Les nouveaux iPhone 18 Pro et 18 Pro Max ont un goût de réchauffé. Même design, mêmes capteurs photo, même écran… Mais un ticket d’entrée plus onéreux que jamais. La nouvelle puce gravée en 2 nm et, surtout, ce fameux objectif à ouverture variable justifient-ils à eux seuls de craquer pour le nouveau smartphone à la pomme ?

Vous savez lire entre les lignes de cette intro prudente, voire méfiante. C’est vrai, j’accueille cet iPhone 18 Pro les bras croisés. Rassurez-vous, mon esprit reste quant à lui grand ouvert — charge à Apple de me convaincre avec son nouveau flagship qui, désormais, se paie donc près de 1500 €. La firme de Cupertino se moque-t-elle de son monde en surfacturant un smartphone a priori aussi paresseux ? Cherche-t-elle, par rebond, à nous encourager d’attendre son iPhone Duo qui nous met autrement plus d’étoiles dans les yeux ? Ou, alors, essaie-t-elle de nous prouver par A + B que, en vrai, il fonctionne encore très bien, notre iPhone d’il y a un ou deux ans, non ?

8  / 10
Les plus
  • Design toujours réussi
  • Un objectif principal très lumineux
  • Les performances dingo
  • Très bonne gestion thermique
  • Encore plus endurant
Les moins
  • Ouverture variable gadget au possible
  • Pas de Siri AI en Europe
  • 150 € de plus pour… quoi, exactement ?

Test réalisé sur un smartphone prêté par le constructeur.

Design : un iPhone qui reprend du poids

Les rumeurs le prédisaient et ont une nouvelle fois vu juste : l’iPhone 18 Pro a les mêmes mensurations que son prédécesseur, au millimètre près. Seul son poids varie légèrement. Par rapport à l’iPhone 17 Pro, on passe de 206 à 211 grammes. Rien de remarquable à l’usage. Notez que, pour une fois, les coques de l’an dernier sont donc compatibles avec le nouveau modèle. C’est toujours ça d’économisé.

À part les nouveaux coloris, on est en terrain connu © Pierre Crochart pour Clubic.com

La principale nouveauté esthétique cette année, ce sont donc les nouveaux coloris. La belle affaire. J’avoue ne pas être particulièrement conquis par le line-up, même si le modèle bordeaux est plutôt sympa. Par contre, j’apprécie que l’aspect bicolore (la plaque centrale) soit désormais plus homogène et pique un peu moins les yeux que sur l’iPhone 17 Pro orange.

L'iPhone 18 Pro est un peu plus lourd que l'an dernier © Pierre Crochart pour Clubic.com

Pour le reste, rien ne bouge. On trouve les mêmes boutons, la même Commande de l’appareil photo (quoique débarrassée de son irritant système capacitif par défaut), la même certification IP68, et le même verre Ceramic Shield que l’année dernière. Ce n’est clairement pas sur le design qu’il faut venir jouer aux sept différences.

Écran : une Dynamic Island plus discrète

Sur l’écran alors ? Oui et non. L’iPhone 18 Pro dispose toujours d’une dalle OLED de 6,3" de 450 ppp, rafraîchie à 120 Hz, mais qui propose cette fois une surface d’affichage un poil plus généreuse grâce à cette Dynamic Island (l’encoche) amincie de 25 %. Une prouesse accomplie en reléguant le capteur infrarouge nécessaire à Face ID dans l’angle supérieur gauche de l’iPhone, par un habile réagencement des pixels invisible à l'œil nu. De fait, on peut désormais aligner trois activités suivies au lieu de deux sur les anciens modèles. Je ne tombe pas à la renverse, mais je suis toujours partant pour une encoche plus discrète.

L'écran de 6,3" est identique à l'an passé © Pierre Crochart pour Clubic.com

Rien à signaler non plus du côté de la luminosité ou de la colorimétrie. Apple s’en tient à un pic lumineux de 3000 nits qui garantit une très bonne lisibilité et met parfaitement en valeur les contenus HDR. Justement calibrées, les couleurs m’apparaissent plutôt neutres, avec une couverture généreuse du gamut DCI-P3 que trahit la richesse importante de l’afficheur.

