ART : La France franchit la barre des 3 millions d’abonnés ADSL

Ariane Beky
16 décembre 2003 à 00h00
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L'Autorité de régulation des télécommunications (ART) a publié lundi les chiffres de l'Internet haut débit en France.

Si en France, pour le grand public, le haut débit se situe à 512 kbit/s en réception (70% du marché), et de plus en plus à 1 Mbit/s en réception et au moins 256 kbps en émission, à Bruxelles on pense haut débit à 3 Mbit/s en réception, en Allemagne l'acceptation générale est de 768 kbit/s, contre 256 kbit/s en Espagne.

Sur le marché français, les offres résidentielles sont de plus en plus segmentées. Plusieurs fournisseurs d'accès proposent une offre d'entrée de gamme à 128 kbit/s en réception, tandis que le FAI Free et l'opérateur 9Telecom fournissent d'ores et déjà une offre à « très haut débit » à 2 Mbit/s.

Grâce au progrès du dégroupage (226 518 lignes partiellement et 3620 totalement au 1er décembre), la France franchit fin 2003 le seuil symbolique des 3 millions d'abonnés « haut débit ».

L'ADSL (asymmetric digital Subscriber line) reste le mode d'accès haut débit le plus répandu (avec ses 3 millions de clients). A ses côtés, le câble fait pâle figure (380 000 abonnés à l'Internet câblé). Cette proportion s'inverse aux Etats-Unis où une grande majorité de foyers est abonnée à la télévision câblée (66% pour l'Internet câblé, contre 33% pour l'ADSL).

Juteux, le marché français du haut débit représente 1,5 milliard d'euros fin 2003.

Le développement du haut débit doit vraisemblablement rassurer le gouvernement RAFFARIN. Celui-ci, à travers le plan RE/SO (pour une République numérique dans la Société de l'information) présenté en novembre 2002, souhaite atteindre le chiffre de 10 millions d'abonnés « haut débit » en 2007.

Ce chiffre doit pouvoir être atteint, d'autant plus que d'autres modes d'accès à l'Internet haut débit existent et gagnent en crédibilité : le WIFI ou l'accès au réseau local sans fil (68 opérateurs autorisés), la BLR (boucle locale radio), l'Internet mobile avec l'UMTS (universal mobile telecommunications system), le CPL ou courant porteur en ligne (3 opérateurs autorisés), et les offres via le satellite.

Ces modes, aujourd'hui plus utilisés par les collectivités locales et les entreprises, vont vraisemblablement influencer à la hausse la croissance du haut débit en France, d'autant plus qu'ils peuvent être couplés entre eux.
Modifié le 18/09/2018 à 14h14
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