L’UE joue la carte de la libre expression au SMSI

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Le 15 novembre 2005
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A l’occasion du Sommet mondial sur la société de l’information, l’Union européenne met l’accent sur la libre expression et la lutte contre la fracture numérique

A l'occasion du Sommet mondial sur la société de l'information, l'Union européenne met l'accent sur la libre expression et la lutte contre la fracture numérique

Le Sommet mondial sur la société de l'information à Tunis, les 16, 17 et 18 novembre 2005, est l'occasion pour l'Union européenne de prôner "la liberté d'expression".

A l'heure où plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent la tenue de la phase 2 du SMSI en Tunisie, "l'un des pays les plus fermés à la libre information" selon les termes de Reporters sans frontières, l'UE se veut optimiste.

"J'espère que le Sommet de Tunis marquera une étape importante dans la longue évolution de l'Internet pour atteindre un mode de gouvernance véritablement international", a indiqué Viviane Reding, commissaire européenne chargée de la société de l'information et des médias.

On sait que les Etats-Unis, créateurs du Net et de l'organisme de supervision du Réseau et des noms de domaine, l'ICANN, ne l'entendent pas de cette oreille.

Mais l'Union européenne persiste et signe : "Nous sommes près du but. Nous avons trouvé un compromis sur plus des deux tiers du paquet", affirme Madame Reding.

La gouvernance de l'Internet est un élément clé du SMSI 2005. Au-delà, a précisé la commissaire, "un accord politique montrerait avec force la volonté réelle des démocraties à combler l'inquiétant fossé entre les nantis et les laissés pour compte du monde numérique."

La première phase du SMSI à Genève en décembre 2003 a accouché dans la douleur d'un accord de principes.

La seconde, ouverte mercredi dans la capitale tunisienne, doit donner naissance à un plan d'action sur : La gouvernance de la Toile mondiale, la manière dont le Réseau peut servir les libertés fondamentales et la croissance économique, le financement de la lutte contre la fracture numérique.

Une cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernements, ainsi que les représentants d'ONG et de la société civile, sont attendus à ce sommet officiel des Nations Unies.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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