Plus de 30 degrés dans mon deux-pièces nantais, voilà qui m’a contraint à un achat que j’avais réussi à éviter jusqu’à cet été 2026 suffoquant. Celui d’un climatiseur. Mon choix s’est rapidement porté vers un modèle que tout le monde s’arrache, à tel point qu’il est en rupture de stock à peu près partout en France : le Midea PortaSplit. Par chance, j’ai réussi à m’en dégoter un… Et je l’ai donc testé pour Clubic.

Conçu par des ingénieurs allemands de la firme chinoise Midea, soucieux de cibler spécifiquement un marché européen où des contraintes s’appliquent, notamment aux locataires en quête de fraîcheur, le Midea PortaSplit était à son lancement l’année dernière le premier climatiseur de son genre. Une primauté qui lui a d’ailleurs valu d’être désigné par le magazine américain Time comme l’une des meilleures inventions de 2025 « pour une Europe qui se réchauffe » — un euphémisme.

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- Solides performances de refroidissement
- Concept « Split mobile » hyper malin
- Redoutable simplicité d'installation
- Bonne efficacité énergétique
- Appareil « semi-mobile », car très lourd
- La gaine peut s'avérer (un peu) contraignante
- Prix élevé (mais globalement justifié)
Le Midea PortaSplit, c’est quoi ?
Son truc à lui ? Tracer une troisième voie entre les pompes à chaleur fixes de type « split », efficaces et économes, mais contraignantes à plusieurs titres (installation définitive, uniquement possible avec un professionnel, dévaluation de la classe énergétique DPE de votre logement, blocage par les copropriétés récalcitrantes…) ; et les climatiseurs mobiles « monobloc », souvent critiqués pour leur gourmandise énergétique, leur bruit et leur faible rendement (dû notamment à la dépression que leur dispositif unifié entraîne, faisant paradoxalement entrer beaucoup d’air chaud dans l’environnement qu’on voudrait justement refroidir).
Pour faire les choses autrement, le PortaSplit mise donc sur un concept surnommé « split mobile ». Il s’agit d’une véritable pompe à chaleur, qui s’appuie sur les mêmes principes thermodynamiques qu’une climatisation « Split », mais sans l’installation permanente qui va normalement avec : le PortaSplit réunit par conséquent le meilleur de deux mondes en combinant efficacité et mobilité — relative, je vais y venir.

L’appareil se divise en effet en deux unités distinctes reliées l’une à l’autre par une gaine relativement fine (6 cm de large pour 3 cm d’épaisseur environ) qui contient les conduites permettant au fluide frigorigène de circuler entre les deux unités du climatiseur. Cette gaine, sur laquelle je reviendrai plus en détail là aussi, est inamovible. C’est tout le principe du PortaSplit. Si elle l’était et que les deux blocs pouvaient être séparés, l’appareil ne pourrait être commercialisé en Europe sous cette forme, les fluides frigorigènes ne pouvant être manipulés que par des professionnels.
Quoi qu’il en soit, la plus grosse des deux unités est montée sur roulettes, elle se destine à l’intérieur de votre foyer et contient notamment un évaporateur, un détendeur, l’électronique, ainsi qu’un système articulé pour diffuser l’air frais dans la pièce. La seconde unité, plus petite, s’installe à l’extérieur (sur une terrasse, un balcon ou un rebord de fenêtre — à l’aide d’un système de fixation que je vous présenterai plus loin). Ce second bloc, plus petit, regroupe principalement le compresseur, le condenseur, un ventilateur et une buse pour laisser le condensat s’écouler dehors.
Si vous voulez comprendre pourquoi ce système à deux unités (split) est physiquement bien plus efficace qu’un climatiseur mobile traditionnel à gros tuyau unique, nous vous expliquons le phénomène de dépression d’air en images dans notre vidéo dédiée :
Quel prix, quels modèles concurrents ?
