Le CSA met en demeure la chaîne libanaise Al Manar

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Le 30 novembre 2004
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Moins d’une semaine après avoir autorisé la diffusion par satellite de Al Manar, le Conseil supérieur de l’audiovisuel a mis en demeure la chaîne libanaise.

Moins d'une semaine après avoir autorisé la diffusion par satellite de Al Manar, le Conseil supérieur de l'audiovisuel a mis en demeure la chaîne libanaise.

Lors d'une séance plénière mardi 30 novembre 2004, le Conseil supérieur de l'audiovisuel a mis en demeure Al Manar chaîne de télévision diffusée par satellite en Europe, "de respecter ses obligations légales et conventionnelles".

Le CSA (www.csa.fr) a par ailleurs décidé de saisir une nouvelle fois le Conseil d'Etat en référé afin que soit ordonnée à 96 "la cessation de la diffusion" de la chaîne proche du Hezbollah chiite libanais.

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel affirme avoir identifié des propos "de nature à troubler l'ordre public et à porter atteinte aux principes fondamentaux du droit de l'audiovisuel consacrés par la loi du 30 septembre 1986".

Lors d'une revue de presse diffusée le 23 novembre 2004 "un expert pour les affaires relatives à l'entité sioniste", selon les termes de Al Manar, a affirmé :

"On a assisté, durant les dernières années, à des tentatives sionistes pour transmettre des maladies dangereuses, à travers les exportations aux pays arabes comme le sida. Cet ennemi n'aura aucun scrupule à commettre des actes qui pourraient porter atteinte à la santé des citoyens arabes et musulmans."

Ces propos ouvertement anti israéliens bafouent la loi de 1986 "qui prohibe toute incitation à la haine ou à la violence, notamment pour des raisons de religion ou de nationalité."

Par ailleurs, affirme le CSA, ils constituent "un manquement à plusieurs stipulations de la convention souscrite par Al Manar, en particulier l'engagement de traiter avec pondération et rigueur les sujets susceptibles d'alimenter ou d'entraîner des tensions et des antagonismes envers certaines communautés ou certains pays".

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) et SOS Racisme ont réagi positivement à la prise de position du CSA. Désormais, a déclaré l'UEFJ, "le Conseil d'Etat est face à ses responsabilités."
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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