La Dynamic Island est réduite de 25% et permet d'afficher une troisième pastille © Pierre Crochart pour Clubic.com

Performances : le nouveau standard

Cette année, Apple passe sur une puce A20 Pro gravée en 2 nm. La toute première pour un iPhone. Alors que la fréquence d’horloge de son CPU approche des 5 GHz, la firme ajoute aussi un septième cœur à son GPU afin de décupler encore les performances graphiques du smartphone. Les benchmarks en témoignent : c’est absolument excellent.

Bien évidemment, aucun jeu du marché ne résiste. Tout se lance avec les graphismes à fond et le framerate déverrouillé. Mieux : Apple améliore encore la formule thermique avec une chambre à vapeur nouvelle génération qui répartit mieux la montée en température sur toute la surface du smartphone afin d’éviter l’effet « hotspot » qui pouvait se manifester sur les générations précédentes (en particulier l’iPhone 15 Pro). Dès la configuration initiale, j’étais impressionné. Transférer les données d’un iPhone à un autre, entamer l’indexage des fichiers, des milliers de photos et autres documents prennent un temps considérable… Et font par conséquent chauffer la puce. C’est le cas aussi sur l’iPhone 18 Pro, mais de façon très temporaire. J’ai été assez soufflé par la vitesse à laquelle le smartphone retrouve une température normale — y compris après un benchmark par nature très éprouvant.

La A20 Pro envoie du bois © Pierre Crochart pour Clubic.com

J’attire toutefois votre attention sur un détail de la fiche technique : des tests externes ont montré que la mémoire QLC embarquée sur les iPhone 18 Pro de 1 To et 2 To est un peu moins véloce que la TLC qui est proposée sur les versions 256 et 512 Go (modèle testé). À mon sens, rien de dramatique. Du moins pas pour le quidam. Si vous passez vos journées à transférer des fichiers extrêmement lourds, alors oui, la différence peut se ressentir. Au quotidien, on ne remarque strictement aucun temps de chargement — d’autant qu’iOS 27 améliore encore la fluidité globale de l’ouverture des applications.

La puce A20 Pro est inarrêtable © Pierre Crochart pour Clubic.com

La marge de manœuvre de la puce A20 Pro se manifeste également du côté de l’IA. Même si, vous savez, c’est encore un doux rêve en Europe. Reste que, lorsqu’Apple appuiera enfin sur le bouton vert, on aura entre les mains un iPhone tout à fait capable d’assurer un temps de traitement local exemplaire. On s’en reparle un jour ?

Interface : l’IA se fait toujours attendre en Europe

Le fossé entre l’expérience utilisateur des Européens et du reste du monde continue à se creuser, alors qu’iOS 27 (installé par défaut sur les iPhone 18 Pro) embarque, hors-Europe, une toute nouvelle application transformant Siri en véritable chatbot d’IA en bonne et due forme. Chez nous, on peut se la mettre où l’on pense, le temps qu’Apple et la Commission européenne règlent leurs petites affaires.

Un curseur permet désormais de régler l'intensité de Liquid Glass © Pierre Crochart pour Clubic.com

Alors quoi de neuf, sur iOS 27 ? Pas grand-chose, très honnêtement. On trouve désormais un indispensable réglage permettant d’ajuster finement l’intensité du flou de Liquid Glass ; mais aussi et surtout une poignée de nouveautés dédiées à la photo. Reframe permet notamment de recadrer une photographie en faisant varier son angle de vue. En résulte une image forcément simulée, qui peut flirter avec du slop selon la quantité de choses à l'écran, mais qui peut aussi donner des résultats plutôt sympas selon les cas d’usage. Plus important : la gomme magique s’améliore et donne enfin satisfaction… La plupart du temps. On reste à des encablures de ce qu’est capable de faire Google ou Samsung, mais on peut désormais faire disparaître de vilains détails des images, et localement avec ça. Notez que cette nouveauté n’est en aucun cas réservée aux iPhone 18 Pro, et fonctionne sur tous les iPhone à partir du 15 Pro. La tâche s’effectuera tout juste plus rapidement sur le nouveau modèle.

La gomme magique s'améliore enfin © Pierre Crochart pour Clubic.com
On peut laisser l'IA imaginer ce qui se trouve hors du cadre des photos © Pierre Crochart pour Clubic.com
Les Styles Photographiques s'enrichissent d'une option "Texture" © Pierre Crochart pour Clubic.com
Les nouveaux réglages des Styles Photographiques © Pierre Crochart pour Clubic.com

iOS 27 se paie aussi de nouvelles options de contrôle parental et plus globalement de gestion du temps d’écran. Des fonctionnalités toujours bienvenues, mais qui ne décrochent pas la mâchoire pour autant. La version internationale du système d’exploitation est bien plus chargée en nouveautés, avec la myriade de fonctions Apple Intelligence qui se proposent de vous fournir des suggestions personnalisées en fonction de votre contexte personnel.