Le Midea PortaSplit est proposé en France à un tarif recommandé de 999 euros dans sa version la plus puissante et la plus complète (12000 BTU, réversible). C’est ce modèle que j’ai pu acheter. Une seconde version de l’appareil, moins polyvalente (8000 BTU « seulement », non réversible) existe aussi, à un tarif de 899 euros sous nos latitudes.
S’il était plus ou moins le premier de son genre sur le marché, le Midea PortaSplit fait désormais face à plusieurs concurrents s’appuyant sur le même concept « split mobile ». Voici quelques-uns des modèles qui revenaient le plus fréquemment lors de mes recherches :
- Le Qlima QsplitFlex (12 000 BTU, avec un design proche du PortaSplit)
- Le Krone Argo Ulisse (13000 BTU, un peu plus puissant mais proche en termes de conception lui aussi)
- Le Remko RKL 495 (14 700 BTU, capable de refroidir de plus grands espaces, mais plus encombrant)
- Le Sannover Kedros (6700 BTU, plus compact mais efficace seulement pour les chambres et les petits espaces)
La problématique du poids, la facilité de l’installation
Je vous ai parlé du concept porté par le Midea PortaSplit, sans plus attendre, je vais vous parler des deux seuls vrais défauts de ce produit d’après moi : son poids et sa gaine. Le PortaSplit se scinde, je l’ai évoqué plus haut, en trois éléments principaux dont voici les mensurations précises :
- Une unité intérieure de 646 mm x 518 mm x 340 mm pour 32,5 kg
- Une unité extérieure de 438 mm x 500 mm x 260 mm pour 10 kg
- Une gaine de 2 m x 58 mm x 27 mm qui relie les deux unités, et dont le poids approche les 3 kg
Pas nécessairement plus volumineux que certains climatiseurs mobiles « monobloc », le PortaSplit souffre toutefois d’un poids total de 45,5 kg. Un élément à prendre d’autant plus en considération que le colis contenant l’appareil et ses accessoires pèse pour sa part 55 kg à la livraison.
Cet embonpoint n’est pas propre au climatiseur de Midea en particulier ; il concerne aussi la plupart des modèles concurrents, mais il s’avère problématique. En effet, si vous n’avez pas la chance de pouvoir compter sur une paire de bras autre que la vôtre pour transporter l’appareil chez vous, bon courage, car vous vous confronterez très vite à une montagne de difficultés. Surtout si vous n’avez pas d’ascenseur, ou si vous destinez l’appareil à une chambre à l’étage de votre domicile.
Le PortaSplit est un gros bébé, très lourd, et pas toujours facile à déplacer d’un espace à l’autre malgré ses roulettes (heureusement qu’elles sont là) et la possibilité de placer les deux unités l’une sur l’autre pour le transport — Midea fournit d’ailleurs une plaque de protection à cet effet.
Ce que j’ai pu constater moi-même durant ma semaine d’utilisation, c’est qu’il est très compliqué de faire passer l’appareil du rez-de-chaussée à l’étage d’une maison (j’ai reçu l’appareil dans ma maison de famille avant de l’emmener dans mon appartement à Nantes, j’ai donc pu essayer… Et rapidement abandonner) ; mais aussi très pénible de manœuvrer avec l’appareil dans un 40 m² exigu comme le mien.
Le PortaSplit est clairement pensé pour être positionné près d’une fenêtre, le long d’une terrasse ou d’un balcon… Et d’y rester tout l’été. S’il est mobile, c’est avant tout pour être rangé l’hiver ou quand il ne sert plus. À moins peut-être que vous ne disposiez d’un logement de plain-pied pas trop encombré. Dans ce cas, il est envisageable de bouger l’appareil d’une pièce à l’autre, même si l’opération reste — d’après moi — assez lourdingue.
Pour compenser, l’installation en elle-même est d’une simplicité enfantine, comptez 10 minutes à peine entre le début du déballage et le premier allumage du PortaSplit. Il suffit de positionner l’engin près d’une fenêtre ou d’une porte-fenêtre, d’installer l’unité extérieure dehors, puis d’ajuster ces deux « moitiés » du PortaSplit en fonction de la marge de manœuvre offerte par la gaine. Il ne reste alors plus qu’à brancher l’unité intérieure à une prise murale (de préférence sans utiliser une multiprise), et à appuyer sur le bouton de démarrage. Le climatiseur s’enclenche alors aussitôt.
