Test Microsoft Surface Laptop 5 : élégant, plus puissant… mais indécrottable

Nathan Le Gohlisse
Spécialiste Hardware
23 novembre 2022 à 17h45
7
Surface Laptop 5-6 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Lancé pour la première fois il y a cinq ans, le Surface Laptop revient depuis, chaque année, sans rien changer ou presque à une recette que l’on connaît maintenant par cœur. En cette fin 2022, le PC portable s’équipe cette fois de processeurs Intel de 12e génération pour monter en performances, mais sans trop évoluer sur le reste. Stagnation gênante ou inertie confortable ? Réponse dans notre test.

Microsoft Surface Laptop 5 (13.5 pouces)
  • Qualité de construction et finitions méticuleuses
  • Clavier et touchpad toujours aussi bons
  • Performances solides en version i7
  • Écran 2K bien calibré
  • Design qui vieillit de plus en plus
  • Connectique réduite
  • Prise Surface Connect toujours aussi peu pratique
  • Autonomie honnête sans plus (8 heures)

S’il souffle sa cinquième bougie, le Surface Laptop reste tel qu’on l’a toujours connu. Le PC portable premium de Microsoft conserve son look, son écran, son châssis, mais progresse tranquillement sur le plan CPU en adoptant la dernière génération de processeurs Intel. Une progression minimaliste qui devient la règle pour un produit habitué, soyons francs, à faire du surplace sur un marché ayant pourtant beaucoup évolué depuis 2017. Nous verrons si ce nouveau Surface Laptop mérite quand même notre attention (et nos euros), mais avant toute chose, précisons la fiche technique du modèle que Microsoft France nous a aimablement fait parvenir en prêt.

Fiche technique Microsoft Surface Laptop 5 (13.5 pouces)

OS

Système d'exploitation
Windows 11

Processeur

Processeur
Intel Core i7-1255U
Type de processeur
10 coeurs / 12 threads
Fréquence du processeur
4,7GHz
Finesse de gravure
10nm

Mémoire vive

Taille de la mémoire
16Go
Type de mémoire
DDR5

Graphismes

Carte graphique
iGPU
Max-Q
Non
VR Ready (réalité virtuelle)
Non

Écran

Taille de l'écran
13,5in
Taux de rafraîchissement
60Hz
Type de dalle
Dalle IPS
Type d'écran
LED Tactile
Résolution d'écran
2K
Format de l'écran
16/10
Dalle mate / antireflet
Non
NVIDIA G-SYNC
Non
Écran tactile
Oui

Stockage

Configuration disque(s)
SSD
Disque principal
512 Go
Disque secondaire
1 slot M.2 NVMe
Lecteur optique
Aucun
Emplacement mSATA/M.2
M.2 (occupé)
Lecteur de carte mémoire
Aucun

Connectique

Connectiques disponibles
Jack 3,5mm Femelle Stéréo, Thunderbolt 4/USB-C, USB 3.2

Réseau sans-fil

Wi-Fi
Oui
Version Wi-Fi
6
Bluetooth
Oui
Version Bluetooth
5.1

Équipement

Webcam
Oui
Haut-parleurs
Intégrés
Clavier
Azerty
Clavier rétroéclairé
Oui - Couleur unique
Pavé numérique
Non
Lecteur d'empreinte digitale
Non

Caractéristiques physiques

Épaisseur
14,5mm
Longueur
308mm
Largeur
223mm
Poids
1,27kg

Le Surface Laptop 5 est proposé à partir de 1 179 euros sur le site officiel de Microsoft. On y trouve alors un Core i5-1235U, 8 Go de RAM « seulement » et 256 Go de stockage. Notre modèle de prêt (Core i7-1255U, 16 Go de RAM et 512 Go de SSD) se chiffre pour sa part à 1 949 euros.

Comme par le passé, le Surface Laptop 5 se décline enfin en version 15,6 pouces, avec cette fois un prix de départ de 1 529 euros. En choisissant ce modèle plus grand, il est par ailleurs possible d’opter pour une configuration plus généreuse en mémoire vive et en stockage (jusqu’à 32 Go de RAM et 1 To de SSD).

