Roulez tambours, sonnez trompettes : Xiaomi a de très grandes ambitions pour le 17 Ultra, son smartphone haut de gamme. À l’en croire, le nouveau venu ne se contente pas de succéder aux modèles précédents : il redéfinit la notion même de cocréation stratégique avec son partenaire Leica.

Tous deux parlent désormais d’une « fusion technologique profonde intégrée de bout en bout ». Rien que ça. Comment ? En poussant encore plus loin la coconception du produit. Il ne s’agit plus de créer des filtres ou de rajouter quelques algorithmes : désormais, tout est fait à deux, chacun apportant son savoir-faire dans son domaine de connaissance. Ce n’est pas un mariage, mais ça commence à y ressembler…

Avec Le 17 Ultra, Xiaomi et Leica prolongent ce qui a été entrepris avec les 13, 14 et 15 Ultra : transformer un ordinateur de poche en boîtier photographique de qualité professionnelle, sans rien sacrifier sur l’ergonomie.

De quoi faire saliver d’envie n’importe quel photographe à condition que la promesse soit tenue ! On l’a donc pris en test pendant un mois, histoire de vérifier comment ça se passait dans la vraie vie.

Avec en ligne de mire la réponse à la question qui fâche : le 17 Ultra peut-il remplacer un appareil photo hybride de bonne qualité vendu au même prix (1499 euros) ?

Prix d'excellence
9  / 10
Xiaomi 17 Ultra
Prix d'excellence

Meilleurs prix

Les plus
  • Qualité photographique exceptionnelle
  • Excellentes performances
  • Écran remarquable
  • Qualité de construction
  • Pas de hausse de prix par rapport au 15 Ultra
Les moins
  • Des bloatwares dans un smartphone de ce prix !!!
  • Pas de chargeur fourni
  • Prix élevé (mais justifié)

Design & ergonomie : des changements mineurs, mais bienvenus

Côté design, le Xiaomi 17 Ultra est en rupture esthétique nette par rapport au 15 Ultra. Fini les courbes enveloppantes : on passe à un design entièrement plat et donc plus anguleux. Ce choix peut ne pas plaire à tout le monde, mais il a le mérite de lui conférer un look plus professionnel.

Rien à signaler en matière de design!
Rien à signaler en matière de design!
© Marc Mitrani pour Clubic

Le smartphone mesure 162,9 × 77,6 × 8,29 mm pour 219 g. Il est donc plus fin et plus léger que son prédécesseur (9,4 mm et 226 g). C’est le modèle Ultra le plus fin et le plus léger jamais produit par Xiaomi : ce n’est pas rien quand on connaît la réputation de briques qu’avaient les précédentes moutures. En main, la différence se ressent immédiatement : le 17 Ultra est certes imposant — on reste sur un écran de 6,9 pouces —, mais sa finesse compense en partie le gabarit.

L'imposante caméra dorsale a été déplacée de quelques millimètres, rendant la prise de vue plus confortable © Marc Mitrani pour Clubic

Le cadre en alliage d’aluminium offre une rigidité très rassurante. Notre exemplaire de test était vert, sa face arrière arborant des particules minérales lui donnant une petite touche d’originalité bienvenue. L’appareil est aussi proposé en blanc ou en noir, le revêtement arrière étant réalisé en fibres de verre composite.

Le tiroir pour cartes SIM se trouve à la base, à côté du connecteur USB-C © Marc Mitrani pour Clubic

Le module photo a été repositionné légèrement vers le haut et se fait plus discret que celui du 15 Ultra. Cela n’a l’air de rien, mais ces quelques millimètres libérés permettent aux doigts de se placer naturellement sous le module sans le masquer, rendant la capture d’image plus ergonomique. Il dépasse toujours du châssis — c’est inévitable avec un capteur 1″ et un zoom périscopique —, mais la protubérance est mieux intégrée.

Le Xiaomi 17 Ultra a été pensé comme un boitier photographique traditionnel © Marc Mitrani pour Clubic

Il est conforme aux normes d’étanchéité IP68 et IP69, le rendant résistant à un jet d’eau chaude sous haute pression. Signalons enfin que Xiaomi a la délicatesse de fournir une coque de protection transparente, à défaut de proposer en Europe un chargeur (ou le moyen d’en obtenir un gratuitement).