Quoi qu’il en soit, et comme tous les iPhone, ce 18 Pro bénéficiera d’au moins cinq ans de mises à jour logicielles. J’écris au moins car, si Apple ne communique jamais officiellement sur cet aspect de sa politique, le fait est que même l’iPhone 11 sorti en 2019 profite aujourd’hui d’iOS 27, ce qui nous amène donc à sept ans de support.

Appareil photo : une ouverture variable qui change tout ?

J’ai des choses à dire, et à redire, sur la « grosse » nouveauté de cette année. Vous n’avez pas pu passer à côté, Apple n’inaugure pas de nouveau capteur cette fois, mais un objectif nouvelle génération, capable d’offrir une ouverture dite variable, comme les lentilles d’appareils photo. Les iPhone 18 Pro peuvent donc offrir une ouverture record, de f/1.48 à f/4.0. Une amplitude très généreuse, qui permet de jouer sur la captation de lumière et donc sur l’effet bokeh. Par défaut, les nouveaux réglages Pro de l’application Caméra nous laissent choisir parmi quatre réglages (f/1.48, f/1.8, f/2.8 et f/4.0), mais une toute nouvelle API offre aux développeurs d’applications tierces d’être encore plus granulaires, par exemple avec f/2.0.

Il faut plisser les yeux, mais on peut voir les lamelles se rétracter en jouant avec l'obturateur. © Pierre Crochart pour Clubic.com

Je vais être très franc : je trouve que tout cela est tout de même très niche, très gadget pour l’utilisateur lambda. Mais, quelque part, impossible de le reprocher à Apple. C’est écrit dessus : il s’agit de l’iPhone 18 « PRO »« , et ce modèle se destine donc tout particulièrement à celles et ceux qui cherchent les fonctions les plus poussées, aussi gadgets puissent-elles paraître au quidam. Par ailleurs, l’appareil photo choisit tout seul l’ouverture la plus adaptée à la scène qu’on lui oppose. Pour la plupart des gens, cela ne changera donc strictement rien au quotidien.

Maintenant, on est face à un cas d’école de nouveauté logicielle artificiellement réservée au nouveau modèle. Qu’est-ce qui empêche Apple de proposer les réglages manuels sur l’appareil photo des iPhone 17 Pro ? Pourquoi ne puis-je pas afficher un histogramme sur l’iPhone Air ? Pourquoi ne puis-je pas jouer avec la vitesse d’obturation sur l’iPhone 16 ? Sont-ce là des fonctionnalités qui demandent une telle puissance de calcul que seul l’A20 Pro permet d’en tirer profit ? Pourtant, des smartphones Android d’entrée de gamme permettent, depuis une bonne décennie déjà, de faire tout ça avec une fraction de la puissance de calcul d’un iPhone récent. Que dire, encore, des nouveaux Styles Photographiques, qui permettent cette année (et exclusivement sur iPhone 18 Pro) de lisser la peau, d’ajouter de la texture et du grain sur nos photos ? Posséder le dernier jouet d’Apple à 1500 € est-il vraiment un prérequis pour donner à nos photos un aspect vintage ?

Des réglages manuels sur l'iPhone : bienvenue en 2026 © Pierre Crochart pour Clubic.com

La configuration photo des iPhone 18 Pro et iPhone 18 Pro Max :

  • Grand-angle : 48 Mpx, 1/1.28", f/1.48-4.0, OIS ;
  • Ultra grand-angle : 48 Mpx, 1/2.55", f/2.2 ;
  • Téléobjectif 4x : 48 Mpx, 1/2.55", OIS ;
  • Selfie : 18 Mpx, f/1.9

Grand-angle

L’iPhone 18 Pro utilise le même capteur grand-angle que l’an dernier, et il est toujours excellent. Suffisamment défini pour autoriser un zoom 2x qui ne dégrade pas trop l’image, il produit des instantanés tout à fait convaincants, et aujourd’hui plus malléables que jamais en termes de rendu grâce aux styles photographiques. La plupart des photos de ce test ont été prises avec le profil « Éclatant » privilégiant les tons chauds et les contrastes. Il est évidemment possible d’opter pour quelque chose de plus neutre — ou d’encore plus chargé !