Surface Laptop 5-2 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Design : l’immobilisme élégant

Écrire un test pour le Surface Laptop deviendrait presque un exercice routinier lorsqu’il s’agit d’évoquer son design. Avec 308 x 223 x 14,5 mm pour 1,27 kg en finition Alcantara (1,29 kg en version métal), l’appareil conserve ses mensurations quasi séculaires. Pas le moindre changement à l’horizon de ce côté.

L’avantage, c’est qu’on n'est pas dépaysé. On retrouve vite ses repères sur l’appareil et le niveau de finition reste irréprochable. Microsoft connait la formule et la maîtrise une nouvelle fois à merveille pour nous offrir une qualité d’assemblage irréprochable, digne du très haut de gamme. Toujours aussi sobre, l’esthétique du Surface Laptop en elle-même séduit de nouveau en dépit de grosses bordures autour de l’écran (de plus en plus indigestes), et d’un revêtement Alcantara (cet élégant tissu italien ajusté sur la partie clavier) qui ne plaira pas à tout le monde.

Surface Laptop 5-13 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
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Au fil des ans, Microsoft a timidement fait évoluer les connectiques de son Laptop, en y ajoutant notamment une prise USB-C Thunderbolt 4 (quitte à renier au passage sa doctrine initiale sur ce point…). En plus de ce port UBC-C, on retrouve une entrée USB-A 3.1 et une prise Jack 3,5 mm sur le flanc gauche du produit. Le côté droit est pour sa part orné d’un connecteur d’alimentation Surface Connect. Installé ici depuis les débuts du Surface Laptop, ce dernier n’est pas pratique et a une fâcheuse tendance à se débrancher trop facilement… au point d’agacer.

Le nombre de connectiques proposées par l’appareil reste quoi qu’il en soit assez chiche au regard de ce qu’affichent certains concurrents en la matière (on pense notamment aux ultraportables d’ASUS et Acer, nettement mieux lotis en la matière). Compte tenu de l’épaisseur suffisante du Surface Laptop et de l’espace libre sur le flanc droit, Microsoft devrait faire mieux.

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© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

La firme se rattrape heureusement sur au moins trois points : le clavier, le trackpad et la webcam. Ce trio, comme l’an passé, reste convaincant. Le clavier est une nouvelle fois l’un des meilleurs du marché, avec des touches offrant une belle longueur de course et tout le silence nécessaire pour travailler sans gêne. La frappe est précise, moelleuse et rapide sur le Surface Laptop 5, qui s’équipe une fois encore d’un très bon trackpad. Suffisamment grand (même s’il pourrait, d’après nous, l’être un peu plus), ce dernier est cliquable sur toute sa surface et se révèle précis. Il plane par conséquent au-dessus de la mêlée, sans pour autant atteindre l’excellence absolue des trackpads fournis par Apple sur les derniers MacBook.

La webcam est quant à elle limitée à une définition 720p. Pas de progrès sur la qualité d’image offerte, mais Microsoft sait tirer parti de son capteur. Lors d’échange en visio, cette caméra se montre suffisante dans la plupart des cas, avec un bon équilibre des couleurs et une netteté convenable à défaut d’être idyllique. Bien évidemment, comme à chaque fois sur le Surface Laptop, la reconnaissance faciale via Windows Hello est aussi d’actualité. Redoutablement efficace dans le cas présent, elle permet une identification instantanée à l’ouverture du capot.

Surface Laptop 5-10 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
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© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Côté réparabilité, le Surface Laptop a fait des progrès par rapport à ses débuts, mais il reste très peu évolutif. L’accès aux composants n’est aucunement facilité par Microsoft, qui semble surtout vouloir décourager toute réparation ou mise à jour matérielle autonome. On notera par ailleurs que sur son site officiel français, Microsoft ne fait pas mention de l’indice de réparabilité de son Surface Laptop 5. L’année dernière, le Surface Laptop 4 avait écopé d’un indice assez peu flatteur de 4,1/10… de quoi expliquer cette dissimulation ?

