Tout arrive : OPPO commercialise enfin un modèle « Ultra » en France ! Après les Find X7 Ultra et X8 Ultra réservés au marché chinois, il exporte enfin son Find X9 Ultra sur le Vieux Continent. Et il ne fait pas les choses à moitié : penta-caméra signée Hasselblad, deux capteurs de 200 mégapixels, un téléobjectif périscopique 10x inédit, une batterie de 7 050 mAh et un écran 144 Hz. Sur le papier, c’est un festival.
- Zoom optique 10x
- Qualité photo globale ; rendu Hasselblad
- AI Mind Space
- Autonomie
- Écran superbe
- Prix himalayesque
- Ultra grand-angle un peu en retrait
- Plus lourd et plus épais que la concurrence
- Pas de chargeur fourni
La facture est tout aussi impressionnante, puisque le Find X9 Ultra est proposé en France à 1 699 €, dans une unique configuration de 12 Go de RAM et 512 Go de stockage. C’est tout simplement le smartphone le plus cher jamais lancé par OPPO chez nous, au-dessus d’un Galaxy S26 Ultra ou d’un Xiaomi 17 Ultra à stockage équivalent. À ce tarif, il a intérêt à frôler la perfection.
Ce premier Ultra européen vaut-il le détour ou OPPO a-t-il eu les yeux plus gros que le module photo ? Nous avons passé un mois avec lui, histoire de le vérifier. Spoiler alert : les photographes vont avoir du mal à le reposer.
L’appareil photo qui se déguisait en smartphone
Le Find X9 Ultra ne cherche même pas à faire croire qu’il est un smartphone comme les autres. OPPO assume totalement la filiation avec les boîtiers Hasselblad, et plus précisément avec le X2D, dont notre modèle de test « Tundra Umber » reprend les codes : dos en similicuir gris-vert, logos OPPO et Hasselblad alignés horizontalement, et un imposant module photo circulaire.

Celui-ci est cerclé d’un moletage usiné rappelant la bague de mise au point d’un objectif. Un liseré orange, signature de la marque suédoise, entoure le tout. Posé sur une table, il ressemble davantage à un compact expert d’une grande finesse qu’à un smartphone.
Le Find X9 Ultra est décliné en une version « Orange Canyon » qui troque le similicuir contre un dos en fibre « aéronautique » au motif ondulé. Il est un peu plus fin (8,65 mm contre 9,10 mm) et tout aussi imposant (163.2 × 77 mm pour 236 grammes).
C’est lourd, c’est épais au niveau du module photo et les petites mains risquent de ne pas apprécier. Cela dit, le similicuir accroche bien la paume et la prise en main reste plus rassurante que sur un dos en verre poli. Sur un appareil que l’on va beaucoup tenir en mode paysage pour photographier, c’est appréciable.
OPPO a ajouté une touche orange sur la tranche. Elle fait office de déclencheur tactile et est sensible à la pression. Son fonctionnement est proche de celui équipant le Find X8 Pro sorti en fin d’année dernière. Une double pression lance l’appareil photo, un glissement du doigt sur sa surface pilote le zoom, et un appui franc déclenche la prise de vue. À l’usage, c’est fluide et plutôt naturel, surtout en mode paysage.
Côté solidité, rien à redire : il est certifié IP66, IP68 et IP69 tandis que l’écran est protégé par une feuille de verre Gorilla Glass Victus 2. La fonction Splash Touch permet en prime d’utiliser l’écran avec les doigts mouillés. La sécurité des données est assurée par un lecteur d’empreintes ultrasonique sous l’écran que nous jugeons rapide et fiable.
L’affichage au meilleur de sa forme
Le Find X9 Ultra embarque une dalle AMOLED LTPO de 6,82 pouces, en définition QHD+ (3 168 × 1 440 pixels, 510 ppp), avec un taux de rafraîchissement variable de 1 à 144 Hz. Les bordures sont fines (1,4 mm) et parfaitement symétriques, rendant l’ensemble agréable à l’œil.
Sur le terrain, la dalle a un comportement irréprochable. Sa luminosité grimpe jusqu’à 1800 nits en utilisation normale et peut monter jusqu’à 3 600 nits en pic HDR (sur de petites zones de l’écran). La lisibilité en plein soleil est excellente, ce qui tombe plutôt bien pour un smartphone pensé pour la photo en extérieur.
