IPv6 : Google sonne l'alerte, encourage la migration

01 juin 2018 à 15h36
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Au mois d'août dernier, une étude publiée par la cabinet Arbor Network estimait que le protocole Internet de version 4 arriverait à saturation en 2010. En effet, l'IPv4 est limité à 4 294 967 296 adresses IP, un plafond qu'il est possible de contourner par des techniques de traduction d'adresses NAT ou par l'usage d'adresses IP dynamiques. Cependant l'adoption de l'IPv6 reste perçue comme la véritable solution car celle-ci permettrait d'accueillir 2128 adresses IP. Selon l'étude d'Arbor Network, l'adoption du nouveau protocole, en cours de développement depuis 1992, resterait encore très faible, voire vraiment inquiétante : « moins d'un centième de 1% du trafic Internet global ».

Mardi dernier, lors d'une conférence de l'IETF (Internet Engineering Task Force), Lorenzo Colitti, ingénieur réseau chez Google, a rappelé l'importance de la migration et explique que le moteur de recherche est disponible sur IPv6 depuis mars 2008 ainsi que plusieurs services tels que Google Maps, Google News, Google Docs ou encore Google Agenda.

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Sur sa page Internet dédiée, la société de Mountain View explique : « chez Google nous pensons que l'IPv6 est essentiel pour préserver la santé et l'ouverture de l'Internet (...) l'IPv6 permettra aussi d'assurer la croissance de l'Internet ». Pour Google il s'agit aussi de multiplier les innovations futures, notamment avec le développement d'appareils capables de se connecter directement à Internet sans passer par un serveur tier. C'est précisément cet argument que le fournisseur d'accès français Nerim mentionna après avoir basculé son réseau en mars 2003 : « avec une population mondiale de 50 milliards d'habitants, où chaque personne disposerait d'une centaine d'accès Internet il y aurait assez d'adresses pour que chaque ordinateur, imprimante, téléphone mobile, console de jeu, système d'alarme, réfrigérateur, cafetière ... ait un accès Internet complet avec une adresse IP unique ».

Pour M. Colitti, le coût des routeurs NAT devrait considérablement augmenter et leur maintenance reste très compliquée. Finalement le passage à l'IPv6 semble inévitable et les sociétés refusant de migrer ne feraient que repousser cet investissement.

Depuis 2002, et afin de préparer cette migration, l'Union Européenne a investi 90 millions d'euros et prévoit que d'ici à 2010, un quart du trafic Internet européen soit en IPv6. Dans l'Hexagone, en 2005 le FAI Orange Internet s'est lancé dans l'expérience suivi par Free.fr en septembre 2007.
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