L’ouverture variable agit de manière automatique la plupart du temps. Pour les paysages, si la lumière le permet, l’iPhone va opter pour un f/4.0 qui améliore le piqué sur l’ensemble de l’image. A contrario, si le soleil se fait discret et qu’il vaut mieux privilégier la captation de lumière, une ouverture plus grande sera sélectionnée (f/2.8 ou f/1.8 par exemple). Si l’on prend en photo une personne, l’iPhone va automatiquement choisir la plus grande ouverture pour accentuer le flou d’arrière-plan sans passer par le mode portrait. Libre à nous d’écraser ces réglages avec le nouveau mode manuel donc.

Les nouveaux réglages de l’iPhone offrent plus de contrôle créatif sur les clichés, notamment en jouant sur la vitesse d’obturation. En choisissant un déclenchement long, on peut obtenir ce genre de photos avec un sujet mouvant qui laisse derrière lui une traînée floue. Mais, pour ce faire, les conditions doivent être réunies : en plein soleil, c’est prendre le risque de cramer totalement sa photo à cause de la surexposition. Encore une fois : un gadget de « Pro » destiné à celles et ceux qui savent ce qu’ils font. Je mets ma main à couper que moins de 10 % des acheteurs d’iPhone 18 Pro ouvriront ne serait-ce qu’une fois le menu dédié aux réglages avancés.

© Pierre Crochart pour Clubic.com
© Pierre Crochart pour Clubic.com
© Pierre Crochart pour Clubic.com
© Pierre Crochart pour Clubic.com
© Pierre Crochart pour Clubic.com
À gauche, une photo à f/1.48, à droite à f/4 © Pierre Crochart pour Clubic.com
À gauche, une photo à f/1.48, à droite à f/4 © Pierre Crochart pour Clubic.com
© Pierre Crochart pour Clubic.com
L'ouverture variable ouvre la porte à des clichés plus créatifs © Pierre Crochart pour Clubic.com

Ultra grand-angle

Rien ne change avec l’ultra grand-angle. Il s’agit toujours d’un capteur de bonne facture, très détaillé, qui souffre peu de diffraction (le piqué reste excellent sur les bords), et qui permet même de faire des photos macro en s’approchant suffisamment de son sujet. Honnêtement, je ne suis pas fâché qu’Apple n’y revienne pas davantage cette année. « if it ain’t broken, don’t fix it », comme on dit.

© Pierre Crochart pour Clubic.com
© Pierre Crochart pour Clubic.com
© Pierre Crochart pour Clubic.com
© Pierre Crochart pour Clubic.com
© Pierre Crochart pour Clubic.com
Une photo macro avec le capteur ultra grand-angle © Pierre Crochart pour Clubic.com

Téléobjectif / Zoom

Pas de changements non plus cette année pour le téléobjectif. On retrouve la même optique offrant un zoom 4x de 48 mégapixels, qui peut aussi produire des images de 12 mégapixels en zoom 8x. C’est toujours un plaisir à utiliser, et Apple semble avoir amélioré la finesse du rendu des clichés utilisant le zoom numérique, au-delà de 8x donc. Si je ne recommande toujours pas de grimper jusqu'à 120x, on peut plus facilement trouver un juste milieu.

© Pierre Crochart pour Clubic.com
© Pierre Crochart pour Clubic.com
© Pierre Crochart pour Clubic.com
© Pierre Crochart pour Clubic.com
© Pierre Crochart pour Clubic.com
© Pierre Crochart pour Clubic.com
© Pierre Crochart pour Clubic.com
© Pierre Crochart pour Clubic.com
© Pierre Crochart pour Clubic.com

Photos de nuit

On parle de l’objectif à ouverture variable, mais on parle moins de l’ouverture maximale qui est, selon moi, plus importante encore. Cette année, l’objectif peut ouvrir à f/1.48, contre f/1.8 l’an passé. Cela représente un demi-stop, soit une captation de lumière améliorée de quasiment 50 %. C’est évidemment dans les scénarios nocturnes que cela fait la plus grosse différence. Concrètement, l’iPhone va moins reposer sur le mode nuit pour capturer un moment. Là où les iPhone précédents demandaient parfois une pause de 2 à 3 secondes, l’iPhone 18 Pro est capable de déclencher immédiatement, évitant les bavures.