À l’autre extrême, l’écran peut descendre à 1 nit pour les sessions nocturnes, avec un PWM à 2 160 Hz censé ménager les yeux sensibles au scintillement. La technologie de polarisation circulaire, plus anecdotique, garantit que l’écran reste lisible avec des lunettes de soleil polarisées. Concrètement, ça fonctionne, et les habitués des sorties estivales apprécieront.
La colorimétrie est calibrée en usine dalle par dalle et cela se voit. En mode naturel, le rendu est fidèle, sans dérive bleutée. Dolby Vision et HDR Vivid sont de la partie pour le streaming. Notre seule réserve concerne la gestion automatique de la luminosité, parfois longue à la détente lors du passage intérieur/extérieur. Rien de bien dramatique et cela sera sûrement corrigé par une prochaine mise à jour logicielle.
Des performances de sprinteur
Le Find X9 Ultra est construit autour du SoC Snapdragon 8 Elite Gen 5 de Qualcomm, gravé en 3 nm. Il est épaulé par 12 Go de RAM LPDDR5X et 512 Go de stockage UFS 4.1. OPPO inaugure au passage une « unité thermique encapsulée », censée stabiliser la température lors des pics de charge, en complément d’une chambre à vapeur classique. On verra plus loin que son appellation est plus impressionnante que ses résultats…
Sans surprise, les performances brutes mesurées sont à la hauteur de nos espérances. Le Find X9 Ultra obtient 4 001 428 points au benchmark AnTuTu qui évalue la puissance globale. La barre symbolique des 4 millions est franchie, ce qui le place dans le peloton de tête des smartphones Android du moment.
GeekBench 6 crédite le processeur central de 10 896 points en fonctionnement multi-cœur et de 3 522 points en mono-cœur. Enfin, il récolte 7 518 points au test Wild Life Extreme de 3DMark, soit l’un des meilleurs scores du moment.
Dès lors, on ne sera pas étonné d’apprendre qu’aucune app, aussi exigeante soit-elle, ne lui résiste. Tous les jeux 3D les plus demandeurs fonctionnent sans problème en framerate et en niveau de détail maxi, tandis que la gestion du multitâche ne souffre d’aucun ralentissement.
L’une des promesses du constructeur est la gestion efficace de la chauffe lors des grosses sollicitations grâce à une « unité thermique encapsulée ». Présentée comme une première industrielle, elle est censée garantir des performances de pointe constantes sous forte charge. Vous nous connaissez, on a voulu le vérifier.
Plutôt que de nous contenter des 60 minutes habituelles, nous avons fait tourner le test de throttling pendant 3 heures d’affilée. Au pire, le processeur descend à 59 % de ses performances maximales, avec une stabilisation autour de 65 à 70 % après le quart d’heure initial.
Pendant l’exécution du test AnTuTu, la température interne a d’ailleurs grimpé de quasiment 18 °C en une dizaine de minutes. Le dos de l’appareil devient alors chaud, voire même très chaud, sans devenir brûlant. En clair, le Find X9 Ultra est un sprinteur extraordinaire, mais un marathonien prudent capable de ralentir en longue durée d’utilisation.
Rien de tout cela n’est véritablement pénalisant, le SoC offrant une réserve de puissance phénoménale. En définitive, le throttling régule correctement la surchauffe et reste comparable à ce que propose la concurrence. L’unité thermique encapsulée sonne très bien sur la fiche technique, mais reste avant tout un bel argument marketing.
Bonne autonomie, charge rapide
La batterie silicium carbone de 7 050 mAh du Find X9 Ultra est l’un de ses arguments massue. Cela en fait à ce jour le smartphone premium ayant la plus grosse capacité énergétique qui soit passé entre nos mains. La puce maison PowerCore est chargée d’optimiser la décharge en fin de batterie et par temps froid.
En utilisation normale (réseaux sociaux, photo, streaming vidéo, navigation GPS, un peu de jeu), le smartphone tient sans problème entre 1,5 et deux jours. Même en mode geek (séances photo intensives avec le zoom 10x, vidéo 4K, écran en définition maxi), on termine la journée avec de la marge. C’est un excellent résultat, surtout compte tenu de son équipement haut de gamme.
OPPO annonce une charge filaire 100 W SuperVOOC et 50 W sans fil AirVOOC. Comme d’habitude, aucun chargeur n’est fourni et il faudra acquérir le modèle SuperVOOC préconisé par OPPO pour atteindre la rapidité maximale. Dans ce cas, on passe de 0 à 50 % en 26 minutes et les 100 % sont atteints en un peu plus d’une heure (63 minutes, très exactement).