Écran : HyperRGB fait sa première apparition (et c’est tant mieux!)

Le Xiaomi 17 Ultra embarque une dalle LPTO AMOLED de 6,9 ’’ affichant 1200 x 2608 pixels, soit moins que celle du 15 Ultra (1440 x 3200 pixels). Paradoxalement, ce n’est pas un problème, puisqu’elle inaugure la technologie Xiaomi HyperRGB.

Contrairement aux dalles classiques où les pixels partagent certains sous-pixels entre eux, le HyperRGB propose un agencement RGB complet. Chaque pixel dispose de ses propres sous-pixels rouge, vert et bleu, ce qui produit à résolution équivalente une netteté supérieure.

L'écran du 17 Ultra est irréprochable © Marc Mitrani pour Clubic

Vous l’aurez compris : en baissant la résolution de sa dalle HyperRGB, Xiaomi conserve la même netteté tout en diminuant sa consommation électrique. Certes, la densité de pixels tombe à 416 ppp, contre 522 ppp l’an dernier. Mais dans la pratique, HyperRGB compense très largement en produisant du texte net et des contours francs. Il faut véritablement coller son nez à l’écran pour percevoir une différence. Et encore.

La luminosité maximale grimpe jusqu’à 3 500 nits en pic HDR. Aucun problème pour voir l’écran, même en plein soleil. La fréquence de rafraîchissement oscille entre 1 et 120 Hz, ce qui participe activement à l’autonomie. La colorimétrie est excellente en mode « couleurs originales », avec une couverture complète du gamut DCI-P3 et le support de 68 milliards de teintes. Enfin, l’affichage est certifié Dolby Vision et HDR10+.

Des performances au top

Sans surprise, le Xiaomi 17 Ultra est construit autour d’un SoC Snapdragon 8 Elite Gen 5 de Qualcomm. Elle dispose de 16 Go de RAM LPDDR5X et de 512 Go de stockage UFS 4.1 (un modèle 1 To est aussi disponible). La partie graphique est gérée par l’Adreno 840, intégré au SoC. On s’attend donc à obtenir d’excellentes performances, ce que confirme notre batterie de tests.

Antutu
Geekbench

Les tests de laboratoire confirment cette impression de puissance absolue. Sur AnTuTu, le Xiaomi 17 Ultra atteint le score de 3 484 107 points. Les résultats sur Geekbench 6.6 le crédite de 3 581 points en monocoque et de 10 541 points en multicœurs. Enfin, 3DMark Wild Life Extreme estime ses performances graphiques à 6 833 points. Ces chiffres traduisent une réserve de puissance non négligeable, renforcée par la présence d’un processeur neuronal NPU Hexagon ultra performant. En clair, le propriétaire d’un Xiaomi 17 Ultra n’aura pas à rougir de ses prouesses avant de nombreuses années.

3DMark Mobile Wildlife Extreme
Evaluation du throttling

La gestion thermique est assurée par un mécanisme de refroidissement IceLoop 3D à double canal, basé sur une chambre à vapeur qui sépare les flux de vapeur et de liquide. En utilisation intensive prolongée — une heure de Genshin Impact par exemple —, le dos de l’appareil monte aux alentours de 42-43 °C ce qui reste à notre avis acceptable. La réduction de la fréquence de fonctionnement (throttling) est assez rapide et atteint -40 % au bout de 7 minutes pour ensuite rester stable sur la durée. Cela évite les à-coups dus aux sauts de fréquences trop importants et ravira donc les joueurs invétérés.

Autonomie très correcte et charge vraiment rapide

Xiaomi a considérablement musclé la batterie du 17 Ultra par rapport au 15 Ultra puisqu’elle passe de 5 410 à 6 000 mAh. Il utilise pour cela la technologie « Xiaomi Surge », dénomination maison du Silicium-Carbone que l’on trouve chez les concurrents. Elle s’en différencie toutefois par un pourcentage de silicium nettement plus élevé dans l’anode (16 %, contre 10 % chez realme par exemple).