Quid de la gaine ?
La seule vraie contrainte à l’installation vient de la gaine. Cette dernière est loin d’être aussi souple que je l’aurais initialement pensé. Elle s’avère même bigrement raide à ses extrémités. C’est logique, puisqu’elle regroupe différents tuyaux et câbles visant bien plus la solidité que la maniabilité, mais cette rigidité (couplée à la longueur totale relativement modeste de ce gros cordon) empêche parfois d’installer le PortaSplit exactement comme on le voudrait, et monopolise dans certains cas un peu plus d’espace qu’on ne l’aurait voulu, faute de débattement.
Bien évidemment, cette gaine implique aussi de ne pas pouvoir refermer totalement la fenêtre à travers laquelle le dispositif s’installe. Heureusement, cette dernière est suffisamment fine et étroite pour se coincer sous un volet déroulant et dans le mince entrebâillement d’une fenêtre, sans laisser un grand écart béant par lequel la chaleur viendrait s’engouffrer en masse.
De ce point de vue, le PortaSplit est bien mieux pensé que les climatiseurs mobiles de type « Monobloc » qui impliquent pour leur part de faire ressortir un gros conduit par une fenêtre. L’installation du « Split mobile » de Midea est donc bien plus maline.
D’autant que la marque fait de son mieux pour limiter l’incursion de la chaleur chez vous : elle fournit un ruban de blocage pour fenêtre (afin d’éviter qu’elle ne s’ouvre plus que nécessaire), mais aussi un kit de calfeutrage plutôt bien pensé pour isoler l’entrebâillement de la fenêtre, tandis qu’un second kit permet cette fois d’enrouler la gaine dans une mousse isolante.
Une bonne idée, puisqu’elle atteint souvent 40 à 45 degrés en cours d’utilisation, voire un peu plus. Cela peut avoir tendance à réchauffer légèrement la zone comprise entre l’arrière du climatiseur et la fenêtre.
Vous l’avez sûrement vu si vous vous rencardez sur le PortaSplit, Midea fournit aussi un support pour installer proprement l’unité extérieure sur un bord de fenêtre. C’est ce que j’ai fait. L’installation se fait à l’aide de deux jeux de pieds réglables, qu’il faut (le cas échéant) permuter en fonction de l’épaisseur de votre fenêtre. Les deux pattes du dispositif se plaquent sur le mur, sous le rebord de fenêtre, tandis qu’une griffe vient se serrer à la base du montant.
L’installation ne prend pas plus de quelques minutes là non plus. Elle est sécurisée (un câble d’acier tressé est d’ailleurs livré pour attacher le support à l’unité intérieure, afin d’éviter tout accident) et pensée pour n’abîmer ni le mur et son crépi (grâce à des patins en silicone), ni le rebord de fenêtre ou son cadre.
Le résultat est alors parfaitement stable. Il ne reste plus qu’à glisser l’unité extérieure sur les rails prévus à cet effet jusqu’à entendre le « clic » de verrouillage. Le démontage se fait en suivant ces étapes en sens inverse, là aussi en très peu de temps. L’avantage est énorme pour les locataires, comme moi, car vous pouvez installer ce climatiseur pour refroidir votre appartement sans avoir besoin de demander l’autorisation des propriétaires. En effet, rien n’est définitivement fixé… Et tout peut être démonté rapidement en cas de besoin.
Notons que Midea propose, en option cette fois, un support pour balcon (vendu séparément 99 euros) également compatible avec les Velux. Il permet d’installer le PortaSplit de manière sécurisée dans plus de logements.
Design, fonctions et application
Je n’ai pas encore parlé de la prise en main du PortaSplit une fois ce dernier démarré. J’y viens, mais en commençant par indiquer que l’appareil est franchement qualitatif.