Si vous ne possédez qu’un « simple » chargeur Power Delivery 55 Watts, les performances seront évidemment moins brillantes. Bien sûr, la capacité de l’accumulateur employé est phénoménale. Mais on a tout de même connu OPPO plus fulgurant il y a quelques années, lorsque le bloc d’alimentation SuperVOOC 100 Watts chargeait des batteries de 5000 mAh « seulement ». On ne peut pas tout avoir…
ColorOS 16 et son avalanche d’IA pertinente
Le Find X9 Ultra est équipé d’Android 16 et de ColorOS 16, la surcouche maison boostée à l’IA. OPPO s’engage à fournir les mises à jour majeures de l’OS et les patchs de sécurité pendant cinq ans. C’est bien, mais pas assez en comparaison des sept années proposées par Samsung et Google.
La surcouche ColorOS 16 est désormais bien connue : fluide et très personnalisable, elle a été conçue afin de combler les lacunes de l’interface officielle d’Android (et il y en a un paquet). Peu de grosses nouveautés en matière esthétique. La principale est Live Space : un glissement vers le bas sur l’écran de verrouillage regroupe les notifications dans une capsule discrète pour préserver le fond d’écran. Cela plaira surtout aux parents qui mettent des images de leurs rejetons en fond d’écran…
Côté intelligence artificielle, OPPO a visiblement voulu faire les choses sérieusement — et le résultat est plus cohérent qu’un simple empilage de fonctions. La pièce maîtresse s’appelle AI Mind Space, véritable chef d’orchestre de l’IA sur le Find X9 Ultra. On l’active avec la touche latérale Snap Key. Une pression courte capture et classifie instantanément ce qui est affiché à l’écran — une adresse, un extrait de texte, une page web —, une pression longue enregistre un mémo vocal qui sera lui aussi analysé et stocké.
Tout atterrit dans un espace centralisé, interrogeable en langage naturel : posez une question à AI Mind Space, il retrouve et compile toutes les informations ayant trait à votre demande. En pratique, c’est redoutablement efficace. On ne perd plus de temps à retrouver une adresse notée à la va-vite, un article lu la semaine dernière ou cette fichue capture d’écran où il y avait les références du bouquin à acheter aux enfants.
AI Mind Space est encore en version bêta, et cela se sent à certaines limites. Une pression sur la Snap Key ne capture qu’un seul écran à la fois et il est impossible de mémoriser un article long en une seule action. L’URL de la page en cours n’est pas enregistrée, ce qui serait véritablement utile en complément de la capture. C’est ce genre de petits détails qui transforment une fonction intéressante en un atout indispensable.
AI Mind Space dispose de capacités supplémentaires tout aussi intéressantes. AI Bill Manager récupère les achats réglés électroniquement via le smartphone (paiement NFC, etc.) et les compile en tableau de bord de dépenses mensuel. Les tickets de caisse physiques et les reçus sont pris en charge par scan.
De son côté, AI Menu Translation traduit les menus de restaurant étrangers et génère aussi une image des plats proposés, histoire de se faire une idée de ce que l’on va ingurgiter. Et tant qu’on y est, il suffit de cocher les articles du menu que l’on souhaite déguster pour produire un texte clair décrivant la commande dans la langue du pays. Très utile pour les voyageurs, même si la fonction est limitée à 30 usages par mois. Cela en dit long sur le coût de la fonction côté serveur.
AI Mind Pilot est quant à lui un agrégateur faisant travailler Gemini, Perplexity et DeepSeek ensemble depuis une interface unifiée. Cela évite de manipuler plusieurs applications et enrichit les réponses fournies. Au moment de la réalisation de ce test, la fonction n’est pas encore disponible en Europe. OPPO promet un déploiement prochain sans préciser de date.
Bien entendu, les fonctions IA désormais attendues sur tout flagship qui se respecte sont présentes : retranscription audio, résumé, traduction, édition d’images par IA ainsi que l’inévitable assistant Google Gemini. L’ensemble forme un écosystème IA plus pensé que la moyenne : cohérent, centré sur un usage réel plutôt que sur l’effet d’annonce. Il manque encore de finition, mais la direction est clairement la bonne.
Enfin, OPPO soigne l’interopérabilité avec son application O+ Connect. Elle autorise l’échange de fichiers avec iPhone, Mac et PC ainsi qu’une compatibilité Quick Share vers l’écosystème Apple annoncée comme imminente.