Très bien, mais ça donne quoi dans la vraie vie ? En usage mixte — navigation web, réseaux sociaux, messagerie, quelques photos, streaming vidéo raisonnable), on tient facilement une journée et demie, voire deux en désactivant quelques fonctions secondaires (GPS, notamment). C’est une nette amélioration par rapport au 15 Ultra qui tirait la langue en fin de journée. L’écran LTPO HyperRGB, moins consommateur d’énergie, participe à ce résultat.

Xiaomi 17 Ultra © Marc Mitrani pour Clubic

En mode geek — sessions photo prolongées, jeu vidéo, visualisation de séries —, il faudra quand même surveiller la jauge en fin de journée si l’on ne souhaite pas se retrouver à plat. L’autonomie est donc très correcte, à défaut d’être exceptionnelle : rien de vraiment étonnant pour un smartphone équipé d’un SoC puissant, mais énergivore.

La recharge filaire monte à 90 W en utilisant le bloc d’alimentation propriétaire Xiaomi HyperCharge (non inclus). On passe de 0 à 50 % en une vingtaine de minutes et on atteint les 100 % en 49 minutes. Avec un modèle Power Delivery standard, comptez plutôt 80 minutes pour arriver à 100 %. La recharge sans fil monte à 50 W (avec la platine à induction maison) tandis que la charge inversée filaire de 22,5 W dépannera un accessoire ou un autre smartphone.

Carton rouge pour les bloatwares

Le Xiaomi 17 Ultra tourne sous Android 16 avec la surcouche HyperOS 3. Xiaomi promet 5 mises à jour majeures d’Android et 6 ans de correctifs de sécurité. C’est bien, mais encore un cran en dessous des 7 ans proposés par Samsung, Google et Honor.

HyperOS 3 est une surcouche globalement réussie sur le plan visuel. Elle comble les lacunes de l’interface officielle d’Android tout en apportant des options bienvenues. La personnalisation de l’interface tient une place de choix et l’on peut générer des fonds d’écran par IA, changer les icônes, les polices d’affichage, etc. Dommage que Xiaomi n’ait pas jugé utile de rendre possible l’ajout de packs d’icônes standard que l’on trouve sur le Play Store. Il faut impérativement passer par l’application « thèmes » pour acheter des collections spécifiques (il n’y a pas de petit profit).

Tout serait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes si Xiaomi arrivait à se débarrasser de son amour irraisonné des bloatwares. On en trouve un peu partout, notamment dans le dossier « Plus d’applications ». Ils sont heureusement désinstallables, mais leur présence sur un smartphone de ce prix est très agaçante.

Côté IA, Xiaomi joue sur deux tableaux. D’un côté, l’intégration du Gemini de Google, figure quasi imposée des smartphones Android. Gemini fait fonction d’assistant personnel que l’on peut invoquer depuis n’importe quelle application. Il donne accès aux fonctions désormais traditionnelles de l’IA de Google, y compris à Gemini Live.

De l’autre, HyperAI fait figure de solution maison. On la retrouve dans plusieurs applications spécifiques au constructeur. Dans Notes, par exemple, elle propose des suggestions de contenu, des réécritures et des traductions. Dans la Galerie, elle offre le détourage intelligent, l’extension de photo par IA, l’effacement d’éléments indésirables, la création de bokeh artificiels et le remplacement de ciel.

Ces outils fonctionnent avec une efficacité tout à fait correcte. Ils n’atteignent pas toujours la précision d’autres acteurs de l’IA (notamment Samsung et Galaxy AI), mais restent largement utilisables — et utiles — au quotidien.

À l’usage, le couple Gemini + Hyper AI fonctionne bien, voire même très bien. On n’atteint pas encore le degré d’intégration que peut avoir Samsung, pionnier en matière d’IA sur smartphones. Mais petit à petit, Hyper AI devient une solution à considérer, notamment pour le traitement d’images.

HyperConnect : Xiaomi parle à Apple !

