Un an après son annonce, l’Honor 400 cède la place au 600 en milieu de gamme, le modèle 500 n’ayant été commercialisé qu’en Asie. Il propose un écran ultra-lumineux, un design attrayant, de l’IA à tous les étages et surtout une énorme batterie. Le tout dans un châssis vraiment fin.

Prix d'excellence
9  / 10
HONOR 600
Prix d'excellence

Meilleurs prix

Les plus
  • Écran de très bonne qualité
  • Autonomie et charge rapide
  • MagicOS 10 et Magic AI
  • Conformité IP68, IP69, et IP69K
  • Qualité photo en plein jour jusqu'en 4x
  • Mode portrait Harcourt
  • Échange de fichiers avec iPhone simplifié
Les moins
  • Design pompé sur l'iPhone 17 Pro
  • Trop de bloatwares !
  • Qualité d'image nocturne améliorable
  • Utilisation gratuite d'image to video 2.0 trop restreinte

Honor veut s’imposer en Europe sur le segment des smartphones milieu de gamme. Rien de plus normal quand on se rappelle qu’il permet aux constructeurs d’engranger de juteux bénéfices, surtout en Occident. Le 600 est commercialisé au prix officiel de 549,90 euros, ce qui le positionne dans la partie haute du milieu de gamme.

Cela dit, entre les promotions de lancement, puis les coupons de réduction dont sont friands les constructeurs chinois et les offres spéciales, son prix réel ne devrait pas dépasser 500 euros. Et ça tombe très bien, puisque c’est exactement le montant qu’accepte de payer un utilisateur traditionnel pour un produit l’accompagnant dans sa vie quotidienne.

Tout sera donc au mieux dans le meilleur des mondes si le 600 tient bien les promesses faites par le marketing. Pour le savoir, rien de mieux qu’un test au long cours : nous l’avons donc utilisé pendant un peu plus d’un mois. Et l’expérience fut pour le moins instructive.

On a aussi pu prendre en main l’Honor 600 Pro, son grand frère, qui bénéficie en France d’une commercialisation pour le moins confidentielle. On vous en parle dans l’encadré situé à la fin du test.

Design & ergonomie : orange is the new gold

Lors du premier contact visuel, l’impression de déjà-vu est si forte qu’on en vient à chercher presque machinalement une Pomme au dos de l’appareil. Avec le 600, Honor s’offre une place de choix au panthéon du plagiat assumé : tout y est, la courbure des angles, le découpage des tranches et surtout cette caméra dorsale qui semble avoir été décalquée sur les plans de l’iPhone 17 Pro. Même le coloris orange, avec sa finition satinée, imite parfaitement le châssis métallique du modèle.

Honor 600 © Marc Mitrani pour Clubic
Honor 600 © Marc Mitrani pour Clubic

En main, pourtant, le résultat est difficile à contester. Techniquement, l’appareil se révèle une réussite. Honor utilise une fibre composite ultra-durable qui contient le poids à 185 grammes malgré des dimensions généreuses de 156,0 x 74,7 x 7,8 mm. On apprécie particulièrement le cadre en métal mat, rigide et agréable au toucher, qui évite les traces de doigts contrairement aux finitions brillantes. L’ergonomie est servie par des bordures d’écran réduites à 0,98 mm, ce qui donne l’impression que la dalle flotte littéralement dans la main.

Honor 600 © Marc Mitrani pour Clubic
Honor 600 © Marc Mitrani pour Clubic
Honor 600 © Marc Mitrani pour Clubic
Honor 600 © Marc Mitrani pour Clubic
Honor 600 © Marc Mitrani pour Clubic

Côté robustesse, Honor offre au 600 une triple certification IP68, IP69 et IP69K. Si l’étanchéité classique est désormais courante, la résistance aux jets d’eau haute pression et à la vapeur (IP69K) est très rare sur ce segment de prix. En théorie, vous pourriez le nettoyer au Kärcher, même si l’on vous déconseille de tenter l’expérience. Il a également obtenu la certification SGS 5 étoiles pour sa résistance aux chutes et à l’écrasement, un point rassurant pour éviter les petits accidents du quotidien.

Samenesssameness… vous avez dit sameness ? comme c’est étrange!