Photographie : Une véritable démonstration de force
La caméra dorsale de l’OPPO Find X9 Ultra est composée de quatre modules :
- Principal : capteur Sony LYT-901 200 Mpx (1/1,12") ; objectif 23 mm ouvrant à f/1,5 ; stabilisation optique
- Ultra grand-angle : capteur Sony LYT -600 50 Mpx (1/1,95") ; objectif 14 mm ouvrant à f/2 ; autofocus
- Téléobjectif/Macro : capteur OmniVision OV52A de 200 Mpx (1/1,28") ; objectif périscopique 70 mm ouvrant à f/2,2 ; zoom optique 3x ; stabilisation optique ; mise au point minimale à 15 cm
- Téléobjectif longue portée : capteur Samsung JNL de 50 Mpx (1/2,75") ; objectif périscopique à cinq prismes 230 mm ouvrant à f/3,5 ; zoom optique 10x ; stabilisation par déplacement du capteur
La caméra frontale est quant à elle constituée d’un capteur Samsung JN5 de 50 Mpx (1/2,75’’ ) et d’un objectif équivalent 21 mm ouvrant à f/2,4, avec autofocus. Les selfies qu’elle produit sont détaillés, les teintes de peau naturelles grâce au renfort du module multispectral, et l’autofocus (une rareté sur la caméra frontale) rend les vlogs et appels vidéo nettement plus confortables. Cerise sur le gâteau, elle filme en 4K 60 i/s Dolby Vision comme tout le monde ici. Rien à redire, passons aux choses sérieuses.
Le capteur du module principal est le plus grand 200 Mpx jamais intégré à un smartphone. Son homologue du téléobjectif est lui aussi une première : jamais capteur de téléobjectif n’avait atteint ce format dans un périscope.
En bonne luminosité, le module principal délivre des clichés d’une netteté remarquable. La plage dynamique est étendue et les couleurs sont naturelles. On retrouve bien la signature visuelle Hasselblad, qui privilégie la fidélité à la saturation flatteuse. Grâce au capteur de 200 mégapixels, le crop 2x conserve une qualité optique et l’on dispose en pratique d’une focale « 50 mm » virtuelle très convaincante pour la photo de rue.
Le téléobjectif 3x, avec son énorme capteur de 200 mégapixels, est taillé pour le portrait. Le piqué est bon, la séparation des plans naturelle et la distance de mise au point de 15 cm en fait au passage un excellent objectif macro. Les clichés de textures, d’insectes ou de détails architecturaux sont bluffants.
Le premier zoom optique 10x natif associé à un capteur de 50 mégapixels repose sur un périscope à cinq réflexions de prisme. Cela ne vous parle pas ? Alors retenez simplement qu’OPPO et Hasselblad réalisent ici une prouesse d’intégration qui a permis de raccourcir la longueur du module de 30 %. Le crop 20x conserve une qualité quasi optique. En plein jour, on peut même pousser à 30x, voire à 60x : avec un peu d’indulgence, le résultat reste exploitable.
Les lois de l’optique étant ce qu’elles sont, les sujets en mouvement shootés en 10x nécessitent un bel éclairage. Faute de quoi, il faudra composer avec un flou de bougé malgré une stabilisation mécanique très efficace à main levée. Nous avions relevé quelques aberrations chromatiques (franges colorées) dans les zones de fort contraste. Le problème semble avoir été corrigé par la dernière mise à jour logicielle.
Pas de miracle en revanche lorsqu’on zoome entre 60x et 120x : l’IA fait ce qu’elle peut pour inventer des détails que le matériel n’a pas pu enregistrer, ce qui entraîne une perte de détail par lissage.
En basse luminosité, le Find X9 Ultra est tout aussi impressionnant. Les hautes lumières urbaines sont maîtrisées, le bruit bien contenu et l’ambiance de la scène préservée. Seul l’ultra grand-angle fait figure de parent pauvre : sans être catastrophique, il déçoit par une gestion des contrastes pas toujours subtile.
Les photographes exigeants trouveront leur bonheur dans le mode Master d’Hasselblad qui procure un rendu plus « boîtier », sans IA générative. S’y ajoutent neuf simulations de films, un mode Xpan au format panoramique 65:24 toujours aussi plaisant, un mode Hi-Res 200 mégapixels et surtout un RAW MAX 16 bits certifié Adobe. Petit à petit, les smartphones deviennent de vrais boîtiers, capables de trouver leur place dans un véritable flux de postproduction.
