Moins d’une année après ses premiers écouteurs clips d’oreille, Shokz remet le couvert dans une version légèrement optimisée, les OpenDots 2. Au programme, un modèle complet et confortable, porté par une architecture sonore poussée.

 Les écouteurs et le boitier reprennent presque trait pour trait le design des précédents OpenDots  © Guillaume Fourcadier pour Clubic
Les écouteurs et le boitier reprennent presque trait pour trait le design des précédents OpenDots © Guillaume Fourcadier pour Clubic

Sorte d’évolution douce mais pragmatique des premiers OpenDots, les Shokz OpenDots 2 sont des écouteurs clips d’oreilles qui combinent construction robuste, certification IP57, chambre acoustique comprenant deux haut-parleurs, commandes complètes, connectivité assez moderne, et quelques petits plus comme un traitement Dolby Atmos. Assez pour égaler ou dépasser les champions du genre comme les Huawei FreeClip 2 ?

Les plus
  • Assez bon équilibre sonore, extension dans les basses très correcte
  • Confort exceptionnel
  • Résistance aux éléments (IP57, boitier IP54)
  • Commandes complètes et assez intuitives
  • Très bonne autonomie
Les moins
  • Toujours un petit manque d’assise
  • Qualité plus que moyenne en appel
  • Pas de LE Audio
  • Design assez basique

Ce que disent nos mesures (et pourquoi ça compte vraiment)

Nos mesures prouvent que Shokz est l’un des acteurs qui maîtrise le mieux l’architecture à conduction aérienne. Cœur de cette problématique pour un format clip d’oreille, l’extension dans les basses est ici très bonne mais pas miraculeuse pour autant. Nous pouvons noter que les écouteurs commencent vraiment à perdre en linéarité sous les 70 Hz, et décrochent complètement à partir de 60 Hz. Dans le reste du spectre, il faut relever une petite mise en avant des aigus, ce qui donne un comportement légèrement clair, mais nous ne constatons pas, même en poussant le volume, une véritable agressivité.

Du genre simple mais efficace, le design des écouteurs est assez proche de ce qui se fait ailleure  © Guillaume Fourcadier pour Clubic
Du genre simple mais efficace, le design des écouteurs est assez proche de ce qui se fait ailleure © Guillaume Fourcadier pour Clubic

Sur la qualité en appel, la marque progresse sur le papier. Si Shokz utilise seulement deux microphones par côté, l’ajout d’un capteur à conduction osseuse permet à priori d’optimiser le rendu en environnement bruyant. En pratique, les performances des écouteurs ne sont pas flamboyantes.

En bon produit moderne, les OpenDots 2 mise sur une résistance poussée aux éléments © Guillaume Fourcadier pour Clubic

Enfin, l’autonomie est l’un des très bons points du produit. Non seulement les Shokz OpenDots 2 sont capables de tenir sans souci les 10 h promises en simple charge, voire les dépasser en environnement calme, mais le boîtier apporte autour de 2,5 cycles supplémentaires. Plus encore, la gestion de la veille (lorsque les écouteurs ne jouent pas un flux audio) est excellente, si bien qu’il est facile pour ces écouteurs de tenir une journée hors de leur boîte.

À l'écoute : les limites du format, mais le haut du panier

Aucun écouteur à conduction aérienne n’a atteint le graal sonore, ni même ne se rapproche de la performance des AirPods 4 et leur architecture bouton. Si les Shokz OpenFit Pro font à l’heure actuelle figure de quasi-exception par leur extension plus prononcée, les OpenDots 2 proposent une bonne performance, mais sans miracle non plus.

Réponse en fréquence : nos mesures

Les écouteurs, comme à peu près tous les modèles à conduction aérienne, ne vont pas très loin dans la reproduction des basses, gamme qui nécessite de déplacer énormément d’air. Néanmoins, le constructeur parvient à passer la barre des 80 Hz, ce qui est déjà synonyme d’assise. De même, la signature ne met pas trop en avant les aigus, le son n’est pas agressif.