Derrière ce terme anglo-saxon très « marketing » glissé dans le communiqué de presse officiel, Honor assume une stratégie qui peut laisser songeur. Le concept de « sameness » — que l’on pourrait traduire par similitude ou uniformité — consiste à revendiquer une proximité esthétique volontaire avec les standards dominants du marché.

L’idée est simple : puisque les codes visuels des smartphones premium tendent à converger, autant s’y inscrire pleinement. Cela permet de déplacer la compétition sur le terrain de la « difference », à savoir l’ingénierie interne et la qualité de construction.

Si nous étions de mauvaise foi (ce qui n’est vraiment pas le cas, vous nous connaissez) on regretterait que les services marketing d’Honor n’aient pas poussé l’audace intellectuelle jusqu’à traduire le terme par « mêmeté ». Ce mot est certes plus rare, mais nettement plus élégant. En philosophie, et plus particulièrement chez Paul Ricœur, la mêmeté désigne ce qui est permanent et identique à travers le temps. C’est l’identité de la substance, ce qui ne change pas.

En choisissant la « mêmeté » visuelle — en clair, en reprenant presque point par point le design de l’iPhone —, Honor espère affirmer sa propre identité par ses prouesses techniques, comme sa batterie Silicium carbone ou sa stabilisation optique de haut vol. Une pirouette sémantique pour justifier qu’en ressemblant à tout le monde, on finit par ne ressembler qu’à soi-même.

Un écran qui fait de l’œil !

L’affichage de l’Honor 600 est fait d’une dalle AMOLED de 6,57 pouces affichant 2 728 x 1 264 pixels (densité de 458 ppp). Il prend en charge 1,07 milliard de teintes et bénéficie d’un taux de rafraîchissement montant au maximum à 120 Hz. Les bordures noires qui l’entourent sont réduites à 0,98 mm sur ses quatre côtés, donnant l’impression de n’avoir qu’un écran au creux de la main.

Honor 600 © Marc Mitrani pour Clubic

Honor annonce une luminosité de pointe de 8 000 nits : Certes, cela fait très beau sur une fiche technique, mais il faut tout de même relativiser la performance. Il s’agit de la valeur maximale en pic HDR, sur une petite portion de l’écran. En revanche, le mode « Lumière du soleil » permet d’atteindre 4 000 nits en extérieur, garantissant une lisibilité totale même sous le soleil de midi. Enfin, rien à redire sur la fidélité » colorimétrique, une fois le profil « professionnel » sélectionné dans les réglages.

Fidèle à lui-même, le constructeur intègre un ensemble de dispositifs préservant les yeux de l’utilisateur. Une gradation PWM (Pulse Width Modulation) de 3 840 Hz fait que le scintillement de l’écran en basse luminosité est quasi inexistant afin de réduire la fatigue oculaire en utilisation nocturne. Un mécanisme de défocalisation oculaire simule la vision de loin pour soulager l’effort demandé aux yeux.

Bien entendu, l’affichage nocturne circadien et le filtrage de la lumière bleue sont disponibles et activables à volonté. L’IA prend possession du réglage de la luminosité afin de l’ajuster plus pertinemment qu’un simple capteur.

Plus originale et déjà croisée sur les produits haut de gamme, une fonction de soulagement du mal des transports affiche des colonnes de points de part et d’autre de l’écran. Ceux-ci accompagnent le mouvement du véhicule et fournissent un repère visuel qui aide le cerveau à surmonter cette pathologie.

L’écran du 600 est une incontestable réussite tant en utilisation quotidienne que pour les sessions de jeu. On apprécie la fluidité de l’affichage en toutes circonstances ainsi que les fonctions proposées pour atténuer la fatigue oculaire.

Des performances de sprinteur plutôt que de marathonien

L’Honor 600 embarque le SoC Snapdragon 7 Gen 4 de Qualcomm, gravé en 4 nm. Le successeur du Snapdragon 7 Gen 3 est épaulé par la puce vidéo Adreno 722 et 8 Go de RAM. Le stockage est assuré par 128, 256 ou 512 Go de Flash selon la version. Les Snapdragon 7 sont conçus pour équiper les smartphones milieu de gamme voulant se donner des airs de produit premium.

