Samsung peaufine sa Galaxy Watch Ultra avec cette deuxième génération : boîtier en titane affiné, écran capable de grimper à 5000 nits, Snapdragon Wear Elite sous le capot. Une montre taillée pour rivaliser avec l’Apple Watch Ultra 3, avec un seul obstacle de taille : elle reste incapable de se passer de son smartphone.

La Samsung Galaxy Watch Ultra 2 affine son design et muscle sa fiche technique ©Mathieu Grumiaux pour Clubic
La Samsung Galaxy Watch Ultra 2 affine son design et muscle sa fiche technique ©Mathieu Grumiaux pour Clubic
Les plus
  • Fabrication exemplaire, titane et verre saphir
  • Écran Super AMOLED 5 000 nits, lisibilité parfaite en plein soleil
  • One UI 9 Watch fluide et enfin mature
  • GPS très réactif et précis, cardio fiable
  • Suivi santé d'une richesse rare
  • Gemini rapide et bien intégré
  • Bonne autonomie pour une montre Ultra (près de 3 jours)
Les moins
  • Forte dépendance au smartphone pour de nombreux réglages
  • Pas de compatibilité iOS
  • Recharge un peu longue (environ 1h30)
  • Mesure de l'indice antioxydant peu ergonomique

La première Galaxy Watch Ultra avait déjà posé les bases d’une montre premium capable de tenir tête à l’Apple Watch Ultra sur son propre terrain : robustesse, autonomie, suivi sportif poussé. Cette deuxième génération affine la formule plutôt qu’elle ne la réinvente, avec un boîtier plus fin, un écran encore plus lumineux, et une nouvelle interface One UI 9 Watch qui embarque à la fois Gemini et Bixby.

Sur le papier, la Galaxy Watch Ultra 2 a toutes les cartes en main pour s’imposer comme la meilleure montre connectée Android du marché. Un obstacle subsiste pourtant : pour de nombreuses fonctions, cette montre pourtant surpuissante ne peut toujours pas se passer de son smartphone, sans compter l’absence totale de compatibilité iOS. J’ai porté la Galaxy Watch Ultra 2 pendant plusieurs jours pour voir ce que cette deuxième génération change vraiment au quotidien.

Test réalisé sur un exemplaire prêté par le constructeur.

Design : robuste dehors, raffinée au poignet et un écran qui défie le soleil

La Galaxy Watch Ultra 2 inspire confiance dès la prise en main. Le boîtier en titane protégé par un verre saphir, les finitions soignées, l’effet chromé : tout se ressent au contact, on est clairement face à un objet premium.

Si la face avant n’a pas vraiment bougé par rapport à la précédente version, Samsung a affiné le design de 12 % par rapport à la première Ultra, ramenant l’épaisseur à 10,7 mm, sans sacrifier cette impression de robustesse, un équilibre pas si simple à tenir. Pour ce faire, la marque coréenne a développé un design computationnel, basé sur une IA maison et des millions de données recueillies afin d’adapter le confort de sa montre à tous les poignets. Et c’est réussi. Malgré son épaisseur prononcée par rapport à la Galaxy Watch 9, la Galaxy Watch Ultra 2 se fond plutôt bien avec une tenue plus habillée.

Épaisse au premier abord, la Galaxy Watch Ultra 2 se fait rapidement oublier au poignet  ©Mathieu Grumiaux pour Clubic
Épaisse au premier abord, la Galaxy Watch Ultra 2 se fait rapidement oublier au poignet ©Mathieu Grumiaux pour Clubic

La Galaxy Watch Ultra 2 possède trois boutons, le bouton du haut étant la touche « Retour », la touche du bas permettant d’accéder à Samsung Wallet, et le bouton central, appelé « Bouton Action », qui permet de lancer un raccourci. Par défaut, le bouton ouvre Samsung Health pour démarrer une course, mais il est possible de paramétrer le tout, pour changer le sport par défaut, ou le logiciel à activer.

Trois boutons, dont la touche Action pour lancer rapidement le suivi d'exercice ©Mathieu Grumiaux pour Clubic

Le poids, en revanche, surprend au déballage. La montre paraît franchement lourde quand on la prend en main pour la première fois. Mais après quelques jours de port, elle devient nettement plus légère et confortable, la répartition du poids fait son travail et on l’oublie complètement au poignet. Le bracelet propriétaire a aussi été revu et est désormais plus fin (1,9 mm) et 25 % plus léger que les précédents accessoires. Il adopte une nouvelle technologie, baptisée Air Pocket, et est effectivement plus agréable sur la peau. J’apprécie toujours le nombre important de perforations qui permet de l’ajuster parfaitement à son poignet.

