Test Huawei MateBook 16S : un laptop efficace et propret… mais sans folie

Nathan Le Gohlisse
Spécialiste Hardware
18 août 2022 à 17h10
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Huawei MateBook 16S © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Huawei continue d’étoffer le haut de sa gamme MateBook avec le dénommé 16S. Identique, à quelques détails près, au MateBook 16 lancé plus tôt cette année, ce nouveau modèle a pour principale particularité l’adoption des processeurs Intel Alder Lake-H. Mais est-ce réellement suffisant pour racoler les professionnels avides de puissance ? Réponse dans notre test.

Huawei MateBook 16S
  • La puissance bien exploitée du Core i7-12700H
  • Design convenu mais efficace, avec de bonnes finitions
  • Un clavier toujours aussi convaincant
  • Qualité d’affichage très honnête
  • Pas de lecteur de cartes SD
  • Trackpad peu agréable
  • Mémoire vive soudée
  • Autonomie juste correcte (8 heures 30 max)

Sans grande surprise, Huawei dévoilait au début de l’été son MateBook 16S. Lancé peu ou prou au même moment que le MateBook D16, un modèle plus abordable que nous avons récemment testé chez Clubic, l’appareil reprend le châssis et la plupart des particularités du MateBook 16 « classique ». Il troque cependant les processeurs AMD Ryzen 5000 de ce dernier pour les dernières puces hautes performances Intel Alder Lake-H. Cette approche minimaliste permet à Huawei de s’adresser (à moindres frais) à une frange d’utilisateurs plus exigeante : les créatifs et les professionnels.

Avant de nous livrer à un passage en revue complet de ce MateBook 16S, voici la fiche technique du modèle que Huawei France nous a prêté pour effectuer ce test.

Fiche technique Huawei MateBook 16S

OS

Système d'exploitation
Windows 11

Processeur

Processeur
Intel Core i7-12700H
Type de processeur
14 coeurs / 20 threads
Fréquence du processeur
4,7GHz
Finesse de gravure
10nm

Mémoire vive

Taille de la mémoire
16GB
Type de mémoire
DDR5
Fréquence(s) Mémoire
4 800Hz

Graphismes

Carte graphique
iGPU Intel Iris Xe
Max-Q
Non
VR Ready (réalité virtuelle)
Non

Écran

Taille de l'écran
16in
Taux de rafraîchissement
60Hz
Type de dalle
Dalle IPS
Type d'écran
LED
Résolution d'écran
2520 x 1680 pixels
Format de l'écran
3/2
Dalle mate / antireflet
Non
NVIDIA G-SYNC
Non
Écran tactile
Oui

Stockage

Configuration disque(s)
SSD
Disque principal
1 To
Lecteur optique
Aucun
Emplacement mSATA/M.2
M.2 (occupé)
Lecteur de carte mémoire
Aucun

Connectique

Connectiques disponibles
Jack 3,5mm Femelle Stéréo, HDMI 2.0, Thunderbolt 4/USB-C, USB 3.2, USB 3.2 Type C

Réseau sans-fil

Wi-Fi
Oui
Version Wi-Fi
6
Bluetooth
Oui
Version Bluetooth
5.2

Équipement

Webcam
Oui
Haut-parleurs
Intégrés
Clavier
Azerty
Clavier rétroéclairé
Oui - Couleur unique
Pavé numérique
Non
Lecteur d'empreinte digitale
Oui

Caractéristiques physiques

Épaisseur
351mm
Longueur
254,9mm
Largeur
17,8mm
Poids
1,99kg

Cette configuration du MateBook 16S (Core i7, 16 Go de RAM, 1 To de SSD) est disponible à 1 599 euros sur le site officiel de Huawei. D’autres déclinaisons de l’appareil existent et nous permettent de passer sur un Core i5-12500H ou sur un Core i9-12900H, couplé à 16 Go de RAM et 512 Go à 1 To de SSD. Ces modèles ne sont toutefois pas disponibles en France pour l’instant. Un écran tactile est par ailleurs proposé par Huawei sur certaines versions.

Huawei MateBook 16S-3 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Design : sobriété, élégance (et une pointe d’ennui)

Bien avisé celui ou celle qui trouverait au premier coup d’œil une différence entre le MateBook 16 et le MateBook 16S. Comme leur nom le laisse supposer, les deux appareils sont pratiquement identiques : même format, même coloris gris sidéral, même châssis, même (trop) gros logo Huawei sur le capot, même répartition des ports, même clavier et même trackpad. Rien ne change, ou presque. D’ailleurs, c’est bien simple : avec 351 x 254,9 x 17,8 mm pour 1,99 kg, le MateBook 16S reprend exactement les mêmes mensurations que son cousin.

La principale différence est à chercher du côté de la webcam. Pour le 16S, Huawei a opté pour un capteur 1080p logé dans la bordure supérieure de l’écran… en lieu et place d’un capteur 720p intégré au plus mauvais endroit du MateBook 16 : dans le clavier. Sans être exceptionnelle, cette nouvelle caméra se révèle de meilleure qualité que la précédente et permet, dans l’ensemble, des échanges en visio avec un rendu honnête. La netteté est suffisante, et le suivi du visage (proposé par Huawei au travers de la fonction FollowCam) s’avère assez pratique. Cette caméra n’est pour autant pas compatible avec la reconnaissance faciale. Pour que l'utilisateur puisse s'identifier, le MateBook 16S s’appuie toujours sur un capteur d’empreintes digitales, installé dans le bouton de mise sous tension.