Que donne-t-il en matière de performances brutes ? Vous vous en doutez, on l’a soumis à notre habituelle batterie de tests. Il obtient ainsi un score AnTuTu de 1 385 410 points, tandis que GeekBench 6 crédite le CPU de 1 314 points en monocœur et 4 020 en multicœurs. Enfin, 3DMark Wild Life Extreme, qui évalue les performances du GPU, lui attribue 2 050 points.

Les résultats sont proches de ceux du realme 16 Pro+, équipé du même SoC. L’Honor 600 est donc bien calibré pour les utilisateurs ayant besoin d’un compagnon numérique fiable pour les activités de la vie quotidienne. Avec toutefois un bémol non négligeable dès qu’il s’agit de gaming, notamment face au realme 16 Pro+ qu’il vise directement.

Si l’on en croit nos tests évaluant les baisses de performances dues au throttling, l’Honor 600 se comporte en sprinteur. Après 20 minutes de charge intensive, ses performances chutent de manière cyclique à 66 % de son potentiel. On ne retrouve pas ce comportement sur le realme 16 Pro+, son concurrent direct. Pourquoi ? Realme a choisi de moins solliciter l’Adreno 722 et de confier la génération des images intercalaires au CPU et au NPU. De plus, il est plus épais que le 600 (8,49 mm contre 7,8 mm), ce qui a permis d’y caser un mécanisme de dissipation thermique plus performant.

Concrètement, les jeux très demandeurs en ressources comme Genshin Impact ou PUBG fonctionneront correctement sur le 600 en framerate élevé pendant une vingtaine de minutes. Puis le throttling en « dents de scie » génère des micro-saccades régulières qui nuisent à la fluidité lors de longues sessions de jeu. Honor a choisi la finesse face à la régularité des performances : cela peut se comprendre vu le positionnement du smartphone. Les gamers intensifs sont désormais prévenus !

L’endurance d’un marathonien dans un corps de ballerine

Le passage du 400 au 600 se sent surtout dans l’autonomie électrique. Dans un volume plus réduit, Honor réussit à caser une batterie Si-Ca de 6 400 mAh, soit 1100 mAh de plus que celle du 400 ! On se rapproche des 7000 mAh de la version asiatique, non commercialisée en Europe pour une sombre question de directives de sécurité.

En utilisation traditionnelle, celle pour laquelle est conçu ce smartphone, on atteint sans problème les deux journées d’autonomie. Les utilisateurs intensifs (notamment les gamers, auxquels le 600 n’est pas vraiment destiné) dépasseront sans problème la journée, mais plafonneront à 1,5 jour. Ce n’est tout de même pas mal, surtout pour un smartphone aussi fin.

Le 600 dispose de la charge rapide maison SuperCharge 80W qui permet de passer de 0 à 100 % en 58 minutes. Vu la capacité de l’accumulateur, c’est une performance. Afin d’en bénéficier, il faudra investir dans le bloc d’alimentation qui-va-bien, l’appareil étant livré sans. Il est disponible sur le site du constructeur pour 80 euros, mais quasi offert (1,90 euros !) si commandé en même temps que le smartphone.

La recharge inversée filaire de 27 W permet de faire du 600 une powerbank externe, ce qui peut toujours s’avérer utile en déplacement. Enfin, Honor annonce une durée de vie de 1 600 cycles de charge, soit un peu plus de 5 ans de tranquillité.

MagicOS 10 : une main de fer dans un gant de Liquid Glass

L’Honor 600 embarque Android 16 et MagicOS 10, la dernière version de la surcouche maison d’Honor. Après avoir pompé le look de l’iPhone 17 Pro, quoi de plus logique que de « rendre hommage » à iOS 26 en reprenant l’interface Liquid Glass d’Apple ? Une chose est sûre : ainsi paré, MagicOS 10 a de la gueule. Il se paye même le luxe d’être plus facilement personnalisable que son illustre modèle.

Il serait toutefois dommage de s’arrêter à sa simple apparence, Honor ayant concocté des fonctions originales. Contrairement à ce qui se passe chez la Pomme, l’IA est ici une réalité, bien présente au sein de l’OS. Mieux encore : elle est utile.