L'une des nouveautés les plus marquantes d’HyperOS 3 est l’extension d’HyperConnect à l’écosystème Apple. Pour en profiter, il faut installer l’application gratuite « Xiaomi Interconnectivity » depuis l’App Store. Elle est compatible avec les iPhone et iPad sous iOS/iPadOS 14.0 ou ultérieur, les Mac équipés d’une puce Apple M1 (ou ultérieure) sous macOS 12.0 minimum, et même l’Apple Vision Pro via visionOS. Côté Xiaomi, le smartphone doit tourner sous HyperOS 2 ou supérieur. Seule contrainte : les deux appareils doivent être connectés au même réseau Wi-Fi.

Xiaomi Hyperconnect sur macOS

Une fois le compte Xiaomi renseigné, c’est la fonction de transfert de fichiers via Mi Share qui retient d’abord l’attention. Photos, vidéos, documents : tout transite dans les deux sens entre le Xiaomi et l’appareil Apple, ce qui règle enfin l’éternel casse-tête de l’échange de clichés entre les deux écosystèmes. Le presse-papiers devient lui aussi partagé : on copie un texte sur l’iPhone, on le colle sur le Xiaomi.

Mais HyperConnect va plus loin. On peut afficher l’écran du Xiaomi en miroir sur un Mac, synchroniser les mémos d’un iPhone vers l’app Notes du smartphone par simple contact NFC, ou encore recevoir ses notifications iPhone directement sur le Xiaomi. Côté multimédia, la diffusion de contenu vers un téléviseur Xiaomi en mode Picture-in-Picture depuis un appareil Apple complète le tableau.

L’interopérabilité n’atteint évidemment pas le niveau d’intégration native d’un écosystème Apple pur. Mais pour les utilisateurs qui naviguent entre les deux mondes — et ils sont nombreux —, cette passerelle est une avancée concrète qui pourrait bien peser dans la balance au moment du choix.

Photo et vidéo : un téléobjectif de rêve

La caméra dorsale du Xiaomi 17 Ultra est composée de quatre modules :

  • Principal : capteur Light Fusion 1050 L de 50 Mpx, format 1 pouce, technologie LOFIC HDR ; objectif Leica Summilux ouvrant à f/1,67 ; stabilisation optique ; focale équivalente 23 mm.
  • Ultra grand-angle : capteur Samsung JN5 de 50 Mpx (1/2,76", photosites de 0,64 µm) ; objectif ouvrant à f/2,2 ; champ de vision 115° ; focale équivalente 14 mm ; autofocus PDAF.
  • Téléobjectif : capteur Samsung HPE de 200 Mpx (1/1,4") ; objectif Leica APO ouvrant à f/2,39- 2,96 ; zoom optique mécanique continu 75-100 mm (3,2x à 4,3x) ; OIS ; macro 30 cm ; zoom numérique jusqu’à 400 mm (17,2x).
  • Module technique : Capteur 3D « Time of Flight » (ToF) ; capteur de spectre de couleur. Ne produit pas d’images, mais aide à la création des photos.
Caméra dorsale du 17 Ultra © Marc Mitrani pour Clubic

La caméra frontale est quant à elle constituée d’un capteur de 50 Mpx et d’un objectif ouvrant à f/2,2 avec un champ de vision de 90° (21 mm). En bonne luminosité, elle produit des selfies détaillés et bien exposés. La netteté du résultat se dégrade en faible luminosité ou une fois la nuit tombée.

Par rapport au 15 Ultra, on note la suppression du second module téléobjectif. Le 15 Ultra empilait un 5x et un 3x : ce n’est pas le cas du 17 Ultra, qui mise tout sur un unique module téléobjectif à zoom mécanique continu. Ce choix est audacieux (c’est d’ailleurs une première sur un smartphone) et il s’avère payant à l’usage. La transition entre 3,2x et 4,3x est parfaitement fluide, sans rupture de tonalité ni de rendu colorimétrique.

