Bruxelles enquête sur l’offre de rachat de PeopleSoft par Oracle

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Mardi, l'exécutif européen a annoncé examiner en détail l'offre de rachat de PeopleSoft lancée cet été par Oracle.

Ces deux multinationales américaines sont spécialisées dans l'édition de progiciels intégrés de gestion pour entreprises (relations clients, GRH, gestion administrative, management décisionnel et gestion de la performance, e-business, etc.)

A travers son enquête, la Commission européenne veut estimer « les effets de l'opération sur le marché des logiciels utilisés par les multinationales pour notamment planifier leurs ressources financières et humaines, ainsi que leurs relations avec la clientèle. »

En juin 2003, Oracle (www.oracle.com), numéro deux mondial de l'édition logicielle derrière Microsoft, et spécialiste des systèmes de gestion de bases de données relationnelles, a lancé une offre publique d'achat sur son concurrent PeopleSoft (www.peoplesoft.com).

Oracle entre en concurrence directe avec les éditeurs américain PeopleSoft et allemand sur le marché des logiciels pour entreprises.

Au mois d'octobre dernier, ce projet a été notifié à Bruxelles en vue d'obtenir l'autorisation du projet en Europe « en vertu du règlement sur les concentrations ».

Après un mois d'investigation, la Commission européenne a constaté que la combinaison Oracle/PeopleSoft méritait « une analyse approfondie », notamment du fait que le nombre d'acteurs essentiels sur le marché de l'édition de logiciels d'entreprises serait ramené de trois à deux (Oracle et SAP). Bruxelles va également s'intéresser aux effets potentiels de l'opération sur le marché des bases de données relationnelles.

Pour cette investigation, l'exécutif européen et la division concurrence du Département américain de la justice (US-DOJ) coopèrent, le projet de rachat de PeopleSoft par Oracle devant être « autorisé sur le plan réglementaire des deux côtés de l'Atlantique ».

Quoi qu'il en soit, Bruxelles a précisé dans un communiqué que « l'ouverture d'une enquête approfondie ne préjuge pas du résultat final de l'examen ». La Commission européenne rendra sa décision dans quatre mois.
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