Avant de continuer, précisons qu’Honor garantit la fourniture des mises à jour majeures d’Android et des patchs de sécurité pendant six ans. Pas mal du tout pour un produit de ce prix. Carton rouge en revanche pour la multitude de bloatwares, dont certains s’installent de force pendant le paramétrage initial. Heureusement, presque tous sont désinstallables.

Il n'y a pas moyen d'y échapper : la procédure d'installation veut établie votre profil afin d'installer de force les bloatwares qui vous conviendront le mieux ... © Marc Mitrani pour Clubic

Un vrai pont vers la concurrence

La pierre angulaire de MagicOS 10 est Magic Portal. Première apparition de l’IA dans Magic OS en 2024, cette zone interactive apprend de vos habitudes pour suggérer l’application ou l’action dont vous avez besoin avant même d’avoir à la rechercher. Bien sûr, il y a une phase d’apprentissage afin d’obtenir des résultats pertinents.

Apparue plus récemment, mais tout aussi intéressante, la Magic Collaborative Platform (MCP) autorise une communication transparente entre différents appareils. Elle facilite, par exemple, le transfert d’un document du smartphone vers un iPhone, un PC, un Mac ou une tablette iOS via la fonction Honor OneTap. Cette ouverture vers d’autres écosystèmes n’est pas une première, mais elle est ici particulièrement bien implémentée et devient quasiment aussi simple à utiliser que le fameux Airdrop d’Apple.

Un détecteur de fake greffé au combiné

Honor intègre un système de détection des deepfakes et du clonage vocal fonctionnant en temps réel. L’Honor 600 analyse la cohérence des flux vidéo et audio lors des appels et visioconférences. S’il détecte une anomalie suggérant que votre interlocuteur utilise un visage ou une voix de synthèse, une alerte s’affiche à l’écran.

Cette protection, qui s’appuie sur un mécanisme d’analyse propriétaire, ne ralentit pas le smartphone et apporte une sérénité que l’on n’éprouvait jusqu’ici que sur les flagships. Faut-il le préciser, cette fonction s’exécute en local, le moteur d’analyse recevant régulièrement des mises à jour à télécharger. Reste à voir comment elle se comportera sur la durée, les escrocs devenant de plus en plus créatifs.

Du cliché au studio de montageLa retouche photo devient presque professionnelle grâce à la gomme IA qui permet de supprimer des reflets gênants ou des filigranes. Ce n’est pas une nouveauté, mais l’algorithme utilisé par Honor s’avère très performant. De son côté, Magic Color permet de copier l’étalonnage d’un cliché pour l’appliquer à un autre. L’amélioration IA, la découpe IA et l’extension d’image IA sont elles aussi bienvenues et efficaces

La création de contenu bénéficie d’une mise à jour majeure avec Image to Video 2.0. La fonction utilise un « modèle multimodal unifié » (ça en jette dans l’argumentaire marketing). Elle transforme une simple photo en une séquence vidéo dynamique de trois à huit secondes, avec ou sans bande sonore.

Ilmage to Video 2.0 produit d'impresionnants clips de 8 secondes maxi © Marc Mitrani pour Clubic

Elle peut aussi combiner les images de deux personnes dans une seule scène, ou encore créer un effet « drone » à partir d’une scène statique. Contrairement aux simples filtres d’animation, le système génère des trames cohérentes. Il comprend la profondeur de la scène et la nature des sujets. Un prompt permet même de donner des précisions supplémentaires. Moins spectaculaire, le montage vidéo IA est lui aussi appréciable.

Image to Video 2.0 : lisez bien les petits caractères !

Si la prouesse technique est là, il ne faut pas oublier que cette fonction de génération vidéo n’est pas traitée localement par le SoC : il n’est pas (encore) assez puissant pour cela ! Image to video 2.0 est un service cloud optionnel nécessitant une connexion internet permanente et un compte Honor ID.

Honor a instauré un système de quotas qui pourra frustrer les gros utilisateurs : les « Early Adopters », ceux qui ont activé leur nouveau smartphone avant le 31 juillet 2026, bénéficient de 10 utilisations gratuites par jour pendant 76 jours. Passé ce délai, le quota tombe à seulement 10 utilisations tous les 30 jours. Ces jetons mensuels ne sont pas cumulables et, une fois épuisés, le service est verrouillé jusqu’à la période suivante.