Mesure de la réponse en fréquence (compensation Harman OE2019) des Shokz OpenDots 2. En vert, le mode normal. En orange, avec léger bass-boost

Ainsi le son est-il puissant, avec un certain corps, et des aigus relativement bien tenus malgré certaines pointes de brillance. Il manque toutefois, et cela est le lot de tous les écouteurs du genre, une véritable sensation d’assise, de l’assise dans les très basses fréquences. Même sur des pistes très rondes, les OpenDots 2 ne dépassent jamais un plafond de verre. Assez polyvalents, les écouteurs parviennent à être efficaces sur la plupart des styles, surtout à volume modéré. Sur ce point, nous préférons légèrement les Shokz à leurs homologues de chez Huawei, les FreeClip 2.

Si elle ne fait pas de miracle, l'architecture sonore des écouteurs permet déjà de profiter d'un son plaisant © Guillaume Fourcadier pour Clubic

Ces derniers affichent une extension similaire, ils sont même un peu plus percutants (petite bosse dans les bas-médiums), mais deviennent un peu plus clinquants à haut volume. À volume modéré, les deux se valent à peu près, mais la sensation d’équilibre des Shokz est supérieure à haut volume.

Nos mesures s’effectuent avec une tête dédiée MiniDSP Ear Pro, modèle semi-pro proche du système GRAS 45C. Nous effectuons plusieurs mesures, avec plusieurs écartements de la tête, pour un résultat plus complet.

En qualité pure, les écouteurs se défendent assez bien, avec un bon niveau de détail, et des fondamentaux globalement maîtrisés : dynamique correcte, scène sonore pas spécialement ample mais assez cohérente et bien projetée vers l’avant, séparation des instruments plutôt bonne pour des écouteurs à conduction aérienne. À ce petit jeu, les Huawei sont un peu supérieurs. La sensation de détails, la largeur de la scène, ces points sont mieux gérés avec les FreeClip 2. De facto, nous délivrons la même note sur le plan audio, quand bien même les Shokz sont plus agréables en environnement bruyant.

Expérience utilisateur : parés pour la vie réelle, mais sans LE Audio

Un peu plus modernes que leurs aînés, les Shokz OpenDots 2 sont équipés d’une puce Bluetooth 6.1 compatible Fast Pair et Multipoint, mais qui fait malheureusement l’impasse sur le standard LE Audio.

Au programme, deux types de contrôle : le pincement de la © Guillaume Fourcadier pour Clubic

Pour les commandes, Shokz prend en partie le contrepied des Huawei, puisque si le principe de tapotement demeure, il est également possible de pincer l’un des deux éléments (le tube arrière). Cette disposition permet de couvrir l’intégralité des commandes, y compris le volume (en maintenant le pincement), le tout sans tâtonner. Le balayage de la zone façon Huawei est plus intuitif, mais les pincements sont plus pratiques lors d’une séance sportive.

Enfin, difficile de ne pas relever l’apport de l’application, qui non seulement met en avant un égaliseur 5 bandes, mais également une personnalisation des commandes et plusieurs ajustements ergonomiques.

Mais l’un des gros plus des écouteurs, également présent chez le concurrent Huawei, est le système de reconnaissance de l’oreille. Les écouteurs n’ont ainsi pas de canal dédié, cette association s’effectue une fois les écouteurs placés sur le pavillon.

Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si le kit mains-libres se révélait plus performant. En milieu calme, la voix n’est déjà pas spécialement naturelle, ponctuée d’effets caverneux et de nombreux artefacts. Oui, le capteur à conduction osseuse permet de facilement annuler les bruits de fond, mais au prix d’une détérioration de plus en plus marquée de la voix. Dans les faits, il est rapidement difficile de se faire entendre dans une rue. Sur ce point, les Huawei sont incontestablement supérieurs.

Waterproof, et douceur siliconée

Spécialiste du silicium, Shokz possède une unité spécialement dédiée aux recherches autour de ce matériau. Pas étonnant de constater que, même sur les clips d’oreilles, la notion de confort est primordiale. Les OpenDots 2 ne dérogent pas à la règle, et se classent parmi les meilleurs. La tenue est suffisamment ferme, mais la sensation de pression sur les oreilles est toujours négligeable. Le mélange entre pont en alliage titane-nickel (mémoire de forme) et revêtement en silicone est parfait dans son genre.