Écran : un bon écran aux bordures d’un autre âge

Pour son Surface Laptop 5, Microsoft reprend tout à l’identique par rapport à l’an dernier. Nous voici donc face à une dalle IPS « PixelSense » tactile que l’on connaît bien, cernée de bordures obèses, disgracieuses, voire même anachronique en 2022. Ce panneau LCD de 13,5 pouces conserve son ratio 3:2 (très pratique), la même définition 2K (2 256 par 1 504 pixels) et par conséquent la même densité de pixel (201 pixels par pouce) pour offrir une finesse d’affichage de très bon niveau.

Surface Laptop 5-18 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Fabriqué par le Japonais Sharp, cet écran offre une expérience d’affichage respectable, avec une luminosité maximale mesurée par nos outils juste au-dessus des 400 cd/m2. C’est bien, mais il n’en fallait pas moins pour assurer une lisibilité suffisante dans une pièce éclairée ou en extérieur : le revêtement brillant de la dalle prend en effet très vite des airs de miroirs. Annoncé aux environs de 1300:1, le ratio de contraste est en réalité légèrement plus faible qu’annoncé, mais il reste honnête pour la technologie IPS.

Côté colorimétrie, Microsoft fait du bon travail. Le DeltaE est mesuré à 2,8 (les couleurs étant jugées fidèles lorsque cette valeur est égale ou inférieure à 3) et la température de l’écran monte très légèrement au-dessus des 6 500 kelvins. C’est parfait et cela traduit une bonne calibration de l’ensemble. La couverture de l’espace colorimétrique sRGB est pour sa part assurée à hauteur de 93 % « seulement », tandis que le gamut DCI-P3 n’est pas supporté au-delà de 70 %. C’est décevant.

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On regrette globalement que Microsoft n’ait toujours pas choisi de booster la qualité d’affichage de son Surface Laptop. Pas d’amélioration notable sur ce point depuis plusieurs années maintenant, et cela commence se faire sentir. La concurrence, de son côté, a progressivement su déployer des dalles plus lumineuses, plus contrastées (grâce à la technologie OLED, notamment) et couvrant plus largement les palettes de couleurs sRGB et DCI-P3. Nous attendons désormais mieux de Microsoft sur un produit premium aussi iconique que le Surface Laptop.

Performances : beaucoup de puissance en plus ?

Comme évoqué plus haut, le Surface Laptop troque ses processeurs Tiger Lake pour des puces Alder Lake plus récentes… et sur le papier plus performantes. Par rapport au Surface Laptop 4 que Microsoft nous envoyait en test l’année dernière, nous passons ainsi d’un Core i7-1185G7 à un Core i7-1255U (15 W). Ce processeur de 12e génération regroupe 10 coeurs et 12 threads cadencés jusqu’à 4,7 GHz, 12 Mo de cache et une partie graphique Iris Xe (elle-même dotée de 96 unités de calcul à 1,25 GHz).

Le choix de ce CPU est un peu surprenant de prime abord, car contrairement à beaucoup de concurrents sur le haut de gamme, le Surface Laptop 5 ne s’équipe pas du puissant Core i7-1260P (28 W). Gageons que Microsoft a simplement préféré une puce plus économe en énergie pour éviter la chauffe, le bruit et maximiser l’autonomie. Une bonne approche potentielle, du moins si cette maîtrise est bien au rendez-vous et que les performances restent avantageuses. Voyons ce qu’il en est.

Surface Laptop 5-19 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Ce que l’on constate en premier lieu, c’est que la ventilation reste plutôt discrète. Dans le cadre d’un stress test sollicitant l’ensemble des cœurs du processeur à leur plein potentiel, le bruit du système de dissipation se fait certes entendre, mais avec un souffle facilement couvert par les sons environnants du quotidien. Au bureau, vous ne devriez donc jamais trop entendre l’unique ventilateur du Surface Laptop. C’est une bonne chose, même si dans une pièce parfaitement silencieuse le sifflement est fatalement plus difficile à ignorer, en tout cas lorsque l’appareil est fortement sollicité. En utilisation bureautique et web classique, le ventilateur est cette fois coupé la plupart du temps.