On peut toujours passer à la caisse pour acheter des utilisations à l’unité. Pour le prix, on repassera : au moment où ce test est réalisé, Honor n’a tout simplement pas encore décidé du tarif qui sera pratiqué. Pour l’activation du smartphone après le 31 juillet, le quota est fixe dès le premier jour, à savoir dix utilisations gratuites par mois.

Photo : 200 mégapixels et un studio (Harcourt) dans la poche

La caméra dorsale de l’Honor 600 est composée de deux modules :

  • Principal : capteur de 200 Mpx (format 1/1,4 ’’) ; objectif ouvrant à f/1,9 ; stabilisation optique OIS haute performance (certification CIPA 6.0) ; focale équivalente 27 mm.
  • Ultra grand-angle : capteur de 12 Mpx ; objectif ouvrant à f/2,2 ; champ de vision de 112° ; autofocus permettant les prises de vue en mode macro
Caméra frontale du 600 © Marc Mitrani pour Clubic

La caméra frontale est quant à elle constituée d’un capteur de 50 Mpx et d’un objectif ouvrant à f/2,1. Fidèle à la tradition de la marque, elle offre un piqué flatteur en plein jour avec une gestion logicielle des visages assez marquée. Si le niveau de détail est au rendez-vous sous un beau soleil, le lissage devient plus agressif dès que l’on bascule en intérieur ou que la lumière décline, faisant perdre au cliché son naturel.

La caméra dorsale du 600 est quasiment idenique à celle de l'iPhone 17 Pro © Marc Mitrani pour Clubic

En plein jour, le module principal produit de superbes images. La colorimétrie s’avère excellente, même si l’IA booste un peu trop le bleu du ciel. Et les puristes pourront toujours modérer son enthousiasme en la désactivant. Les détails sont nets et les zones sombres restent lisibles. Bref, de l’excellent boulot. L’ultra grand-angle ne démérite pas non plus et il faut vraiment observer la photo de très près pour y déceler une minuscule mollesse sur les bords.

Le 600 ne dispose pas de zoom optique, mais le simule. Il faut dire qu’avec un capteur 200 Mpx, il y a de la marge pour produire des fichiers de 12,5 Mpx. À tel point que le pixel binning s’effectue sur des matrices de 4x4 photosites. En zoom 2x, l’image reste irréprochable en bonne luminosité. En 4x, les détails les plus fins commencent à disparaître si l’on examine la scène à 100 % sur un moniteur informatique. Inutile de préciser que cela ne se verra pas lors d’un partage sur les réseaux sociaux ou même sur un tirage en format carte postale.

La dégradation est visible à partir de 10x, valeur où les détails disparaissent un peu plus et où le lissage crée un rendu un peu artificiel. Le résultat reste tout de même exploitable avec un peu d’indulgence et surtout sans recadrage. Au-delà et jusqu’à 30x, valeur maximale proposée, on s’approche plus de l’art conceptuel que d’une photographie en bonne et due forme : les détails se font la malle tandis que les lignes droites zigzaguent.

Module principal © Marc Mitrani pour Clubic
Ultra grand-angle © Marc Mitrani pour Clubic
Zoom 2x © Marc Mitrani pour Clubic
Zoom 4x © Marc Mitrani pour Clubic
Zoom 10x © Marc Mitrani pour Clubic
Zoom 20x © Marc Mitrani pour Clubic
Zoom 30x © Marc Mitrani pour Clubic

En prise de vue nocturne, le module principal produit des images exploitables si l’on ne dépasse pas un facteur de zoom 2x. On évitera de s’aventurer au-delà, surtout si la scène est lointaine : les détails n’y survivraient pas. Le mode nuit permet de s’aventurer jusqu’à un zoom 10x, valeur où les détails de la scène deviennent un concept plutôt flou…

Module principal © Marc Mitrani pour Clubic
Ultra grand-angle © Marc Mitrani pour Clubic
Zoom 2x © Marc Mitrani pour Clubic
Zoom 5x © Marc Mitrani pour Clubic
Zoom 10x © Marc Mitrani pour Clubic

