SMSI : Reporters sans frontières n’est pas la bienvenue

Par
Le 15 novembre 2005
 0

Les autorités tunisiennes s’opposent à l’entrée dans le pays du secrétaire général de RSF lors du Sommet mondial de la société de l’information 2005.

Les autorités tunisiennes s'opposent à l'entrée dans le pays du secrétaire général de RSF lors du Sommet mondial de la société de l'information 2005.

L'association Reporters sans frontières (rsf.org) n'est pas bienvenue au Sommet mondial sur la société de l'information 2005.

Ce n'est pas une première, malheureusement. Lors de la phase 1 du SMSI en Suisse, à Genève, les 10, 11 et 12 décembre 2003, l'organisation internationale de défense de la liberté de la presse avait déjà été écartée...

L'interdiction notifiée à RSF par le directeur exécutif du secrétariat du SMSI en 2003 faisait suite à la suspension de l'association de la Commission des droits de l'Homme des Nations Unies. Or, cette suspension avait été demandée par des régimes "parmi les plus répressifs envers la liberté de la presse", selon Reporters sans frontières.

Le 10 novembre 2005, rebelote : Robert Ménard, secrétaire général de RSF, s'est vu notifier par courrier émanant de la direction exécutive du Sommet que "les autorités tunisiennes s'opposent à son entrée dans le pays" à l'occasion du SMSI.

L'association qui s'interrogeait sur la tenue de la phase 2 du Sommet en Tunisie, "un des pays les plus fermés à la libre information, doté d'une des plus impitoyables cyberpolices du monde", ne décolère pas.

"Interdire l'accès d'un responsable d'une organisation de défense de la liberté d'expression à un Sommet dédié à la société de l'information est tout simplement absurde et inacceptable", a indiqué Reporters sans frontières.

L'association demande à l'ONU et à l'UIT (Union internationale des télécoms), organisateurs du sommet, "de condamner la décision des autorités tunisiennes et de tout faire pour permettre à Robert Ménard d'assister à l'événement".

Quoi qu'il en soit, RSF ne se fait pas d'illusions, l'association conclut : "Ce Sommet est, d'ores et déjà, une mascarade. La liberté d'expression en sera la grande absente".

Chefs d'Etat et de gouvernement, représentants d'ONG et de la société civile, se réunissent à l'occasion du SMSI organisé sous le haut patronage de Kofi Annan, secrétaire général de l'ONU, à Tunis du 16 au 18 novembre 2005 (itu.int/wsis/).
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

Les dernières actualités

scroll top