Un mot sur la vidéo, pour finir. Tous les capteurs filment en 4K 60 i/s Dolby Vision. Le module principal et le téléobjectif 3x, équipés de capteurs 200 mégapixels, montent à 4K 120 i/s, voire en 8K 30 i/s : une première chez OPPO.
Les vidéastes exigeants disposent en prime d’un profil O-Log2 : une image volontairement plate qui préserve un maximum de dynamique pour l’étalonnage, certifiée ACES (le standard colorimétrique des studios hollywoodiens).
Il est possible de charger ses propres LUT (au format .cube) et les prévisualiser en direct pendant le tournage. Qu’on se rassure : si vous ne comprenez pas les deux phrases précédentes, c’est que vous n’aurez jamais besoin de ces capacités. Quoi qu’il en soit, peu de smartphones en offrent autant.
On l’aura compris, le Find X9 Ultra est l’un des meilleurs photophones que nous ayons eus entre les mains. La qualité des images produites surclasse (surtout au téléobjectif) ce qu’offre Samsung avec le S26 Ultra ou Apple avec le 17 Pro Max.
À notre avis, le 17 Ultra de Xiaomi et le Magic 8 Pro d’Honor sont les photophones qui se rapprochent le plus de la performance d’OPPO. Le zoom 10x du Find X9 Ultra est pour l’instant unique sur le marché actuel (Samsung a abandonné le sien après le S23 Ultra), mais gageons que la concurrence réagira vite en proposant un produit au moins aussi talentueux.
Le téléconvertisseur Hasselblad 300 mm repousse les limites
OPPO offrait pour toute précommande du Find X9 Ultra le kit Hasselblad Earth Explorer. Il reste disponible pour la modique somme de 699 euros. Il comprend une coque en similicuir vert foncé inspirée du boîtier Hasselblad X2D Earth Explorer. Elle dispose d’un grip, d’un déclencheur orange à deux niveaux (demi-pression pour la mise au point, pression complète pour déclencher) et d’une molette de zoom physique.
Le téléconvertisseur 300 mm constitue la pièce la plus impressionnante du kit. Son design et sa construction reprennent tous les codes des objectifs haut de gamme (corps tout métal, 16 éléments en verre haute transmittance répartis en 11 groupes, dont quatre lentilles à dispersion ultra-faible).
Il se monte sur le téléobjectif 3x via une bague adaptatrice fournie (qui accepte aussi les filtres standard de 67 mm) et offre un grossissement de 4,3x, soit un zoom optique 13x à 300 mm. En s’appuyant sur le capteur de 200 mégapixels, le recadrage permet d’obtenir des images en 600 mm, voire 690 mm (30x) avec une qualité étonnante.
Contrairement à un téléconvertisseur classique de reflex, qui se monte derrière l’objectif et fait grimper le nombre f (donc diminuer l’ouverture), celui-ci est un convertisseur frontal. L’ouverture finale reste celle du téléobjectif et l’on obtient donc un 300 mm f/2,2. Rappelons que le 10x natif plafonne à f/3,5 sur un capteur bien plus petit. En clair : au crépuscule ou en sous-bois, le téléconvertisseur capte environ deux fois et demie plus de lumière que le zoom intégré.
Dans les faits, ce téléconvertisseur transforme le Find X9 Ultra en véritable petit boîtier animalier de poche. La prise en main est excellente, tandis que les résultats à 13x surclassent nettement ceux produits par le 10x natif. Il faudra accepter l’encombrement du téléconvertisseur (il s’agit d’un véritable objectif, ne l’oublions pas) et son tarif d’accessoire photo, pas de gadget. Les passionnés de photographie au zoom extrême apprécieront, les autres passeront leur chemin.
OPPO Find X9 Ultra : l’avis de Clubic
Dans le genre démonstration de force, le Find X9 Ultra se pose un peu là. Pour son premier « Ultra » commercialisé en Europe, OPPO livre le photophone le plus complet du moment. Il dispose d’un zoom optique 10x natif sans équivalent, de deux capteurs de 200 mégapixels parfaitement exploités, du rendu Hasselblad, d’une excellente autonomie et d’un écran de très haute volée. Les vidéastes ne sont pas oubliés, avec un arsenal digne d’une caméra de poche.