Le mode portrait, toujours coconçu avec le Studio Harcourt, ne démérite pas. Le flou d’arrière-plan est parfaitement simulé et la colorimétrie caractéristique du studio parisien est reproduite au travers de trois modes. L’IA « comprend » comment la lumière doit tomber sur les pommettes ou l’arête du nez pour sculpter le visage. C’est clairement un atout majeur pour les portraitistes amateurs : on sort de la photo « faite au smartphone » pour entrer dans une esthétique beaucoup plus glamour et intemporelle.

Honor 600 Pro : prise en main d’un fantôme

La version « Pro » de l’Honor 600 bénéficie d’un lancement très discret, le constructeur préférant mettre l’emphase sur le modèle standard. À tel point qu’il sera uniquement disponible sur Honor.com… On vous le présente rapidement suite à une prise en main express.

Côté design, le 600 Pro est au 600 ce que l’iPhone 17 Pro Max est au 17 Pro… Même look, même qualité de construction. Sa caméra dorsale reprend les deux modules du 600, avec en prime un téléobjectif optique 3,5x de 50 Mpx. Autre différence notable, il est construit autour du SoC Snapdragon 8 Elite de Qualcomm, vedette de l’an dernier en matière de haut de gamme. Il dispose de 12 Go de RAM et d’un stockage non extensible de 512 Go.

Résultats Antutu
Résultats Geekbench
Résultats 3DMark Wildlife Extreme
Résultat throttling

Nous sommes un peu déçus par l’utilisation d’une batterie Lithium-Ion de 6400 mAh seulement. Pourquoi ne pas avoir repris le modèle silicium-carbone du 600 ? Peut-être pour laisser plus de place au mécanisme de dissipation thermique. Celui-ci s’avère particulièrement efficace en utilisation longue puisqu’il limite le throttling à seulement 10 %. Ses performances sont au moins aussi bonnes que celles des flagships de l’an dernier, ce qui en fait un produit recommandable pour les gamers et les utilisateurs exigeants.

Pour en revenir à l’aspect énergétique, le 600 Pro tient aisément une journée et demie en usage traditionnel. Il bénéficie de la techno SuperCharge 80 Watts à condition d’acquérir le bloc d’alimentation Honor et bénéficie de la charge sans fil 50 Watts. Enfin, la partie logicielle est strictement identique à ce que propose le 600 « tout court ». On retrouve donc Android 16, MagicOS 10 et six ans de fourniture des mises à jour majeures de l’OS et des patchs de sécurité.

Le 600 Pro est proposé uniquement sur le site d’Honor, au prix de 999 euros en 12 + 512 Go. On quitte la gamme de prix du milieu de gamme pour se rapprocher franchement de celle des premium (ce qu’il est). Honor propose une offre de lancement pour le moins alléchante: 799 euros, soit 200 euros de réduction. Il est accompagné de deux produits offerts : le casque Honor Choice Headphones lite que l’on complète au choix du projecteur vidéo Honor Choice Projector Air ou de la tablette Honor Pad X8a.

Honor 600 : l’avis de Clubic

Conclusion
Note générale
9 / 10
Prix d'excellence

C’est un fait : l’Honor 600, nouvel étendard de la marque en milieu de gamme, reprend l’essentiel de l’aspect de l’iPhone 17 Pro Max. Mais la ressemblance physique s’arrête là : plus fin, plus léger, plus autonome, mais aussi beaucoup moins puissant, il n’en demeure pas moins un produit très intéressant. Proposer un milieu de gamme piquant le look du flagship d’Apple, il fallait oser. Surtout pour en faire un produit vendu trois fois moins cher… et capable d’échanger des photos par contact NFC avec l’univers de la Pomme.

Qu’a-t-on pour ce prix ? Tout d’abord, un excellent écran, une autonomie impressionnante et une étanchéité conforme à la très sévère norme IP69K. Sans être aussi performant que son modèle — tant s’en faut — l’Honor 600 est taillé pour les usages courants de la vie quotidienne. Ses capacités photographiques sont excellentes en plein jour si l’on ne cherche pas à trop zoomer sur une scène (il n’a pas de téléobjectif optique). En faible luminosité, les images produites sont correctes tant que l’on ne cherche pas à zoomer. Mention spéciale pour le mode portrait co-conçu avec le Studio Harcourt et pour les outils IA maison. Parmi eux, Image to video 2.0 est particulièrement réussi.