Dans le cas d’un usage intensif, les températures sont par contre notables au toucher, mais uniquement sous le châssis et au niveau de la grille d’aération arrière. Au niveau du clavier et de la charnière, rien de bien dérangeant. Globalement, la gestion thermique de ce nouveau Surface Laptop est donc convaincante et s’inscrit dans la lignée de celle offerte par ses prédécesseurs qui étaient plutôt bons élèves sur ce point.

Surface Laptop 5-14 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Sur le plan des performances pures, le passage à la nouvelle génération de processeurs mobiles d’Intel permet forcément de débloquer une dose de puissance supplémentaire par rapport à l’an passé. Et en l’occurrence, l’écart générationnel observé est important. Voyez plutôt : sur CineBench R23 le Core i7-1185G7 du Surface Laptop 4 récoltait quelque 5 345 points en calcul multi-core contre 1 487 points en single core. Le Core i7-1255U de notre Surface Laptop 5 glane pour sa part 6 687 points en multi-core sur le même outil et 1 549 points en usage single-core.

Un bon score, mais qui ne permet pas au Surface Laptop 5 de surclasser à tous points de vue certains modèles concurrents équipés de la même puce. Le HP Spectre x360 14 se limitait ainsi à 6 023 points « seulement » en calcul multi-core, mais faisait par contre nettement mieux en single-core avec 1 652 points cette fois. On reste par ailleurs assez loin de ce que peut offrir l’alternative Core i7-1260P lorsqu’elle est bien exploitée. Sur l’Acer Swift 5 2022, l’autre i7 haut de gamme d’Intel, plus musclé, cumulait par exemple 8 524 en calcul multi-core et 1 709 points en single core.

Surface Laptop 5-21 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
Surface Laptop 5-22 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Difficile enfin de ne pas comparer la prestation du Surface Laptop 5 à celle du dernier MacBook Air M2. Avec un système de dissipation passif (sans ventilateur) et sur batterie, le nouvel ultraportable d’Apple et son processeur ARM parvenaient à totaliser 8 249 points en multi-core et 1 584 en utilisation single-core sur le même utilitaire. En clair, le Surface Laptop 5 est effectivement puissant, mais sans être une bête de course non plus.

Un bilan nuancé qui s’étend aux performances du stockage. Le SSD de 512 Go choisi par Microsoft se contente en effet de délivrer des vitesses de transferts modestes vis-à-vis des standards de 2022 : 3 537,48 Mo/s en lecture contre tout juste 2 241,06 Mo/s en écriture. Suffisant pour le tout venant, mais pas de quoi se retourner la nuit. Pratiquement tous les modèles de la concurrence font mieux… à l’exception notable du MacBook Air M2 qui propose des vitesses équivalentes dans sa version 512 Go.

Autonomie : Microsoft devrait proposer mieux !

Dans la lignée de l’expérience qu’il offre globalement, le Surface Laptop 5 ne fait pas de folie sur l’autonomie. L’an dernier, l’appareil se montrait déjà honnête sans plus côté endurance en tenant plus ou moins 8 heures sur batterie avant de demander une prise secteur. Même punition, même motif cette année, avec une autonomie qui ne s’aventure pas tellement au-delà des 7 heures 30/8 heures d’après nos observations.

En lecture vidéo, avec la luminosité de l’écran poussée à 100 %, les paramètres d’alimentation recommandés par Microsoft, un casque branché et le rétroéclairage coupé, nous n’avons pas réussi à enchaîner nos vieux épisodes de Top Gear UK plus de 8 heures 20 minutes avant d’aller chercher le chargeur. Sur un produit haut de gamme équipé d’un processeur 15 W seulement, Microsoft devrait proposer mieux, a fortiori en 2022. La plupart des concurrents du Surface Laptop proposent en effet facilement 10 heures d’endurance sur batterie, voire plus.

Surface Laptop 5-16 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

La faute en incombe probablement à la batterie de l’appareil, légèrement sous-dimensionnée. Microsoft se contente en effet d’une capacité de 47 Wh : la même que l’an dernier. Cette dernière a par contre pour avantage d’être (assez) rapide à recharger. Le 0 à 100 % est atteint en un tout petit plus de 1 heure 30 d’après nos mesures. Et petit bonus : le bloc secteur de Microsoft accueille une prise USB-A sur laquelle on peut facilement raccorder un smartphone en parallèle. La recharge 2-en-1 en somme. Bien vu !

