Internet Actu devient payant

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Le 09 novembre 2001
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Internet Actu, vétéran de la presse en ligne, édité par FTPress, annonce son passage au payant. Le début d’un modèle rentable ou la fin d’un magazine en ligne ?

Internet Actu, vétéran de la presse en ligne, édité par FTPress, annonce son passage au payant. Le début d'un modèle rentable ou la fin d'un magazine en ligne ?

En février 2002, Internet Actu, né au sein du CNRS sous le nom de LMB Actu, devrait fêter ses six ans d'existence. Il s'agit d'un ensemble de publications que sont deux éditions quotidiennes, l'une généraliste, l'autre technologique et une édition hebdomadaire principale, et son pendant satirique, La Souris Déchaînée.

Aujourd'hui, François Vadrot, directeur et fondateur de la publication, annonce que celle ci va prendre le tournant du modèle payant. Car « Un tel service a pu être offert grâce à une conjoncture économique favorable, qui s'est révélée éphémère. Mais « le Web atteint l'âge de raison, l'âge des mutations et de la croissance »

Et il explique au lecteur : « Aujourd'hui, c'est de vous, de chacun d'entre vous, que dépend le maintien et le développement de votre journal préféré ».

En effet, pour continuer à recevoir chaque jour ou chaque semaine leur Internet Actu ou leur Souris Déchaînée, les lecteurs doivent donc souscrire un abonnement.

« Internet Actu devient un journal financé par ses lecteurs, ce qui garantit sur des bases solides et saines cette indépendance à laquelle nous, autant que vous, sommes attachés », justifie François Vadrot.

Le tarif de base est de 38 euros TTC pour un abonnement annuel à l'un des quotidiens, de 49 euros pour un abonnement annuel à l'hebdomadaire, de 20 euros pour La Souris Déchaînée, de 110 euros pour un abonnement aux quatre publications.

Néanmoins, selon la quantité d'adresses e-mail, les nouveaux abonnés peuvent bénéficier de réductions avantageuses, et jusqu'au 30 novembre, Internet Actu propose une offre promotionnelle de -10%. Les étudiants et demandeurs d'emploi bénéficient de tarifs préférentiels.

Une évolution qui paraît logique et saine mais reste à savoir quelle proportion des 55 000 abonnés gratuits revendiqués accepteront de débourser ces sommes quand d'autres sources d'informations sont encore accessibles (pour le moment) gratuitement...
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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