Le mode SuperLune, aidé par l'IA, produit des images impressionnantes © Marc Mitrani pour Clubic
Luminosité moyenne, zoom x3,7 au travers d'une vitrine : le téléobjectif est irréprochable © Marc Mitrani pour Clubic
Intérieur, éclairage artificiel moyen © Marc Mitrani pour Clubic

Grâce au capteur de 200 Mpx, le recadrage permet de simuler un zoom « qualité optique », c’est-à-dire sans dégradation excessive de la qualité. Le téléobjectif est conforme aux standards optiques Leica APO. Cette conception force toutes les couleurs de la lumière à converger exactement au même point pour une netteté totale. Concrètement, les images sont dépourvues d’aberrations chromatiques (ces petits liserés bleu-violet sur les contours) et de reflets parasites : le rendu est chirurgical, propre et professionnel.

Le mode portrait s'avère efficace sur les natures mortes © Marc Mitrani pour Clubic

En plein jour, le capteur principal 1’’ fait des merveilles. La dynamique générale est impressionnante, les couleurs sont riches sans être saturées à l’excès, tandis que le niveau de détail s’avère remarquable. Les deux profils colorimétriques Leica — Vibrant pour un rendu plus punch, et Authentic pour une restitution plus fidèle — offrent une vraie flexibilité créative. L’ultra grand-angle se montre à la hauteur de ce qu’on attend d’un module secondaire sur un flagship : bon piqué au centre, distorsion correctement contrôlée et colorimétrie cohérente avec le capteur principal.

Intérieur, très faible éclairage, zoom 3,43x : le 17 Ultra n'a rien à envier à un boitier de bonne qualité (merci Wissam H.) © Marc Mitrani pour Clubic

Le 17 Ultra ne démérite pas en basse lumière ou la nuit. Le capteur 1’’ retransmet les infos de la scène avec une efficacité redoutable et le traitement logiciel réduit notablement le bruit numérique.

Ultra grand-angle © Marc Mitrani pour Clubic
Module principal © Marc Mitrani pour Clubic
Zoom 2x © Marc Mitrani pour Clubic
Zoom 3,2x © Marc Mitrani pour Clubic
Zoom 4,3x © Marc Mitrani pour Clubic
Zoom 8,6x © Marc Mitrani pour Clubic
Zoom 17,2x © Marc Mitrani pour Clubic
Zoom 30x © Marc Mitrani pour Clubic
Zoom 60x © Marc Mitrani pour Clubic
Zoom 120x © Marc Mitrani pour Clubic

Côté vidéo, le 17 Ultra propose un enregistrement jusqu’en 8K à 30 im/sec, mais c’est surtout la 4K à 120 im/sec avec encodage Dolby Vision qui impressionne. Pour les vidéastes plus exigeants, le mode Log enregistre une image volontairement neutre pour conserver un maximum de détails dans les zones sombres et claires, offrant ainsi une latitude de correction totale en postproduction. Il est soutenu par l’ACES, le standard de couleur en vogue à Hollywood, qui garantit que les teintes sont traitées selon une norme universelle pour un rendu constant sur n’importe quel écran.

Ultra grand-angle © Marc Mitrani pour Clubic
Module principal © Marc Mitrani pour Clubic
Zoom 2x © Marc Mitrani pour Clubic
Zoom 3,2x © Marc Mitrani pour Clubic
Zoom 4,3x © Marc Mitrani pour Clubic
Zoom 8x © Marc Mitrani pour Clubic
Zoom 17,2x © Marc Mitrani pour Clubic
Zoom 30x © Marc Mitrani pour Clubic
Zoom 60x © Marc Mitrani pour Clubic
Zoom 120x © Marc Mitrani pour Clubic

Reste à répondre à la question à 1500 euros : le 17 Ultra peut-il remplacer un appareil photo semi-professionnel ? Quitte à faire bondir les puristes, nous pensons que oui. En tant que photojournaliste professionnel travaillant depuis plus de 10 ans avec un Leica, je n’hésiterai pas à partir en reportage avec le Xiaomi 17 Ultra.

Bien entendu, il ne s’agit pas de mettre au rebut notre boîtier habituel, dont les images restent techniquement meilleures (un capteur de type 1’’ n’est pas au niveau d’un full frame). mais la qualité d’image est plus que satisfaisante. Sans oublier, bien entendu, l’aspect ultra-compact qui permet de voyager plus léger.