On sent que Midea a veillé à faire de son climatiseur un produit « pas trop vilain » par rapport aux modèles de la concurrence. C’est réussi d’après moi, grâce à un châssis bicolore (blanc et gris clair) ainsi qu’à la qualité des plastiques utilisés. Franchement, je n’ai pas grand-chose de plus à dire là-dessus. Sans être vraiment élégant (on parle d’un climatiseur, pas d’un piano à queue), ce modèle a le mérite d’être plutôt discret et bien construit. C’est tout ce qu’on lui demande après tout.
Avec lui, tout se passe sur le dessus. C’est ici que se situe le système de diffusion de l’air frais, mais aussi et surtout les commandes tactiles permettant de régler le climatiseur. En la matière, rien de très nouveau ou atypique. On retrouve simplement les commandes habituelles sur une pompe à chaleur : réglage de la température, sélection du mode d’utilisation (automatique, froid, chaud, ventilation, déshumidificateur), sélection de la force de ventilation, minuteur, timer, mode économie d’énergie et d’oscillation du volet de diffusion.
On retrouve ces mêmes commandes sur la télécommande fournie, équipée de son propre capteur de température et d’un écran rétroéclairé, mais aussi sur l’application SmartHome proposée par Midea sur iOS et Android.
Cette dernière permet de piloter le climatiseur à sa guise (qui est alors connecté en Wi-Fi à votre box pour être piloté à distance), mais aussi de choisir différents profils d’utilisation (pertinents si vous utilisez plusieurs matériels compatibles), de retrouver un suivi de la consommation énergétique en temps réel, ou encore de profiter de fonctionnalités « intelligentes » dopées à l’IA (comme l’analyse de la consommation, les rappels évitant la surconsommation ou l’ajustement automatique des températures la nuit).
Ces fonctions sont utiles, mais pas indispensables… Et l’application n’est pas toujours très intuitive (elle m’a fait penser à l’application Apple Maison, qui n’est pas vraiment une référence en la matière). C’est évidemment subjectif, mais à mon niveau, je me suis contenté la plupart du temps de la télécommande pour gérer mon PortaSplit… Et de mon wattmètre pour garder sa consommation à l’œil.
L’application peut en revanche s’avérer très intéressante si vous avez chez vous plusieurs appareils compatibles avec elle, puisque différents constructeurs, autres que Midea, l’exploitent (dont Teka et sa filiale Küppersbusch, Comfee ou encore Pelonis).
Performances de refroidissement
J’en viens au point le plus important de ce test : les performances du PortaSplit dans le feu de l’action… Ou plutôt dans la fournaise qu’est devenue la France ces dernières semaines. Pour contexte, j’ai commencé à utiliser mon unité de test (12 000 BTU) dans une maison de famille où je me trouvais au moment de la livraison. Je n’avais pas mon matériel de mesure sur place, mais quelques thermomètres disséminés au rez-de-chaussée de la kasbah m’ont permis de me faire une première idée de son efficacité.
Positionné le long d’une baie vitrée, avec l’unité extérieure posée à même une terrasse, et des volets roulants fermés au mieux — en ménageant juste un peu de place pour laisser passer la gaine —, le PortaSplit se voyait confier la tâche de refroidir tout le rez-de-chaussée, composé d’un espace entrée / salle à manger / salon, d’une cuisine et d’un bureau (leurs portes étaient évidemment laissées ouvertes) pour un total d’environ 70 m².
En réglant le climatiseur en mode Auto à 21 degrés pendant une grosse demi-heure, puis à 24 degrés, cet espace est passé en un peu moins de deux heures d’approximativement 28 degrés à une température comprise entre 24 et 25 degrés dans ce grand espace (et ce, de manière étonnamment homogène). Il faisait alors 34 degrés dehors… Et le PortaSplit est normalement conçu pour refroidir 42 m² maximum. De quoi vous donner une première idée de ses capacités
De retour dans mon appartement, un deux-pièces de 40 m² situé en centre-ville de Nantes, où les températures ont été parmi les plus élevées de l’Hexagone ces derniers temps, je changeais complètement de configuration pour tester le PortaSplit. Mon T2 est en effet relativement cloisonné. Un contexte dans lequel le PortaSplit est forcément moins à l’aise puisque l’air frais qu’il dégage a plus de mal à se répandre ailleurs que dans la pièce où il est installé. Il m’a donc fallu tricher un peu en disposant des ventilateurs à plusieurs emplacements « stratégiques » pour répartir autant que possible la fraîcheur dans les différentes pièces de l’appartement.