Audio : des haut-parleurs invisibles et efficaces

Une nouvelle fois, le Surface Laptop nous offre une expérience audio digne de ce nom : les haut-parleurs sont dissimulés sous le revêtement en Alcantara, à proximité du clavier, et délivrent une qualité de son tout à fait honnête. Sans être inoubliables, ces derniers permettent de profiter de vidéos YouTube, de podcasts ou même d’un peu de musique dans de bonnes conditions grâce à un son plutôt bien équilibré. Les graves ne sont pas suffisamment abondants à notre goût, mais ils sont quand même de la partie, et les aigus restent globalement précis en dépit de médiums très représentés. Le Surface Laptop 5, comme ses prédécesseurs, fait donc un effort pour rester au-dessus du lot. On ne peut que saluer l’initiative.

Surface Laptop 5-8 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

La prise casque est également de qualité avec un signal précis et puissant. Si cette connectique Jack tend à être moins utilisée à l’heure des casques et écouteurs Bluetooth, on apprécie grandement sa présence. En dépannage ou pour des activités nécessitant une précision audio que le Bluetooth ne peut pas toujours offrir (notamment en termes de latence), la connectique Jack 3,5 mm du Surface Laptop nous paraît plus que bienvenue.

Microsoft Surface Laptop 5 (2022), l’avis de Clubic :

7

Tout le marché du PC portable va de l’avant et se perfectionne, mais le Surface Laptop fait pour sa part du surplace depuis trop longtemps pour donner la moindre sensation de mouvement… ou la moindre sensation tout court. Excellent et en même temps très paresseux, l’appareil reste tel qu’on l’a toujours connu, ou presque, sans chercher à se bonifier autrement qu’en troquant chaque année son ancien processeur pour un nouveau. Des progrès à la petite semaine qui n’impressionnent plus grand monde.

En 2022, l’appareil reste élégant, voire même statutaire, mais son design commence méchamment à vieillir et sa connectique pauvrette est une nouvelle fois dissuasive. Ses performances progressent joliment, certes, mais sans crever le plafond et son écran, encadré par des bordures obèses, tend tout doucement vers la ringardise.

Sans jamais verser dans la décrépitude — n’exagérons rien — le Laptop de Microsoft est un produit prestigieux qui mériterait sans traîner une vraie refonte pour regagner en éclat. Il reste néanmoins une valeur sûre et profite, qui plus est, d’un tarif de départ relativement attractif en dépit d’une légère hausse des prix (+ 50 euros en un an sur le modèle le plus abordable). On ne recommande en revanche pas du tout les configurations haut de gamme de l’appareil. Affichées à plus de 1 900 euros, elles sont bien trop coûteuses pour courtiser qui que ce soit.

Les plus

  • Qualité de construction et finitions méticuleuses
  • Clavier et touchpad toujours aussi bons
  • Performances solides en version i7
  • Écran 2K bien calibré

Les moins

  • Design qui vieillit de plus en plus
  • Connectique réduite
  • Prise Surface Connect toujours aussi peu pratique
  • Autonomie honnête sans plus (8 heures)

Design 7

Écran 8

Performances 7

Autonomie 6

Prix 7

Concurrence : quelles alternatives au Surface Laptop 5 ?

Avec un prix de départ de 1 499 euros, et parfois moins en fonction des promotions, le MacBook Air M2 est l’un des principaux concurrents du Surface Laptop 5 d’après nous. L’appareil reprend le même format, mais adopte un design revu en profondeur en 2022, des performances supérieures (tout particulièrement sur batterie), une autonomie beaucoup plus sérieuse et un écran un peu plus attrayant. Attention par contre à l’encoche disgracieuse, qui peut rebuter, et aux connectiques tout aussi restreintes que sur le Surface Laptop 5.