Xiaomi 17 Ultra ou Leica Leitzphone ?

À l’occasion du 100ᵉ anniversaire de Leica, les deux partenaires poussent leur collaboration un cran plus loin avec le Leica Leitzphone powered by Xiaomi. Si les deux appareils partagent la même base technique, le Leitzphone se distingue par plusieurs spécificités destinées aux puristes de la photographie.

Le Leitzphone abandonne la fibre de verre pour un châssis intégral en alliage d’aluminium avec une finition anodisée nickel. Proposé uniquement en finition noire, son esthétique est plus proche de celle des boîtiers traditionnels Leica. L’anneau métallique cranté entourant la caméra dorsale offre une sensation tactile qui rappelle immédiatement les bagues de mise au point des objectifs de la série M.

Le mode Leica Essential, spécifique au Leitzphone, permet de recréer numériquement le rendu photographique d’appareils de légende comme le Leica M9 ou le Leica M3. Les amateurs de noir et blanc apprécieront également l’intégration du profil de film Leica MONOPAN 50.

L’interface a été personnalisée pour reprendre les pictogrammes et polices de caractères officiels de Leica. Des widgets exclusifs donnent accès aux meilleures images de LFI (Leica Fotografie International, le club photographique de Leica : rien à voir avec notre Mélenchon national !)

Le Leitzphone n’est disponible qu’en version 16 Go + 1 To au tarif de 1999 euros. Le Xiaomi 17 Ultra avec la même capacité de stockage vaut 1699 euros. Le surcoût de 300 euros par rapport au 17 Ultra (à stockage équivalent) se justifie-t-il ? Techniquement, non : les capteurs, le processeur Snapdragon 8 Elite Gen 5 et la batterie de 6000 mAh sont strictement identiques.

Cependant, le Leitzphone n’est pas un choix rationnel : c’est un objet de collection. Si l’on recherche l’expérience logicielle la plus proche d’un boîtier Leica traditionnel ainsi qu’une finition en métal noble plus « brute » que celle du 17 Ultra, l’investissement se justifie. Pour tous les autres, le Xiaomi 17 Ultra offre les mêmes performances photographiques pures pour une facture moins salée.

Xiaomi 17 Ultra : l'avis de Clubic

Conclusion
Note générale
9 / 10
Prix d'excellence

Chez Xiaomi, le « haut du haut de gamme » se prononce en 2026 « 17 Ultra ». Conçu en collaboration de plus en plus étroite avec Leica, il met plus que jamais l’emphase sur la photographie. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le résultat est à la hauteur de nos espérances ! En troquant les deux téléobjectifs contre un seul, on pouvait se demander si le constructeur avait fait un choix judicieux. La réponse tient en un seul mot : oui !

Le nouveau téléobjectif est équipé d’un zoom mécanique continu couvrant l’intégralité de la plage focale 75-100 mm. À notre connaissance, c’est une première pour un smartphone. Mieux encore : le résultat est tout bonnement excellent, l’optique ayant été amoureusement concoctée par Leica. On peut pousser le zoom bien plus loin. Les algorithmes de traitement d’image, appliqués à ce que récolte le capteur de 200 Mpx, font des merveilles jusqu’à 400 mm (soit un facteur de zoom x17,2). Au-delà, le résultat reste très correct, l’IA faisant du très bon boulot.

Cette qualité se retrouve sur les images produites par l’ultra-grand-angle et sur le module principal, tant en bonne luminosité qu’à la tombée de la nuit. Le mode portrait a lui aussi fait l’objet de toutes les attentions et produit un résultat impeccable.

Au-delà de l’aspect photographique, le 17 Ultra brille par une conception irréprochable et une puissance de calcul plus que suffisante. L’intégration de plus en plus poussée de l’IA dans HyperOS 3.0, la surcouche logicielle de Xiaomi est elle aussi appréciable. L’écran affiche une excellente image, l’autonomie reste plus qu’honorable compte tenu de l’équipement et on apprécie la charge rapide (à condition d’investir dans le bloc d’alimentation conçu par Xiaomi).

