Prévisions peu optimistes pour les éditeurs de logiciels

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Le 20 août 2001
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Une étude menée par la banque d'affaires Morgan Stanley auprès de directeurs informatiques, prévoit une période moins faste pour les éditeurs de logiciels

Une étude menée par la banque d'affaires Morgan Stanley auprès de directeurs informatiques, prévoit une période moins faste pour les éditeurs de logiciels

Pas d'amélioration en vue dans la plupart des secteurs liés aux nouvelles technologies. Alors que le monde des télécoms est en pleine crise et restructuration, que l'industrie du PC enregistre une forte baisse de la demande ou que le secteur des semi-conducteurs bat de l'aile, le tout s'accompagnant de plan de licenciements massifs, voilà qu'une étude nous apprend que les éditeurs de logiciels peuvent s'attendre à des mois difficiles.

En effet, selon une étude menée par la banque d'affaires Morgan Stanley, seuls 34% des directeurs informatiques de grandes sociétés américaines prévoient d'augmenter leurs investissements informatiques pour le second semestre 2001.

"C'est ce que nous craignions depuis longtemps. Nous en avons maintenant la confirmation", a déclaré à Reuters l'analyste Chuck Phillips. Et les éditeurs de logiciels pourraient donc ne pas enregistrer le sursaut de ventes habituel en décembre, a-t-il ajouté.

L'étude de Morgan Stanley montre par ailleurs que les directeurs informatiques américains réduisent le nombre de leurs fournisseurs et ne souhaitent pas actuellement se lancer dans de longs et coûteux projets. Par contre, la plupart indique privilégier leurs investissements dans les mises à jour de logiciels déjà acquis par leur entreprise, et notamment les mises à jour des systèmes d'exploitation Microsoft Windows 2000 Professionnel et Serveur, de la suite bureautique Microsoft Office, des logiciels de commerce électronique et des logiciels de réseau.

Quoi qu'il en soit, les résultats financiers des grands éditeurs ne devraient pas être affectés par cette nouvelle manifestation du ralentissement économique américain (et mondial), dans la mesure où leur exercice fiscal ne se termine pas en décembre, mais au 31 mai pour Oracle et au 30 juin pour Microsoft.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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