L’AFUL invite les politiques à soutenir le logiciel libre et la libre concurrence

Par
Le 05 juin 2002
 0

L’AFUL demande aux candidats aux législatives "d’oeuvrer pour le renforcement d'une économie du logiciel saine et compétitive grâce notamment au logiciel libre.

L'Association francophone des utilisateurs de Linux et des logiciels libres (AFUL) a rendu public mercredi la copie de sa lettre ouverte aux candidats aux élections législatives des 9 et 16 juin 2002.

Les membres de l'AFUL, utilisateurs, éditeurs et sociétés de services, et d'autres associations comme l'APRIL, association pour la promotion et la recherche en informatique libre, soutiennent le développement de systèmes d'exploitation libres de types UNIX, comme Linux et les dérivés BSD, et des standards ouverts.

Rappelant que chaque parti avait durant les présidentielles "encouragé, diffusé et défendu le logiciel libre", l'AFUL demande à leurs représentants de confirmer leur engagement "en s'opposant notamment à la légalisation des brevets sur les logiciels" et en travaillant au "renforcement d'une économie du logiciel saine et compétitive."

L'association regrette que Microsoft numéro un mondial du logiciel, non libre, soit "en position de monopole avéré sur le marché des systèmes d'exploitation des ordinateurs personnels, monopole maintenu par des pratiques reconnues illégales."

En outre, l'AFUL estime que l'éditeur américain "ponctionne l'espace économique européen de bénéfices record (7,3 milliards de dollars de bénéfices, sur un chiffre d'affaires de 25 milliards, dont 4,86 milliards en Europe)."

L'organisation affirme que Microsoft, dont le nom n'est jamais cité dans cette lettre ouverte, cherche "à contrer par tous les moyens l'essor des logiciels libres, y compris par l'utilisation de brevets ayant comme unique but d'interdire l'interopérabilité entre ses logiciels et le libre."

Or l'association rappelle que les brevets logiciels sont "une véritable menace pour l'essor du logiciel en général et tout particulièrement du logiciel libre."

L'AFUL veut donc "agir auprès des institutions européennes et de la France face aux agissements d'un monopole privé qui met en place en toute tranquillité des entraves techniques et légales arbitraires à la libre concurrence."
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

Les dernières actualités

scroll top