Huawei MateBook 16S © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic
Huawei MateBook 16S © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
Huawei MateBook 16S © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

L’autre différence est encore plus discrète : l’un des deux ports USB-C du MateBook 16S profite du standard Thunderbolt 4. On trouve pour le reste un port USB-C « classique » (prenant tout de même en charge l’alimentation et l’affichage en DisplayPort), deux ports USB-A 3.2 Gen 1, une sortie HDMI et une prise casque jack 3,5 mm. Cette connectique est donc relativement généreuse, mais nous n'avons pu nous empêcher de tiquer sur l’absence regrettable de lecteur de cartes SD. C'est d’autant plus embêtant sur un produit censé faire du gringue aux créatifs. Photographes et monteurs devront donc passer par un adaptateur.

Le MateBook 16 reprenait exactement la même connectique et la même répartition des ports, mais en faisant (configuration uniquement AMD oblige) l’impasse sur la norme Thunderbolt 4. Les deux machines sont donc, encore une fois, parfaitement jumelles.

Huawei MateBook 16S-1 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
Huawei MateBook 16S © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Huawei MateBook 16S © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

La bonne nouvelle, c’est que l’on retrouve l’excellent clavier du MateBook 16, avec une frappe douce et précise, une course des touches relativement longue et un retour plutôt souple. Nos observations sont en revanche les mêmes concernant le bruit des touches : Huawei aurait pu rendre son clavier un peu plus silencieux pour accroître le confort d’utilisation. Nous regrettons aussi qu’en dépit du format 16 pouces, le fabricant chinois ait fait l’impasse sur un pavé numérique. La largeur offerte par le châssis est là encore réquisitionnée par les deux haut-parleurs qui jouxtent le clavier.

Le trackpad est aussi source de déception. Assez désagréable, ce dernier nous confronte une nouvelle fois à des clics appuyés rarement précis et se montre globalement très générique, presque indigne pour un produit proposé à ce prix. Son seul atout réside dans la grande surface de glisse que nous offre Huawei. De ce côté, rien à dire, il y a de quoi faire.

Huawei MateBook 16S © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic
Huawei MateBook 16S © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
Huawei MateBook 16S © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Heureusement, Huawei se rattrape sans mal sur les finitions. La firme nous a habitués à des appareils soignés, et sur ce point, le MateBook 16S ne fait pas exception. Le châssis en aluminium de l’engin est parfaitement assemblé, et tout dans sa prise en main nous fait comprendre que nous avons affaire à un produit premium. Il faut dire que Huawei commence à maîtriser la formule : le design de ses PC portables évolue assez peu au fil des ans. Par ailleurs, il reprend, au moins en partie, les lignes de certains modèles de la concurrence (coucou Apple…). C’est dommage. Nous aimerions beaucoup que Huawei s’émancipe sur le plan esthétique pour nous proposer des designs plus audacieux… et peut-être un peu moins sages. Car il est clair qu’en matière de look, notre MateBook 16S manque un peu de piquant.

Huawei MateBook 16S © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Quoi qu’il en soit, l’accès aux composants se fait simplement sur l’appareil. Il suffit de retirer 10 vis torx pour dégrafer la plaque inférieure du châssis. On observe alors une carte mère ornée de deux ventilateurs et un SSD M.2, qui seront facilement remplaçables… et des modules de mémoire vive soudés. Impossible donc de remplacer la RAM en cours de route sur le MateBook 16S, même si son format aurait aisément pu le permettre.

Écran : une dalle IPS bien équilibrée

Ce n’est pas non plus sur l’écran qu’il faut chercher une progression par rapport à ce que Huawei nous proposait avec le MateBook 16. Nous retrouvons en effet exactement le même panneau LCD IPS de 16 pouces, fabriqué par le Chinois BOE. Cette dalle 3:2, tactile, se limite une nouvelle fois à un rafraîchissement de 60 Hz et nous offre une expérience d’affichage plus que correcte. Nous disposons en effet d’une définition de 2 520 × 1 680 pixels qui porte la densité de pixels à 189 ppp. La finesse d’affichage est donc satisfaisante. Sur une diagonale de 16 pouces, il ne faut toutefois pas descendre en dessous : le MateBook D16 (testé récemment sur Clubic) a tenté l’expérience pour réduire les coûts, mais au prix d’une qualité d’image nettement amoindrie.