Dans mon cas, le climatiseur est installé dans la chambre, entre le lit et la fenêtre, où il est fatalement un peu enclavé. Pas le choix : c’est ici qu’il est le plus utile, car dormir la nuit n’a pas de prix dans un logement où les températures sont montées à 32 degrés durant la canicule de juin 2026.
Lors de l’installation, le thermomètre de la chambre affichait d’ailleurs 30 degrés, contre 31 degrés pour les deux thermomètres du coin bureau / salon. À l’extérieur, il faisait environ 34 degrés dans l’après-midi, au moment d’allumer le PortaSplit… Après avoir monté son unité extérieure sur le support fourni, et fermé, là aussi, le volet roulant au mieux et les battants de la fenêtre au maximum.
En commençant une nouvelle fois par régler le climatiseur à 21 degrés, puis en l’abaissant à 23 degrés (toujours avec le mode automatique) et en laissant le PortaSplit tourner ainsi pendant un peu plus d’une heure et 30 minutes, la température de la chambre tombait à 26 degrés mais celle du salon, situé au bout d’un couloir, derrière une cloison, n’avait quasiment pas bougé.
Il aura au final fallu attendre près de trois heures pour que cet espace de mon appartement connaisse une baisse significative de température, jusqu’à se stabiliser à 27 degrés. Dans la chambre, le thermomètre n’affichait alors plus que 23,9 degrés avec une tendance à la baisse qui se maintenait.
Les jours suivants m’ont permis de comprendre que les limites du PortaSplit étaient globalement atteintes en ce qui concerne mon salon, dont les températures ne sont jamais tombées en dessous de 26-27 degrés malgré mes efforts.
La nature enclavée de mon appartement en a décidé ainsi, avec une autre contrainte en prime : les 3,50 mètres de hauteur sous plafond. Cela dit, il faisait alors entre 33 et 35 degrés dehors, je m’estime donc chanceux, d’autant que la chambre, elle, était au degré près à la température souhaitée grâce au mode Auto (c’est-à-dire entre 23 et 24 degrés pendant le pic de chaleur).
Confort acoustique et consommation
Mais alors, quid du confort acoustique et de la consommation ? J’ai également procédé à des mesures. En mode Auto, toujours, avec la température réglée à 24 degrés, j’ai relevé entre 50 et 52 dB en fonction de la position du diffuseur articulé. On est donc sur une acoustique maîtrisée, proche de celle d’un ventilateur « classique » activé à faible allure. Je n’ai eu aucun problème pour trouver le sommeil malgré ce souffle, qui reste évidemment audible, mais que l’on apprend rapidement à ignorer.
Pour vous donner plus de détails, l’activation du mode nuit permet la plupart du temps de tomber sous la barre des 45 dB (le souffle est alors nettement plus discret) ; tandis que pousser le climatiseur à 100 % de ventilation et à sa capacité de refroidissement maximale porte cette estimation à 55-56 dB environ. Rien de bien dramatique là non plus. Dans l’ensemble, je peux attester que le PortaSplit est un climatiseur silencieux. Infiniment plus silencieux en tout cas qu’une clim’ mobile « Monobloc ».
J’ai en revanche remarqué que le détendeur présent dans l’unité intérieure de l’appareil peut, occasionnellement, pousser une sorte de soupir pendant une ou deux secondes. C’est surprenant de prime abord, mais là non plus, ce n’est pas gênant.
Quant à la consommation, elle m’a paru raisonnable durant ces premiers jours de test et d’utilisation, entre 1,40 et 2 euros par tranche de 24 heures. Le climatiseur était alors activé en permanence, avec le mode Auto et une température souhaitée allant de 21 à 24 degrés en fonction des cas et des tests que j’ai voulu mener.
