Vivendi et Messier face à la justice américaine

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Le procès contre le géant des médias Vivendi Universal, son ancien président directeur général, le très décrié Jean-Marie Messier, et son ex-directeur financier, Guillaume Hannezo, s'ouvre ce lundi à New York City. Comment en est-on arrivé là ?

Les anciens dirigeants de Vivendi Universal (renommé Vivendi en 2006) auraient exagéré les performances financières du groupe français entre 2000 et 2002 pour mieux tromper les actionnaires, alors que l'entreprise était au bord de la banqueroute.

Dans le cadre d'une action collective, les actionnaires d'alors réclament réparation. Ils critiquent Vivendi pour avoir consolidé ses participations minoritaires dans Cegetel et Maroc Telecom, à l'heure de la chute. Ils lui reprochent également de ne pas avoir déprécié assez rapidement plusieurs des filiales du groupe, dont US Filter et Canal+.

Défenseur des investisseurs français, l'avocat Frédérik-Karel Canoy estime que Vivendi et ses anciens dirigeants devraient être condamnés à verser 50 milliards de dollars de dommages et intérêts dans cette affaire. Vivendi, par le biais d'un porte-parole, considère cette estimation non fondée et déclare aborder ce procès « avec de solides arguments ».

Le juge fédéral Richard Holwell est en charge du dossier. Il est peu probable qu'une décision soit rendue avant janvier 2010.
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