Forcément, seul le grand-angle est concerné par cette nouveauté. Les deux autres capteurs s’en tiennent à la même configuration que l’an dernier, et ils font du bon travail. Il faudra juste se montrer un peu plus patient, et privilégier les sujets fixes pour s’assurer un bon piqué.

Une photo de nuit au grand-angle sans mode nuit ! © Pierre Crochart pour Clubic.com
© Pierre Crochart pour Clubic.com
© Pierre Crochart pour Clubic.com
© Pierre Crochart pour Clubic.com
© Pierre Crochart pour Clubic.com
© Pierre Crochart pour Clubic.com
© Pierre Crochart pour Clubic.com
© Pierre Crochart pour Clubic.com
© Pierre Crochart pour Clubic.com
© Pierre Crochart pour Clubic.com

Portraits et selfies

L’iPhone est toujours un excellent portraitiste, même si j’apprécierais un réglage permettant de jouer avec la force du bokeh par défaut. C’est toujours un peu too much pour moi, mais c’est un détail. Le découpage du sujet est (souvent) optimal, mais il peut y avoir des ratés si l’algorithme ne comprend pas bien une scène. Par exemple ici, mes oreilles ne sont pas considérées comme dignes d’intérêt pour rester nettes. Je ne le prends pas mal.

© Pierre Crochart pour Clubic.com
© Pierre Crochart pour Clubic.com
© Pierre Crochart pour Clubic.com
© Pierre Crochart pour Clubic.com
© Pierre Crochart pour Clubic.com
© Pierre Crochart pour Clubic.com

À l’avant, l’iPhone 18 Pro reprend à son compte le nouveau capteur photo inauguré l’an passé. Il s’agit d’un capteur carré, de 18 mégapixels, qui recadre automatiquement le cliché en fonction du nombre de personnes présentes à l’écran. Un gadget qui finit par montrer son utilité, et qui évite de devoir basculer son smartphone à l'horizontale pour capturer des selfies de groupe (même si les habitudes sont difficiles à oublier). Côté visuel, honnêtement, c’est du très bon boulot. Les couleurs sont superbes, le niveau de détails très juste… Pour consulter ses photos sur smartphone, nul besoin de recourir au module photo principal.

© Pierre Crochart pour Clubic.com
© Pierre Crochart pour Clubic.com

Vidéo

L’ensemble des capteurs de l’iPhone 18 Pro est capable de filmer en 4K à 60, voire 120 FPS tout en conservant l’amplitude dynamique du HDR Dolby Vision. La stabilisation est excellente, et on ajoute cette année un mode de suivi du sujet actif pour enrichir toujours plus l’aspect professionnel de la caméra la plus célèbre du monde. Si on ne note pas de différence visuelle majeure par rapport à la génération précédente, impossible de ne pas applaudir des résultats qui débordent de détails, sans chercher à trop en faire en termes de texture, de saturation ou de contraste (un mode LOG est disponible pour obtenir une colorimétrie parfaitement neutre et étalonner correctement les fichiers).

Le grand-angle de l’iPhone 18 Pro en 4K60.

Le téléobjectif de l’iPhone 18 Pro en 4K60.

Autonomie : Apple pratique la magie noire

Malgré une batterie qui dépasse à peine les 4000 mAh, Apple fait mieux que l’écrasante majorité des smartphones Android en matière d’autonomie. Si, d’après des tests déjà disponibles sur le web, le modèle Pro Max s’avance déjà comme le smartphone le plus endurant du marché, l’iPhone 18 Pro demeure tout à fait impressionnant pour un compact. J’avoue qu’à l’usage, je me suis parfois demandé si je n’avais pas récupéré une unité défectueuse, ne voyant pas l’indicateur de batterie descendre. Chaque année, Apple parvient à tirer un peu plus de jus d’une bonne vieille batterie lithium-ion, alors que la concurrence chinoise repousse toutes les limites de densité avec des accus atteignant désormais 10 000 mAh… pour un résultat souvent similaire. La clé ici réside donc dans la formidable optimisation et allocation des ressources opérée par iOS et la puce A20 Pro. J’en parlais plus haut : la meilleure gestion thermique aide aussi à moins épuiser la batterie lors d’une utilisation intensive.

Tout ça pour dire que l’iPhone 18 Pro, c’est une journée et demie d’utilisation garantie — voire plus si vous vous tenez sous les 5h de temps d’écran quotidien et que vous limitez les longues sessions de jeu.