Apple MacBook Air M2 (2022)
  • Les performances de la puce M2 et le silence absolu (pas de ventilateur)
  • Appareil raffiné, aux finitions impeccables
  • Clavier divin, trackpad orgasmique
  • Écran plus grand et plus lumineux
  • Autonomie impressionnante
  • Prestation insuffisante du SSD sur le modèle de base
  • Hausse de prix par rapport au MacBook Air M1
  • Connectique chiche et mal répartie
  • Encoche moche et inutile (peu de progrès sur la webcam, pas de capteurs FaceID)
  • Recharge lente

Si vous voulez gagner en puissance graphique et en connectiques sans passer sur un format plus imposant, le Honor MagicBook 14 (RTX 2050) est une piste à explorer. Proposé à 1 299,99 euros en version RTX, l’engin combine un processeur 45 W et une carte graphique NVIDIA dédiée : la RTX 2050 4 Go. De quoi lui permettre une plus grande marge de manoeuvre sur les logiciels de création et même permettre un peu de gaming.

Honor MagicBook 14 (RTX 2050)
  • De solides performances et une marge de manœuvre en jeu
  • Autonomie au niveau (9 à 10 heures)
  • Qualité d’assemblage satisfaisante
  • Bon clavier avec capteur d’empreintes
  • Luminosité de l’écran parfois trop juste
  • Pas de connectique Thunderbolt 4 en dépit du CPU Alder Lake
  • Webcam 720p à la rue et touchpad raté
  • Design vu, vu et revu (mais on chipote)
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7
6
mcbenny
Ca peut paraître stupide mais quand vous comparez le Surface à un Macbook, vous devriez aussi préciser, comme un élément différenciant et potentiellement bloquant, le fait que ce n’est pas le même système, et que les applications qu’on possède déjà, pourraient ne pas être utilisable.<br /> Evident pour certains, pas nécessairement pour tous.
TNZ
Est il nécessaire de rappeler que la conception de PC n’est pas le métier de MS ?<br /> A chaque fois que MS s’est mis au hardware, ils ont soit échoué (nokia) soit galéré pendant des années pour des résultats moyens (surface). Il faudra bien un jour qu’ils se fassent une raison.
ultrabill
TNZ:<br /> A chaque fois que MS s’est mis au hardware, ils ont soit échoué (nokia) soit galéré pendant des années pour des résultats moyens (surface)<br /> Il est vrai que leurs claviers, souris, manettes et XBox sont des échecs retentissants… Ah non, tiens.<br /> Au fait, Nokia était en train de mourrir quand Microsoft l’a racheté, mais c’est pas grave
TNZ
Effectivement, chez Logitech ils sont très forts côté OS. (ironie inside)<br /> Quant à la xbox, combien de temps leur a t’il fallu pour obtenir quelque chose d’acceptable et maintenant opérationnel ? Et combien de temps leur a t’il fallu pour absorber tous les investissements une fois la rentabilité atteinte ? Le cas xbox a abouti avec du « quoi qu’il en coûte ».<br /> Que veux tu dire sur le fait que Nokia soit à l’agonie lors du rachat MS ?
ultrabill
TNZ:<br /> Effectivement, chez Logitech ils sont très forts côté OS. (ironie inside)<br /> Mais sinon tu penses que les claviers, souris ou manettes Microsoft sont des échecs, ou pas ?<br /> TNZ:<br /> Quant à la xbox, combien de temps leur a t’il fallu pour obtenir quelque chose d’acceptable et maintenant opérationnel<br /> L’annonce de la XBox a bien fait rigoler jusqu’à ce qu’elle arrive sur le marché. La 360 a eu droit au cauchemard du RROD, mais c’est lié au process de fabrication, la console est une réussite. Il y a eu 2 itérations de XBox (One et Series), si c’était un échec Microsoft aurait arrêté les frais depuis longtemps.<br /> TNZ:<br /> Que veux tu dire sur le fait que Nokia soit à l’agonie lors du rachat MS ?<br /> Quand Nokia a nommé Elop PDG en 2010 les ventes stagnaient déjà et Symbian^3 était difficile à faire évoluer. 2011, Elop mise tout sur Windows Phone (les Lumia). Il y a eu le lancement du N9 (Meego) mais c’est tristement anecdotique. Les Lumias marchottent plus ou moins bien puis ça s’effondre. Donc Nokia était en train de mourrir quand Microsoft l’a racheté en 2014.