Concernant le design, il faut bien reconnaître que Shokz est plus conservateur que Huawei. Si ces derniers ont réussi à élever leur création au rang de bijou audio, les OpenDots 2 adoptent un format plus classique, qui les rapproche des Bose QC Ultra Open et d’autres adversaires. En revanche, la certification IP57, qui s’accompagne de la résistance IP54 du boîtier, est au sommet de ce qui existe sur ce format.

Autonomie : une journée entière de sport

Annoncée à 10 h en simple charge, et à 40 h en comptant le boîtier, l’autonomie des écouteurs est respectée en pratique. Si une utilisation en extérieur fait vite tomber l’endurance sous les 9 h, un mode plus sédentaire, qui ne force pas à pousser le volume dans ses retranchements, permet rapidement de faire grimper ce chiffre, quitte à dépasser les 11 h.

Enfin, nous avons relevé un peu plus de 2,5 charges supplémentaires via le boîtier. Les 40 h au total sont sans doute un peu optimistes, mais les Shokz OpenDots 2 ne font pas moins partie de l’élite. En l’occurrence, les Shokz sont une petite tête devant les Huawei.

À qui s’adressent vraiment les Shokz OpenDots 2 ?

Modèle haut de gamme dans leur genre, les OpenDots 2 s’adressent clairement à :

  • Ceux qui désirent des écouteurs sportifs ouverts, qui ne se ressentent pas sur l'oreille
  • Un son suffisamment puissant dans les basses pour une utilisation en musique
  • Un produit sportif aux commandes complètes, qui ne nécessite pas de tâtonnements
    En revanche, nous ne conseillons clairement pas les écouteurs pour des milieux vraiment bruyants, ni à ceux pour qui la qualité en appel est primordiale
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Comparatif

Shokz OpenDots 2: l’avis de Clubic

Conclusion
Note générale
7 / 10

S’il n’a pas encore trouvé la formule des clips d’oreilles
parfaits, Shokz atteint avec ses OpenDots 2 un résultat plus que satisfaisant.
Performants et très confortables, il se hisse à la hauteur des meilleurs
produits du moment.

La science de la marque, notamment portée par ses avancées
en matière de silicone et par une architecture audio poussée, est synonyme de
produit cohérent, parfaitement adapté à un usage sportif. Reste que, outre une
extension dans les basses qui pourrait être encore plus prononcée, le
constructeur fait l’impasse sur la norme LE Audio, et reste en retrait sur la
qualité en appel.

Les plus
  • Assez bon équilibre sonore, extension dans les basses très correcte
  • Confort exceptionnel
  • Résistance aux éléments (IP57, boitier IP54)
  • Commandes complètes et assez intuitives
  • Très bonne autonomie
Les moins
  • Toujours un petit manque d’assise
  • Qualité plus que moyenne en appel
  • Pas de LE Audio
  • Design assez basique
Sous-notes
Construction
8
Confort
9
Ergonomie
7
Micros
6
Autonomie
8
Qualité sonore
7

Les meilleures alternatives aux Shokz OpenDots 2

Pour qui recherche les meilleurs équivalents au format vraiment ouvert, nous avons en tête deux produits.

Véritables concurrents des OpenDots 2, les Huawei FreeClip 2 sont moins bons sur certains points et meilleurs sur d’autres. Plus design mais tout aussi confortables, un peu moins endurant mais présentant une meilleure qualité en appel, waterproof, les écouteurs de Huawei n’ont rien à envier à leurs adversaires.

Moins compacts et plus lourds que les OpenDots 2, les OpenFit Pro restent pourtant les meilleurs écouteurs à conduction osseuse du marché. Très peu de défauts, une extension assez impressionnante dans les basses (au vu du format), et des fonctions avancées. Pas pour tout le monde, mais vraiment bons.

Huawei FreeClip 2
  • Son puissant et ouvert
  • Confort idéal, gauche/droite automatique
  • Kit mains-libres utilisable en toutes circonstances
7  / 10
Shokz OpenFit Pro
  • Extension dans les basses, et tenue à haut volume
  • Bon équilibre général
  • Très confortable
8  / 10