Hi-Tech, l'offensive européene : Galileo et Quaero

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Le 29 décembre 2005
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{PUB}Galileo et Quaero, ces deux noms ne vous disent peut être rien et pourtant ils cachent deux projets européens ambitieux. Le premier, Galileo est le nom de code employé pour désigner le futur système européen de radionavigation et de positionnement par satellites. Un nouveau système, concurrent de l'actuel GPS qui devrait proposer une précision accrue, au mètre près, et ouvrira de nouveaux domaines d'applications aux technologies de navigation et de positionnement.

Outre cela, Galileo proposera cinq principaux services contre deux pour le GPS : l'un sera accessible gratuitement et sera destiné au grand public (automobiliste, motards, abonnés au téléphone mobile...), un autre sera destiné aux compagnies aériennes, de chemin de fer et aux transports maritimes. La mise en service de Galileo permettra d'entamer définitivement le monopole du GPS.

Le premier satellite (Giove-A) destiné au système Galileo a été placé sur orbite avec succès aujourd'hui. Le lancement du second satellite de test (Giove-B) aura lieu au printemps 2006. Si tout va bien, le système composé de 30 satellites devrait être complètement opérationnel en 2010.

Le second projet, baptisé Quaero (« chercher », en latin) est davantage lié à internet puisqu'il vise à mettre sur pied un moteur de recherche européen performant et rapide pour concurrencer l'américain Google qui règne en maître sur la toile pour le moment.

De nombreuses entreprises européennes sont liées à ce projet (on retiendra notamment les participations de 84, 1 et de Deutsche Telekom) qui devrait permettre de créer un moteur de recherche très axé sur le multimédia. Ainsi, les recherches de documents audio, photo ou vidéo ne seront pas oubliées et devraient être bien indexés et la recherche sera davantage visuelle que textuelle.

Les premiers détails du moteur seront dévoilés au mois de janvier, mais on sait déjà qu'il s'appuiera sur des techniques de transcription, d'indexation et de traduction automatiques de documents audiovisuels multilingues, ainsi que sur la reconnaissance et l'indexation d'images. Le projet est ambitieux et il est déjà désigné sous le nom « d'Airbus du numérique ». Le moteur devrait commencer à être entièrement opérationnel avant l'été 2006. Pour finir on notera que l'Asie est aussi en train de développer son moteur de recherche grâce à l'aide de plusieurs universités et d'entreprises comme Matsushita, Hitachi, NEC et Fujitsu.
Modifié le 18/09/2018 à 15h01
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