La 3D au service de l'ouïe et de l'acoustique

01 juin 2018 à 15h36
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Si l'affichage en relief a le vent en poupe et s'apprête à atteindre le grand public, la vue n'est pas le seul de nos cinq sens à tirer parti des trois dimensions. Épaulée par notre cerveau, notre ouïe est effectivement parfaitement capable de repérer un son dans l'espace. Les systèmes de restitution du son multicanaux sont d'ailleurs à l'ouïe ce que le relief est à la vue, bien qu'ils soient disponibles depuis déjà des années, notamment au travers d'installations home cinema.

Au salon Imagina 2010, l'événement de la 3D, deux entreprises présentent leurs avancées technologies dans le domaine du son.

La société Genesis a ainsi développé un système de restitution d'environnements sonores 3D, qui vise à reproduire parfaitement les environnements sonores réels. Au moyen de techniques avancées de prise de son et de reproduction sonore en 3D, la société française promet de restituer avec précision l'immersion et la localisation spatiale avec seulement deux ou quatre enceintes frontales. Pour ce faire, il a fallut mesurer avec précision comment le son est entendu par chacune de nos deux oreilles, en prenant en compte la forme de la tête et des oreilles.

Il devient alors possible, à partir de seulement deux enceintes frontales, de faire croire de manière très satisfaisante au cerveau qu'un son vient de la gauche ou de la droite, de l'avant ou de l'arrière et même du dessus ou d'en dessous. Une démonstration réalisée sur le salon illustre par exemple ce qu'un riverain entend quand un avion passe à proximité de son habitation. La technologie est en l'occurrence utilisée par Snecma pour la conception de ses futurs réacteurs, afin d'en optimiser le son. Elle est également intégrée à des simulateurs, utilisés dans le cadre de formations, de recherches, d'études ou encore de jeux vidéos.

Le CSTB (centre scientifique et technique du bâtiment) associe quant à lui une technologie similaire aux systèmes d'information géographique (SIG), pour un champ d'application semblable.
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La simulation présentée sur le salon montre l'implantation géographique d'un chantier, avec ses machines qui sont autant de sources de nuisances sonores, à proximité d'un lotissement. L'outil permet ainsi de concrétiser au travers de multiples enceintes le bruit que subissent les ouvriers travaillant sur le chantier, mais aussi les habitants du lotissement voisin. L'utilisateur peut donc optimiser la disposition du chantier, déplacer un poste de travail à un endroit plus propice ou installer une protection anti-bruit avant de prendre et d'appliquer une décision.

De l'aveu même des deux sociétés, ces technologies et les algorithmes qui leurs sont associées sont applicables à plus ou moins grande échelle, pour optimiser le son d'un moteur de voiture et l'isolation d'un habitacle, par exemple, ou jusqu'au craquement d'une chips sous la dent...
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