Bruxelles arrête son enquête antitrust contre Qualcomm

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Le 24 novembre 2009
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L'américain Qualcomm profite de cette année pour régler ses comptes avec ses principaux détracteurs. Après avoir annoncé en février dernier la signature d'un contrat avec Nokia - après des années de procès liés à l'utilisation de brevets 3G - pour équiper en puces HSPA+/LTE les prochains smartphones du Finlandais, Qualcomm règle aujourd'hui ses comptes avec Bruxelles.

Alors que les plaignants ont retiré ou indiqué leur volonté de retirer leur plainte, la Commission Européenne a en effet décidé de clore l'enquête pour abus de position dominante contre Qualcomm, commencée il y a 4 ans. En 2005, Broadcom, Ericsson, NEC, Nokia, Panasonic Mobile Communications et Texas Instruments s'étaient alliés pour déposer une plainte commune à Bruxelles pour enquêter sur le prix des licences de certains brevets de Qualcomm, empêchant les concurrents d'entrer dans le marché des puces sans fil pour téléphones mobiles.

Selon Andrew Gilbert, le patron de Qualcomm Europe, « nous avons indiqué dès le départ que cette plainte n'avait pas lieu d'être et la décision de la Commission, après quatre années d'enquête, conforte notre position. Notre modèle d'affaires tire les prix vers le bas. En février 2005, lorsque la plainte a été déposée, il y avait sur le marché européen moins d'une cinquantaine de modèles de terminaux 3G disponibles chez une douzaine de fabricants seulement. Aujourd'hui, il y en a environ 500, fournis par près de 30 fabricants ».

A noter que tout n'est pas rose pour autant pour Qualcomm qui a du verser 891 millions de dollars à Broadcom en avril dernier pour mettre un terme à leur différend autour de brevets. Dans le même temps, Qualcomm a été condamné en juillet dernier par la Corée du sud pour concurrence déloyale. Le cours de l'action Qualcomm cotée au Nasdaq reste stable.
Modifié le 18/09/2018 à 14h42

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