L’UFC-Que Choisir maintient ses conclusions sur le marché du SMS

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Le 28 novembre 2003
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L'Union fédérale des consommateurs confirme les résultats de son étude sur le marché français des SMS rendue publique mardi 25 novembre 2003.

Malgré les réactions « négatives » des trois opérateurs mobiles français, l'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir maintient les conclusions de son étude sur le marché français du SMS (short message service).

Rendue publique mardi 25 novembre 2003 sur le site de l'association (www.quechoisir.org), les résultats de cette analyse transmise depuis à la justice, ne sont pas tendres pour Orange, SFR et Bouygues Telecom, qualifiés de « cartel ».

L'UFC-Que Choisir estime en effet que chaque opérateur réalise « la marge exorbitante de 82% sur chaque envoi de mini-message qui ne lui coûte en fait que 0,02 euro ». Or, l'association affirme que pour un coût opérateur de 0,05 euro le message court, le SMS dégagerait encore « une marge très confortable de 47% ».

De plus, l'organisation maintient que le revenu moyen par SMS en 2002 a été de 10,9 centimes d'euro HT, soit 12,65 centimes d'euro TTC.

Ce revenu moyen, a précisé l'UFC-Que Choisir vendredi, « prend en compte toutes les offres promotionnelles, les 'packages' de 30, 60, 120 SMS et les très nombreux messages payés à l'unité à 15 centimes d'euro ».

En outre, l'UFC accuse Orange, SFR et Bouygues « d'abus de position dominante conjointe », et a affirmé que son étude « ne saurait être remise en cause par une campagne publicitaire de désinformation ».

En début de semaine, la filiale mobile du groupe Cegetel, SFR, a déclaré que le coût réel d'un SMS estimé à 0,02 euro par l'UFC-Que choisir « ne reflète absolument pas la réalité des coûts engendrés par ce service », et que le chiffre de 82% de marge avancé « est totalement erroné ».

Aujourd'hui, l'UFC-Que Choisir « met au défi les trois opérateurs mobiles français de prouver ce qu'ils affirment quant au coût unitaire d'un SMS », et précise que depuis mardi midi, « 8 600 consommateurs exprimant leur mécontentement et leur volonté de ne plus être surfacturés » ont signé sa pétition électronique.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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