© Pierre Crochart pour Clubic.com
La recharge est plus rapide que jamais (sur iPhone) © Pierre Crochart pour Clubic.com

Côté recharge, l’iPhone 18 Pro met les bouchées doubles et accepte désormais une puissance maximale de 45W en filaire. Cela se traduit à la fois par un regain de 50 % d’autonomie en seulement 15 minutes, mais aussi par une recharge pleine en 1h tout rond, ou presque. Ça n’a jamais été aussi rapide sur un iPhone.

iPhone 18 Pro : prix, disponibilité et concurrence

Vous le savez déjà : les iPhone 18 Pro et iPhone 18 Pro Max sont les iPhone les plus chers jamais lancés par Apple — du moins en attendant la sortie de l’iPhone Duo le mois prochain. Touchée, comme tous les autres, par la crise de la RAM, Apple choisit de faire subir l’inflation aux consommateurs. Ainsi, l’iPhone 18 Pro de cette année est vendu au même prix que le Pro Max de l’an dernier. L’iPhone 18 Pro Max, lui, tutoie désormais les 1700 €. Seul le OPPO Find X9 Ultra va aussi loin dans la démesure.

  • iPhone 18 Pro : à partir de 1479 € (256 Go), 1729 € (512 Go), 2229 € (1 To), 2979 € (2 To)
  • iPhone 18 Pro Max : à partir de 1629 € (256 Go), 1879 € (512 Go), 2379 € (1 To), 3129 € (2 To)

Nous sommes donc face aux évidents concurrents des Xiaomi 17 Ultra, Samsung Galaxy S26 Ultra et, dans une certaine mesure, Google Pixel 11 Pro et Pro XL. Des smartphones qui frôlent la perfection dans leur genre, mais qui ont tous subi, ou presque, d’importantes hausses de prix ces derniers mois. Il faut s’attendre à ce que leurs successeurs fassent encore plus grimper la facture.

Apple iPhone 18 Pro : l’avis de Clubic

Conclusion
Note générale
8 / 10

Objectivement, l’iPhone 18 Pro est un petit bijou technologique. Très bien présenté, il n’a pour ainsi dire que peu de défauts — si ce n’est le surplace dont fait preuve ce millésime. Même écran, mêmes capteurs photo, batterie à peine plus musclée (mais heureusement optimisée). Pourtant, Apple nous demande d’accepter de payer ce nouveau venu 150€ de plus que son prédécesseur. Désolé, mais là, je ne mords pas à l’hameçon.

Aujourd’hui, je ne trouve aucune raison de préférer l’iPhone 18 Pro à son prédécesseur. Vendu de 1479 € à 1629 € (iPhone 18 Pro Max), il ne se donne jamais les moyens de ses ambitions, et se présente dans une continuité naturelle du 17 Pro. S’il avait la décence de s’afficher au même prix, passe encore. À ce tarif, c’est un énorme non.

Pour le quidam, l’ouverture variable n’est simplement pas un argument. C’est un gadget de geek, de passionné de photo qui ne sera réellement utilisé que par une poignée de consommateurs. À côté de ça, l’iPhone 18 Pro se vante d’être le premier conçu pour Siri AI. Très bien. Et ce Siri AI, il est avec nous dans la pièce ?

Vous l’avez compris, le problème de l’iPhone 18 Pro est celui de son positionnement. Plus onéreux que jamais, le haut de gamme d’Apple n’est pas excitant pour un sou et, pour la première fois depuis de très longues années, l’upgrade ne me démange pas le moins du monde.

Les plus
  • Design toujours réussi
  • Un objectif principal très lumineux
  • Les performances dingo
  • Très bonne gestion thermique
  • Encore plus endurant
Les moins
  • Ouverture variable gadget au possible
  • Pas de Siri AI en Europe
  • 150 € de plus pour… quoi, exactement ?
Sous-notes
Design et construction
10
Écran
10
Autonomie et recharge
9
Performances
10
Photo et vidéo
10
Logiciel et mises à jour
8

Fiche technique Apple iPhone 18 Pro

Apple iPhone 18 Pro

Apple iPhone 18 Pro

iPhone 18 Pro Max

iPhone 18 Pro Max

Note
Taille de l'écran6.9 pouces
Taux de rafraîchissement120Hz
Mémoire interne256 Go, 512 Go, 1 To, 2 To
Mémoire vive (RAM)12 Go
Capacité de la batterie5391 mAh
Charge rapideOui
Définition du / des capteur(s) arrière48 Mpx ; 48 Mpx ; 48 Mpx