L'’écran est sans doute l’argument le plus spectaculaire de la fiche technique, avec ses 5 000 nits de luminosité maximale annoncée. Du jamais vu dans le secteur des montres connectées, dont les modèles premium plafonnent aujourd’hui à 3 000 nits. Il est aussi légèrement plus grand que celui du modèle précédent, ce qui améliore le confort de navigation au quotidien. À l’usage, la différence est surtout flagrante en plein soleil : la lisibilité reste parfaite là où d’autres montres commencent à peiner. En intérieur ou de nuit, l’écran fait très bien le travail, mais c’est vraiment dehors, en pleine lumière, que ce chiffre prend tout son sens. Dire que la différence saute aux yeux serait mentir, mais l’écran de la Galaxy Watch Ultra, ultra-lumineux et parfaitement défini, est tout simplement le meilleur affichage jamais vu sur une montre connectée.

L'écran le plus lumineux du marché, tout simplement ©Mathieu Grumiaux pour Clubic

Le microphone et le haut-parleur sont de vraies bonnes surprises. La captation vocale est claire, la reconnaissance efficace, et les appels passent sans accroc, ce qu’on n’attend pas forcément d’une montre. Seul bémol, le son se dégrade légèrement au volume maximum, mais dans une utilisation normale qui représente la majorité des cas d’usage, ça reste net et agréable.

Côté résistance, la Galaxy Watch Ultra 2 encaisse sans broncher douche et bain, et embarque des certifications EN13319 et IP69K pour les nageurs et les plongeurs, attestant de sa résistance aux pressions extrêmes.

Logiciel : Gemini accélère, le smartphone freine

One UI 9 Watch marque un vrai cap de maturité pour Samsung. L’interface ne change pas radicalement (Notifications à gauche, widgets à droite, menu d’accueil en bas) mais est plus lisible et un peu mieux organisée. Les widgets profitent d’une meilleure séparation visuelle, la navigation est rapide, et l’ensemble donne enfin l’impression d’une interface pensée pour un petit écran plutôt que d’une adaptation de smartphone. Côté personnalisation, Samsung reste l’un des constructeurs les plus généreux du marché Android, avec de nombreux cadrans gratuits et payants.

Le processeur Snapdragon Wear marque clairement un bond en avant en termes de performance. La Galaxy Watch Ultra 2 répond du tac-au-tac, les déplacements entre les différentes applications sont ultra-fluides. On n’en attendait pas moins d’un produit haut de gamme.

Gemini est au coeur de l'expérience logicielle, accessible à tout moment en levant le poignet pour parler ©Mathieu Grumiaux pour Clubic

Sur le volet intelligence artificielle, la montre embarque à la fois Gemini et Bixby. Dans les faits, c’est surtout Gemini que j’ai utilisé au quotidien pour les recherches générales et les demandes d’informations, avec une rapidité de réponse qui a fait forte impression lors des essais, que ce soit pour poser une question ou pour dicter une commande, du type « Lances une marche » qui démarre le suivi d'exercice. Nouveauté sur cette version : Gemini dispose maintenant d’un mode « Lever pour parler », qui, comme Siri sur une Apple Watch, vous écoute d’un simple mouvement de bras vers la bouche. Il faut bien approcher la montre pour que le geste soit compris, mais cela fonctionne bien après quelques essais. Bixby reste plus en retrait, cantonné aux réglages système comme la luminosité, et j’avoue ne l’avoir presque jamais sollicité directement. Vous avez déjà utilisé Bixby sur votre smartphone, vous ? Moi non plus.

Le vrai point noir de l’expérience, c’est la dépendance persistante au smartphone. Malgré toute la puissance embarquée dans cette montre et une interface bien pensée, de nombreuses fonctions renvoient encore vers le téléphone pour être configurées ou activées, avec des menus qui affichent simplement « Afficher sur le téléphone » là où l’action pourrait très bien se faire directement au poignet. C’est vraiment frustrant, et ça casse un peu l’intérêt d’avoir une montre aussi autonome sur le papier : à quoi bon un tel boîtier si on doit systématiquement ressortir son téléphone pour la moindre configuration avancée ?

Beaucoup d'appels à saisir son smartphone ©Mathieu Grumiaux pour Clubic
La Galaxy Watch Ultra 2 n'affiche qu'une partie des informations ©Mathieu Grumiaux pour Clubic

Côté paiement, en revanche, aucun reproche à faire. Samsung Pay et Google Pay sont de la partie et fonctionnent sans le moindre accroc au quotidien, ce qui n’est pas un détail pour une montre destinée à accompagner des sorties sportives sans smartphone. Dans le même registre, la montre gère la réception des notifications de façon fiable, avec une synchronisation complète, et propose un contrôle multimédia complet ainsi que le déclenchement à distance de l’appareil photo du téléphone. La Galaxy Watch Ultra 2 est l'une des montres les plus complètes du marché, et encore plus si vous possédez un smartphone de la marque coréenne.