Tout n’est pas parfait, malheureusement. À commencer par le prix : 1499 euros pour la version 16 Go + 512 Go, qui le place dans la catégorie des produits de luxe. Néanmoins, il faut reconnaître à Xiaomi qu’il n’a pas augmenté son prix par rapport à la version précédente. Ce n’est pas si fréquent avec les pénuries actuelles de composants.

Mais ce qui nous fâche le plus est la présence insupportable de bloatwares préinstallés et de publicité dans quelques applications maison. À l’extrême limite, on peut l’accepter sur des produits d’entrée de gamme. Mais sûrement pas sur un produit positionné en haut de gamme. Il va falloir que Xiaomi comprenne cela un jour ou l’autre.

Les plus
  • Qualité photographique exceptionnelle
  • Excellentes performances
  • Écran remarquable
  • Qualité de construction
  • Pas de hausse de prix par rapport au 15 Ultra
Les moins
  • Des bloatwares dans un smartphone de ce prix !!!
  • Pas de chargeur fourni
  • Prix élevé (mais justifié)
Sous-notes
Logiciel & IA
8
Ecran
10
Performances
10
Autonomie & charge
9
Photo & vidéo
10
Design & construction
9

Fiche technique Xiaomi 17 Ultra

Résumé
Taille de l'écran6.9 pouces
Taux de rafraîchissement120Hz
Mémoire interne512 Go, 1 To
Mémoire vive (RAM)16 Go
Capacité de la batterie6000 mAh
Charge rapideOui
Définition du / des capteur(s) arrière50 Mpxl + 200 Mpxl + 50 Mpxl
Caractéristiques techniques
Système d'exploitationAndroid
Version du système d'exploitation16
Surcouche AndroidHyperOS 3
Assistant vocalGemini
Affichage
Taille de l'écran6.9 pouces
Type d'écranHyperRGB OLED
Définition de l'écran2608 x 1200 pixels
Taux de rafraîchissement120Hz
Mémoire
Mémoire interne512 Go, 1 To
Stockage extensibleNon
Performance
ProcesseurSnapdragon 8 Elite Gen 5
Finesse de gravure3nm
Nombre de cœurs CPU8
GPUAdreno 840
Mémoire vive (RAM)16 Go
Batterie
Capacité de la batterie6000 mAh
Batterie amovibleNon
Recharge sans-filOui
Charge rapideOui
Puissance de la charge rapide90W
Appareil Photo
Nombre de caméras (avant & arrière)1 + 3
Définition du / des capteur(s) arrière50 Mpxl + 200 Mpxl + 50 Mpxl
Définition du / des capteur(s) avant50 Mpxl
Enregistrement vidéo8K@30 fps, 4K@30/60/120 fps, 1080p@30/60 fps, 720p@30 fps
Stabilisateur caméraOptique et Numérique
Flash arrièreQuad-LED
Flash FrontalNon
Ouverture objectif photo arrièresf/1,67 + /f2,39-2,96 + f/2,2
Ouverture objectif photo frontauxf/2,2
Zoom Optique75 - 100 mm
Réseau
Carte(s) SIM compatible(s)Nano-SIM, eSIM
Compatible double SIMOui
Compatible 5GOui
Compatible VoLTEOui
Connectivité
Wi-Fi7
Bluetooth6
NFCOui
GPSOui
Equipement
Type de connecteurUSB Type-C
Lecteur biométrique à empreinte digitaleOui
Capteur de reconnaissance facialeReconnaissance faciale 2D
AccéléromètreOui
GyroscopeOui
Capteur de lumière ambianteOui
Prise JackNon
Nombre de haut-parleurs2
Caractéristiques physiques
Hauteur162.9mm
Largeur77.6mm
Epaisseur8.29mm
Poids219g
Certification IPIP68
Indice de réparabilitéNC
Débit d’Absorption Spécifique (DAS)
DAS tête0,997 W/kg
DAS tronc0,989 W/kg
DAS membres2,543 W/kg