes américains News Corp, et General Electric.
Scission : Le patron de Telecom Italia jette l'éponge
Par Ariane Beky.
Publié le 21 septembre 2006 à 00h00
Par Ariane Beky
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