Microsoft ouvre une partie du code-source de Windows

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Le 06 août 2002
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Microsoft va révéler des centaines d’éléments du code propriétaire de son système d'exploitation conformément à la volonté de la justice fédérale américaine.

Microsoft a annoncé lundi qu'il était prêt à révéler "dans les prochaines semaines 272 éléments du code source de Windows et 113 protocoles propriétaires."

L'éditeur se conforme ainsi à une décision de justice rendue en février 2002 par la juge fédérale Colleen KOLLAR-KOTELLY. La juge demandait alors à Microsoft de révéler une partie du code-source de Windows, système d'exploitation le plus utilisé sur le marché du PC et des serveurs.

Dorénavant, les concurrents du numéro un mondial du logiciel pourront utiliser ces éléments ainsi que des règles opérationnelles internes pour concevoir des logiciels qui puissent fonctionner sous l'OS de Microsoft.

"Avec ces nouvelles révélations, les éditeurs de logiciels auront davantage de choix de développement dans la conception de leurs programmes sous Windows", souligne Microsoft dans un communiqué.

De nouvelles modalités pour les accords de licence (à destination des fabricants de PC) sont entrées en vigueur le 1er août 2002, a également précisé Microsoft.

De plus, les prochaines mises à jour de Windows XP devraient permettre aux constructeurs comme aux usagers d'ajouter ou de supprimer certaines applications intégrées à Windows, (Internet Explorer, Outlook Express, Windows Media Player, etc.)

Ces nouvelles initiatives sont nées du bras de fer judiciaire entamé en 1998 entre Microsoft et les initiateurs de son procès, le Département américain de la Justice (US - DOJ) et 18 Etats.

Après de nombreux rebondissements, Microsoft parvenait en novembre 2001 à un accord à l'amiable avec le Département américain de la Justice et avec 9 des 18 Etats américains qui avaient porté plainte contre l'éditeur pour abus de position dominante.

Tandis que les 9 autres Etats, Californie, Connecticut, Floride, Iowa, Kansas, Massachusetts, Minnesota, Utah/West Virginia, et le District de Columbia, réclament toujours de plus lourdes sanctions contre Microsoft.

L'accord en lui même doit être approuvé par la juge fédérale.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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