Très bien, mais le prix dans tout cela ? Il est conforme à ce que l’on peut espérer d’un produit positionné en haut de milieu de gamme. Il est décliné en 128 Go, 256 Go ou 512 Go de stockage, respectivement à 549,90 €, 649,90 € et 699,90 €. La version 512 Go sera exclusivement commercialisée sur le site web Honor.com. Pour fêter son lancement, Honor propose les versions 256 et 512 Go à 499,90 €. À ce prix, c’est une affaire et on a du mal à imaginer que les prix officiels soient appliqués très longtemps…

Les plus
  • Écran de très bonne qualité
  • Autonomie et charge rapide
  • MagicOS 10 et Magic AI
  • Conformité IP68, IP69, et IP69K
  • Qualité photo en plein jour jusqu'en 4x
  • Mode portrait Harcourt
  • Échange de fichiers avec iPhone simplifié
Les moins
  • Design pompé sur l'iPhone 17 Pro
  • Trop de bloatwares !
  • Qualité d'image nocturne améliorable
  • Utilisation gratuite d'image to video 2.0 trop restreinte
Sous-notes
Logiciel & IA
9
Ecran
10
Performances
7
Autonomie & charge
9
Design & construction
10
Photo
8

Fiche technique HONOR 600

Résumé
Taille de l'écran6.57 pouces
Taux de rafraîchissement120Hz
Mémoire interne128 Go, 256 Go, 512 Go
Mémoire vive (RAM)8 Mo
Capacité de la batterie6400 mAh
Charge rapideOui
Définition du / des capteur(s) arrière200 Mpx ; 12 Mpx
Caractéristiques techniques
Système d'exploitationAndroid
Version du système d'exploitation16
Surcouche AndroidMagicOS 10
Assistant vocalGemini
Affichage
Taille de l'écran6.57 pouces
Type d'écranAMOLED
Définition de l'écran2728 x 1264 pxl
Taux de rafraîchissement120Hz
Densité de pixels458 ppp
Écran HDROui
Mémoire
Mémoire interne128 Go, 256 Go, 512 Go
Stockage extensibleNon
Performance
ProcesseurQualcomm Snapdragon 7 Gen 4
Nombre de cœurs CPU8
Fréquence CPU2.8GHz
Mémoire vive (RAM)8 Mo
Batterie
Capacité de la batterie6400 mAh
Batterie amovibleNon
Recharge sans-filNon
Charge rapideOui
Puissance de la charge rapide80W
Appareil Photo
Nombre de caméras (avant & arrière)1 + 2
Définition du / des capteur(s) arrière200 Mpx ; 12 Mpx
Définition du / des capteur(s) avant50 Mpx
Stabilisateur caméraOptique et Numérique
Flash arrièreDual-LED
Flash FrontalNon
Ouverture objectif photo arrièresf/1,9 ; f/2,2
Ouverture objectif photo frontauxf/2
Réseau
Carte(s) SIM compatible(s)Nano-SIM, eSIM
Nombre total eSIM1
Compatible double SIMOui
Compatible 5GOui
Compatible VoLTEOui
Connectivité
Wi-FiWifi 7
Bluetooth5.4
NFCOui
GPSOui
Equipement
Type de connecteurUSB Type-C (USB 2.0)
Lecteur biométrique à empreinte digitaleOui
Capteur de reconnaissance facialeReconnaissance faciale 2D
AccéléromètreOui
GyroscopeOui
Prise JackNon
Nombre de haut-parleurs2
Caractéristiques physiques
Hauteur156mm
Largeur74.7mm
Epaisseur7.8mm
Poids185g
Certification IPIP68 + IP69 + IP69K
Indice de réparabilité8
Débit d’Absorption Spécifique (DAS)
DAS tête0,97 W/kg
DAS tronc1,29 W/kg
DAS membres2,99 W/kg