Dutty972
Tu plaisantes ou quoi? La 1ere xbox a plutot bien marché en son temps bien qu’arrivant bien après la PS2 et n’égalant pas ses chiffres de vente. La 360 quant à elle a eu un succès considérable, ayant notamment remporté son match face à la PS3. Les erreurs de stratégies de Microsoft sur la generation XBOX One leur ont couté cher, mais faire croire qu’Xbox est un echec est simplement faux…Quant à la gamme surface, apres des débuts difficiles avec les RT, c’est un succès depuis la Pro 3, et ce sont de très bons produits que tu le veuilles ou non…
lnho
Faux. Les souris Microsoft, par exemple, sont de l’excellent matériel.
TNZ
MS se ne résume pas à la xbox non plus !
TNZ
Correction : Les souris Microsoft, par exemple, sont de l’excellent accessoire.<br /> Fabriquer des accessoires et concevoir une machine complète, ce n’est pas du tout le même boulot ni les mêmes compétences.
TNZ
Comme dit juste avant, les souris sont accessoires;<br /> La xbox était un gouffre financier à l’image de certaines applications commandées par l’administration française. Ils se sont rattrapés depuis mais ils sont restés dans le rouge pendant longtemps.<br /> S.Elop a surtout passé au broyeur tout le patrimoine de Nokia. Le N9 (qui aurait pu sauver Nokia soit dit en passant) était dans les tuyaux avant le rachat et l’autre S.Alop(e) a tout fait pour réduire l’éventail de diffusion de l’appareil. Initialement prévu pour toute la planète, j’ai dû aller en Belgique pour en acheter un (un des 2 ou 3 pays européens où c’était dispo) et c’était du super matos et un OS au top (pour l’époque). Alors, sans vouloir refaire l’histoire, on ne saura jamais si Nokia aurait pu remonter la pente avec Meego tant il est vrai que Symbian avait atteint ses limites. MS a tout passé au désherbant.
ultrabill
TNZ:<br /> Comme dit juste avant, les souris sont accessoires;<br /> Des accessoires en vente depuis 40 ans; 30 ans pour les claviers et manettes. On est loin d’un échec hardware.<br /> TNZ:<br /> Ils se sont rattrapés depuis mais ils sont restés dans le rouge pendant longtemps.<br /> Parce qu’il fallait avoir les reins solides pour s’attaquer à la Playstation. On se souviendra d’Atari ou encore Sega qui n’ont pas resisté : eux 2 ont vécu un échec.<br /> TNZ:<br /> S.Elop a surtout passé au broyeur tout le patrimoine de Nokia.<br /> Tout à fait. Et Microsoft a racheté Nokia après le suicide. En 2 ans aux commandes Microsoft n’a rien pu faire pour redresser le navire. Ça fait 6 ans que Nokia est de nouveau autonome, est-ce que c’est mieux ? Non.
TNZ
S.Elop, il venait d’où avant le rachat par MS, à ton avis ?<br /> C’était un (ex) MS piloté par Ballmer.
ultrabill
TNZ:<br /> C’était un (ex) MS piloté par Ballmer.<br /> Ce qui est énoncé sans preuve se réfute sans preuve
TNZ
Reprends les articles de l’époque … la ficelle était d’une énormité académique
ultrabill
Je ne dit pas le contraire, je dit juste qu’il n’y a aucune preuve.
TNZ
Wikipedia : il fait dans l’ordre, MS - Nokia - MS … et sans forcer sur la suspicion, il faut avouer que la conjecture peut paraître troublante.
ultrabill
Encore une fois je ne dit pas le contraire. Oui c’est louche. Oui c’est téléphoné. Seulement voilà, suspicion et intuition ne sont pas des preuves.<br /> En attendant, et c’était ça le sujet, Nokia s’est sabordée toute seule. Mettre sur le seul dos de Microsoft l’échec d’Elop et de son prédécesseur c’est une erreur. Nokia et HMD Global n’ont pas fait mieux.
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