Rémi POISVERT, CRIL : la gestion des connaissances est au coeur du projet SNCF

Ariane Beky
29 juillet 2002 à 00h00
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AB - Rémi POISVERT, bonjour. Pouvez-vous présenter brièvement votre fonction au sein de la SSII CRIL Technology ?

RP - Je suis Responsable du pôle "Gestion des connaissances".

AB - CRIL a accompagné la SNCF dans le cadre d'un projet de capitalisation des connaissances effectué au moyen de la méthode et de l'outil CANDELA. Quels sont les principaux axes et la durée de ce projet ?

RP - Les utilisateurs des résultats du projet (la base de connaissances) sont prioritairement les techniciens de la direction du matériel et de la direction de l'infrastructure.

Les thèmes techniques abordés ont été les suivants : conception des cabines de conduite, conception des portes des TGV, conception des plans de voie et de la signalisation des lignes à grande vitesse.

Les expertises techniques ferroviaires sont extrêmement rares. A terme, l'objectif de la SNCF est de préserver et de transmettre les connaissances des experts partant à la retraite dans un avenir proche.

Trois domaines ont fait l'objet d'actions de capitalisation des connaissances. Les bases de connaissances ainsi créées sont utilisées au niveau des directions centrales, mais aussi au niveau des différents établissements de maintenance.

AB - Un tel projet représente un investissement de quel ordre pour vos clients grands comptes ?

RP - En coût, un domaine de connaissance représente un investissement d'environ 15 000 euros. A cela, il faut ajouter une quinzaine de jours passés par les experts de la SNCF eux-mêmes pour formaliser leur connaissance.

AB - Avez-vous également travaillé avec la SNCF sur ses réseaux entreprise intranet et extranet ?

RP - A ma connaissance, non. L'outil de gestion des connaissances CANDELA est disponible sur l'intranet de la SNCF.

AB - Comment une structure telle que la SNCF mesure le retour sur investissement d'un projet de capitalisation des connaissances ?

RP - Pour la SNCF, l'enjeu est beaucoup plus important qu'un simple gain de productivité. Il s'agit en effet de conserver les connaissances techniques de l'entreprise qui, à terme, pourront lui permettre de poursuivre son activité.

Ce sont en effet ces connaissances qui permettent à la SNCF d'assurer la maîtrise de ses fournisseurs, tant pour le matériel que pour les infrastructures. Ces connaissances permettent également d'assurer la maintenance et la sécurité.

AB - Monsieur POISVERT, je vous remercie pour ces observations.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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