L'écosystème applicatif est un autre atout de taille. Au-delà des applications maison, la Galaxy Watch Ultra 2 est compatible avec des dizaines de références comme Strava, mais c’est surtout Google Maps et ses cartes hors ligne qui m’ont été le plus utiles au quotidien, un vrai confort pour naviguer au poignet sans dépendre en permanence du réseau. L’application Samsung Wearable, qui centralise les réglages, gagne elle aussi en clarté avec une interface plus moderne, des données bien présentées et d’excellentes traductions.

Une interface très visuelle et plaisante au quotidien ©Mathieu Grumiaux pour Clubic

Quant à la compatibilité iOS, ou plutôt son absence totale, elle ressemble sur le papier à une vraie limitation. Dans les faits, c’est presque un non-sujet : personne n’achète une Galaxy Watch Ultra pour l’associer à un iPhone, le public visé est déjà acquis à l’écosystème Android. Dommage, j'aurai bien aimé remplacer mon Apple Watch cette année par cette Galaxy Watch Ultra 2.

Sport et santé : le suivi pousse le curseur très loin

Le GPS de la Galaxy Watch Ultra 2 fait clairement partie des points forts du produit. L’accroche du signal est quasi immédiate (trois secondes suffisent à la montre pour obtenir la position) et la précision constatée sur mes parcours de course et de randonnée est très bonne, comparable à ce que proposent les références premium du marché. Le tracé respecte fidèlement l’itinéraire, sans décrochage. J’ai principalement couru et marché dans des zones peu denses, dans les champs de l’Artois, loin des environnements urbains où le signal se perd bien plus facilement entre les immeubles. Sur terrain ouvert, en tout cas, le GPS n’a jamais fait défaut.

La Galaxy Watch Ultra 2 permet le suivi de dizaines de sports divers et variés, et propose aussi des cours en vidéo en partenariat avec iFit. Pour les francophones, l'expérience n'est pas optimale, les vidéos étant simplement sous-titrées en français. Difficile de faire de l'exercice sur un tapis et de regarder l'écran en même temps.

Même constat pour la fréquence cardiaque. Le chiffre est cohérent avec celui de mon Apple Watch portée en parallèle, avec une mise à jour quasi instantanée de la FC pendant l’effort, ce qui n’est pas toujours le cas sur ce type d’appareil. Une fois la séance terminée, les données sont complètes : un résumé rapide s’affiche directement au poignet, avec les métriques essentielles, puis un suivi bien plus détaillé prend le relais dans l’application. J’ai constaté le même sérieux sur des exercices de marche, avec un suivi tout aussi fiable.

©Mathieu Grumiaux pour Clubic

Côté santé, Samsung a mis les petits plats dans les grands. Au-delà des classiques fréquence cardiaque, SpO2 et suivi du stress, la montre pousse jusqu’à la charge cardiovasculaire, l’indice corporel, le suivi du cycle, de l'alimentation ou encore la santé auditive : peu de constructeurs couvrent un spectre aussi large. Le score d’énergie affiché chaque matin est sans doute la mesure la plus utile au quotidien : je l’ai vraiment intégré à ma routine, il donne en un coup d’œil dans le volet des widgets une indication concrète et exploitable pour cadrer sa journée, bien plus parlante qu’un empilement de graphiques. La détection du réveil, couplée au suivi du sommeil, complète efficacement le tableau. La mise à jour récente de Samsung Health transforme l’application en tableau de bord complet pour obtenir une vue globale de ses métriques, à l’instar d’un Google Health récemment. Apple devrait là encore en prendre de la graine, son application Santé est à des années lumière de cette interface.

©Mathieu Grumiaux pour Clubic

Toutes les mesures ne sont cependant pas aussi bien pensées. L’indice antioxydant en est le meilleur exemple : il faut littéralement retourner la montre sur le poignet pour effectuer la mesure, un geste peu naturel qui trahit une contrainte technique du capteur plutôt qu’un vrai choix d’ergonomie. C’est compréhensible sur le plan technique, mais ça reste gênant à l’usage, et ça tranche avec le soin apporté au reste de l’expérience santé. On l'oubliera malheureusement vite après un ou deux essais.