Tout n’est pas irréprochable pour autant. L’ultra grand-angle est un poil en dessous des autres modules, notamment en contre-jour. L’absence de chargeur fera toujours autant râler, tandis que le gabarit comme le poids réclament un certain engagement pour l’adopter.
Surtout, il y a ce prix : 1 699 € en configuration unique, soit le smartphone Android le plus cher du marché français hors pliants. Face à lui, un Xiaomi 17 Ultra ou un Galaxy S26 Ultra font (presque) aussi bien, pour moins cher. Son petit frère, le Find X9 Pro offre 80 % de l’expérience photographique pour 400 € de moins.
Si vous faites de la photographie le critère numéro un, le Find X9 Ultra n’a tout simplement pas de rival au téléobjectif. Il faut juste avoir le budget nécessaire et l’envie de le dépenser dans un smartphone.
- Zoom optique 10x
- Qualité photo globale ; rendu Hasselblad
- AI Mind Space
- Autonomie
- Écran superbe
- Prix himalayesque
- Ultra grand-angle un peu en retrait
- Plus lourd et plus épais que la concurrence
- Pas de chargeur fourni
Fiche technique Oppo Find X9 Ultra
Résumé
| Taille de l'écran | 6.82 pouces |
| Taux de rafraîchissement | 145Hz |
| Mémoire interne | 512 Go |
| Mémoire vive (RAM) | 12 Go |
| Capacité de la batterie | 7050 mAh |
| Charge rapide | Oui |
| Définition du / des capteur(s) arrière | 200 Mpx ; 50 Mpx ; 200 Mpx ; 50 Mpx |
Caractéristiques techniques
| Système d'exploitation | Android |
| Version du système d'exploitation | 16 |
| Surcouche Android | ColorOS 16 |
| Assistant vocal | Gemini |
Affichage
| Taille de l'écran | 6.82 pouces |
| Type d'écran | LPTO AMOLED |
| Définition de l'écran | 3168 x 1440 pxl |
| Taux de rafraîchissement | 145Hz |
| Densité de pixels | 510 ppp |
| Écran HDR | Oui |
Mémoire
| Mémoire interne | 512 Go |
| Stockage extensible | Non |
Performance
| Processeur | Snapdragon 8 Elite Gen 5 |
| Finesse de gravure | 3nm |
| Nombre de cœurs CPU | 8 |
| GPU | Adreno 840 |
| Mémoire vive (RAM) | 12 Go |
Batterie
| Capacité de la batterie | 7050 mAh |
| Batterie amovible | Non |
| Recharge sans-fil | Oui |
| Charge rapide | Oui |
| Puissance de la charge rapide | 100W |
Appareil Photo
| Nombre de caméras (avant & arrière) | 1 + 4 |
| Définition du / des capteur(s) arrière | 200 Mpx ; 50 Mpx ; 200 Mpx ; 50 Mpx |
| Définition du / des capteur(s) avant | 50 Mpx |
| Enregistrement vidéo | 8K maxi |
| Stabilisateur caméra | Mécanique |
| Flash arrière | Dual-LED |
| Flash Frontal | Non |
| Ouverture objectif photo arrières | f/1.5 ; f/2 ; f/2.2 ; f/3.5 |
| Ouverture objectif photo frontaux | f/2.4 |
| Zoom Optique | 10x |
Réseau
| Carte(s) SIM compatible(s) | Nano-SIM, eSIM |
| Nombre total eSIM | 1 |
| Compatible double SIM | Oui |
| Compatible 5G | Oui |
| Compatible VoLTE | Oui |
Connectivité
| Wi-Fi | 7 |
| Bluetooth | 6 |
| NFC | Oui |
| GPS | Oui |
| Infrarouge | Non |
Equipement
| Type de connecteur | USB 3.2 Gen 1 |
| Lecteur biométrique à empreinte digitale | Oui |
| Capteur de reconnaissance faciale | Reconnaissance faciale 2D |
| Accéléromètre | Oui |
| Gyroscope | Oui |
| Capteur de lumière ambiante | Oui |
| Prise Jack | Non |
| Nombre de haut-parleurs | 2 |
Caractéristiques physiques
| Hauteur | 163.16mm |
| Largeur | 76.97mm |
| Epaisseur | 9.1mm |
| Poids | 236g |
| Certification IP | IP66; IP68; IP69 |
| Indice de réparabilité | NC |
Débit d’Absorption Spécifique (DAS)
| DAS tête | 0,985 W/kg |
| DAS tronc | 1,279 W/kg |
| DAS membres | 2,971 W/kg |