Garder mon logement au frais et ma chambre à une température de 23-24 degrés pendant les quatre premiers jours de tests m’aura d’ailleurs coûté à peu près 5,80 euros. Une somme bien inférieure à celle qu’il me faut, l’hiver, pour chauffer ce même logement à environ 20-21 degrés à l’aide de radiateurs électriques. L’efficacité énergétique des pompes à chaleur n’est donc pas une légende.
Cela dit, j’ai évidemment observé un important pic de consommation lorsque je poussais le PortaSplit à fond, avec jusqu’à 1200 W environ… Mais encore une fois, j’avais volontairement poussé le climatiseur au maximum de ce qu’il peut donner et ce contexte d’utilisation n’a pas trop de sens — il est d’ailleurs loin de proposer le meilleur « rendement » pour refroidir un logement d’après ce que j’ai pu observer.
La plupart du temps, avec les réglages listés à plusieurs reprises dans les paragraphes précédents, j’étais plutôt entre 300 et 500 W (grand maximum). Certains PC gamers consomment plus. À l’aide de l’application proposée par Midea, j’ai d’ailleurs pu constater qu’une journée complète d’utilisation avait nécessité un peu moins de 7 kWh.
Petit « regret » pour moi par contre : ne pas encore avoir eu l’occasion de pousser le PortaSplit dans ses derniers retranchements avec des températures extérieures encore plus intenses, comme celles que nous avons connues fin juin à Nantes (jusqu’à 42 degrés dans mon quartier). Ce test a donc vocation à être enrichi par la suite si l’occasion se présente, mais sincèrement, j’espère que le pire est derrière nous… Du moins pour cet été.
Comme évoqué plus haut, le Midea PortaSplit est enfin réversible, il peut donc faire office de chauffage l’hiver si besoin. Ce qui n’est pas une fonction à balayer d’un revers de la main compte tenu de son efficacité énergétique, mais vu les températures actuelles, vous comprendrez pourquoi j’ai préféré éviter de tester ce mode dans l’immédiat. J’aime mon boulot, mais je ne suis pas masochiste.
Midea Portasplit (1200 BTU) : l’avis de Clubic
Le PortaSplit n'est pas parfait. Sa gaine manque de souplesse, son poids impose de le considérer comme un appareil « semi-mobile », et son tarif reste élevé. Ces limites, testées aussi bien dans une grande maison que dans un deux-pièces cloisonné, sont bien réelles et méritent d'être connues avant l'achat.
Mais ces défauts s'effacent largement face à ses qualités. Efficace, suffisamment silencieux, sobre du point de vue énergétique et particulièrement simple à installer, il offre une alternative très avantageuse aux climatiseurs mobiles monoblocs, sans les contraintes d'un split fixe.
Pour les locataires ou tous ceux qui ne peuvent pas installer une climatisation permanente, le Midea PortaSplit s'impose aujourd'hui comme l'une des solutions les plus convaincantes du marché.
- Solides performances de refroidissement
- Concept « Split mobile » hyper malin
- Redoutable simplicité d'installation
- Bonne efficacité énergétique
- Appareil « semi-mobile », car très lourd
- La gaine peut s'avérer (un peu) contraignante
- Prix élevé (mais globalement justifié)
Fiche technique Midea PortaSplit
Caractéristiques
| Fontion | Refroidissement, Ventilation, Séchage, Chauffage |
| Puissance frigorifique | 3,5 kW (12 000 BTU/h) |
| Débit d'air | 420 / 390 / 350 m³/h |
| Nombre de vitesses | 3 |
| Niveau sonore | 47dB |
| Surface couverte | 40m² |
| Méthode de contrôle | Télécommande, Tactile, APP |
| Gaz réfrigérant | R-32 |
| Minuterie | Oui |
| Mode Veille | Oui |
Dimensions
| Largeur | 64.6cm |
| Hauteur | 51.8cm |
| Profondeur | 31cm |
| Poids | 10kg |