Un petit cabinet médical sur le poignet ©Mathieu Grumiaux pour Clubic
En plus de la fréquence cardiaque, l'Ultra 2 intègre un ECG et recueille des dizaines de mesures ©Mathieu Grumiaux pour Clubic

Autonomie : trois jours de tranquillité, une recharge qui traîne

Avec l’ensemble des fonctions activées, la Galaxy Watch Ultra 2 tient un peu moins de trois jours, avec une heure d'activité et de suivi GPS activé, ce qui reste un très bon résultat compte tenu de la puissance embarquée et de la luminosité de l’écran. Dans mon usage quotidien, c’est largement suffisant : je n’ai jamais eu à surveiller la batterie avec anxiété, l’affichage permanent (Always-On Display) reste actif du début à la fin, et les notifications continuent de fonctionner jusqu’à la décharge complète. Samsung annonce 90 heures d'utilisation moyenne, probablement avec une utilisation moins exigeante que celle qui fut la mienne durant ce test.

Trois jours d'autonomie en moyenne, avec de l'exercice et le suivi GPS ©Mathieu Grumiaux pour Clubic

La recharge, en revanche, tire un peu vers le bas cette bonne impression. Il faut compter environ 1h30 pour une charge complète via le galet propriétaire sans fil, un temps un peu long au regard du positionnement haut de gamme du produit. C’est gênant, sans être vraiment rédhibitoire : ça se planifie facilement, une charge le matin sous la douche ou pendant le petit-déjeuner suffit largement à couvrir la journée.

Samsung Galaxy Watch Ultra 2 : l’avis de Clubic

Conclusion
Note générale
9 / 10

La Samsung Galaxy Watch Ultra 2 s'impose sans grande difficulté comme la meilleure montre connectée Android du moment. Le boîtier en titane, l'écran capable de grimper à 5000 nits, un GPS digne des références premium, un suivi santé d'une densité rare : chaque brique de l'expérience est soignée, jusqu'à l'audio, étonnamment bon pour une montre. One UI 9 Watch franchit un vrai cap de maturité, et l'intégration de Gemini fait mouche par sa rapidité.

Une ombre persiste malgré tout ce savoir-faire : ce lien tenace avec le smartphone. Difficile de comprendre pourquoi une montre aussi puissante renvoie encore vers le téléphone pour tant de réglages qui pourraient très bien se faire au poignet. Ajoutez à cela une recharge un peu longue pour du haut de gamme, et une mesure de l'indice antioxydant qui oblige à retourner la montre sur le bras, et l'expérience perd un peu de sa superbe technologique. L'absence de compatibilité iOS, elle, relève davantage de la mention obligatoire que du vrai reproche, personne n'achète cette montre pour l'associer à un iPhone.

La Galaxy Watch Ultra 2 s'adresse à un public précis : les utilisateurs Android qui veulent une montre robuste, sportive et complète, sans faire de compromis sur la qualité de fabrication. Pour les autres, ceux qui rêvent d'une montre vraiment autonome de leur téléphone, la route est encore longue, chez Samsung comme ailleurs. Reste à savoir si une future version osera enfin couper ce cordon.

Les plus
  • Fabrication exemplaire, titane et verre saphir
  • Écran Super AMOLED 5 000 nits, lisibilité parfaite en plein soleil
  • One UI 9 Watch fluide et enfin mature
  • GPS très réactif et précis, cardio fiable
  • Suivi santé d'une richesse rare
  • Gemini rapide et bien intégré
  • Bonne autonomie pour une montre Ultra (près de 3 jours)
Les moins
  • Forte dépendance au smartphone pour de nombreux réglages
  • Pas de compatibilité iOS
  • Recharge un peu longue (environ 1h30)
  • Mesure de l'indice antioxydant peu ergonomique
Sous-notes
Design et fabrication
9
Écran
10
OS et application mobile
8
Suivi sport et santé
9
Autonomie
8

Fiche technique Samsung Galaxy Watch Ultra 2

Résumé
Forme du cadranRond
Taille de l'écran1.52 pouces
Type d'écranSuper AMOLED
Capacité de la batterie800 mAh
Autonomie90 heures
Épaisseur10.7mm
Écran
Forme du cadranRond
Taille de l'écran1.52 pouces
Type d'écranSuper AMOLED
Écran tactileOui
Écran couleurOui
Capteurs
Accéléromètre et boussole électroniqueOui
Capteur de lumière ambianteOui
Analyse du sommeilOui
PodomètreOui
Capteur de rythme cardiaqueOui
Capteur ECGOui
Capteur SpO2Oui
Spécifications techniques
ProcesseurSnapdragon Wear Elite
Système d'exploitationWear OS
Smartphones compatiblesAndroid
Capacité de stockage64Go
Capacité de la batterie800 mAh
Autonomie90 heures
Connectivité
Carte(s) SIM compatible(s)eSIM
Réseaux cellulaires compatiblesRéseau 3G, Réseau 4G, Réseau 5G
Prise en charge des SMS / MMSOui
Prise en charge des appelsOui
NFCOui
GPSOui
Caractéristiques physiques
Épaisseur10.7mm
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