Huawei MateBook 16S © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

L’écran du MateBook 16S s’avère néanmoins bien calibré, avec un Delta E mesuré par nos outils (et le logiciel Calman Ultimate) à 2,46. Cette valeur parfaite traduit un faible écart entre les couleurs, et donc une excellente fidélité colorimétrique. Il est cependant dommage que la température de l’écran soit un tantinet trop élevée : 6 355 kelvins en lieu et place des 6 500 que nous devrions idéalement approcher. La couverture des principaux gamuts est également correcte, mais nous nous attendions à mieux sur une machine visant aussi explicitement les utilisateurs créatifs, soit certains professionnels de l’image. Le spectre sRGB est en effet supporté à hauteur de 93,4 %, tandis que l’espace DCI-P3 est couvert à seulement 68,8 %.

Technologie LCD classique oblige, le contraste n’est pas aussi bon que sur les écrans Mini-LED ou OLED. Nous pouvons toutefois profiter d’un ratio très convenable qui monte à 1616:1 et qui est complété par une luminance maximale parfaitement conforme à ce que Huawei évoque sur la fiche technique de son produit : 325 cd/m2. Cette luminosité maximale est suffisante dans bien des cas, mais l’on reste en deçà de ce que l’on aimerait trouver sur un produit haut de gamme. Dans l’ensemble, l’écran proposé par Huawei est indiscutablement de qualité, mais il n’impressionnera probablement personne.

Huawei MateBook 16S © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
Huawei MateBook 16S © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Performances : la puissance d’Alder Lake embrassée par Huawei

Comme le MateBook D16 2022, notre MateBook 16S s’arme d’un processeur Intel « Alder Lake ». Il s'agit en l’occurrence du redoutable Core i7-12700H qui a plus que fait ses preuves au cours des derniers mois sur une foule de PC portables gaming, mais aussi sur les Dell XPS 15 ou les HP Envy 16 de la concurrence. Pour rappel, cette puce regroupe 14 cœurs et 20 threads cadencés à un maximum théorique de 4,70 GHz ainsi que 24 Mo de cache. De plus, elle profite d’une enveloppe thermique (TDP) de 45 W et se dote bien sûr d’une partie graphique Iris Xe (avec 96 unités d’exécution à 1,40 GHz), ce qui nous offre une (petite) marge de manœuvre en jeu et sur les logiciels de création exploitant l’accélération GPU.

Sur le MateBook D16, le Core i7-12700H faisait du bon travail dans l’ensemble, mais se trouvait limité par un système de dissipation un peu trop juste qui avait sensiblement une influence sur son potentiel en multi-core. Voyons si Huawei fait mieux avec le MateBook 16S. Pour le savoir, nous avons lancé notre habituel stress test sous AIDA 64. Ce dernier permet de solliciter à plein régime l’ensemble des cœurs du processeur sur une période prolongée… et ainsi d’observer le comportement du système de dissipation, axé dans le cas présent sur deux ventilateurs.

Huawei MateBook 16S © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Ce que l’on remarque, c’est qu’en charge CPU à 100 %, les températures montent assez vite sur le MateBook 16S, au point de tutoyer les 100 degrés au bout de quelques minutes de stress test. Le thermal throttling entre alors en jeu pour rabattre la voilure côté fréquences, jusqu’à retrouver une chauffe plus supportable, circonscrite aux environs de 70-75 degrés sur l’ensemble des cœurs. Les fréquences ne dépassent alors plus les 2,15 GHz, et ce seuil est maintenu par la suite.

Au toucher, cette chauffe reste toutefois modérée. On sent la chaleur au niveau de la charnière (c’est par là que le système de dissipation la rejette) et sous le châssis, mais sans pour autant que cela soit réellement gênant à l’usage. En contrepartie de ces températures, les ventilateurs se font toujours discrets sur le MateBook 16S. En bureautique, ils sont entièrement coupés, tandis qu’en charge CPU intensive, ils se contentent d’émettre un léger souffle que le bruit d’un environnement de travail classique pourra facilement couvrir. En clair, il est possible de travailler sur l’appareil sans être gêné par le vrombissement des ventilateurs… et c’est tant mieux sur ce type de produit.

Cette maîtrise plutôt convaincante de la part de Huawei se traduit par des performances intéressantes en benchmark. Sur notre MateBook 16S de prêt, le Core i7-12700H parvenait en effet à glaner 12 080 points en multi-core, contre 1 767 en calcul single-core. Un score solide, tout particulièrement en single-core… même si, en multi-core, la chauffe réduit légèrement le potentiel de la puce d’Intel.

Huawei MateBook 16S © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

À titre de comparaison, le MateBook D16 2022 et son unique ventilateur se contentaient par exemple de 7 880 points en usage multi-core, contre 1 736 en single-core sur le même outil. Notre 16S fait donc largement mieux. Il est en revanche battu en multi-core par certaines machines gaming qui, certes, offrent un système de dissipation plus bruyant, mais aussi beaucoup plus efficace. En dépit de son format 14 pouces ultra compact, le petit Alienware x14 récoltait pour sa part 14 167 points en calcul multi-core et 1 691 en single-core.

Quoi qu'il en soit, le niveau de performances offert par le MateBook 16S est notable, tout spécialement à son niveau tarifaire. Les capacités de l’appareil sont en tout cas suffisantes pour lui permettre d’offrir une portion de puissance cohérente pour les utilisations les plus avancées. Le graphisme, la retouche photo et le montage vidéo lourd sont ainsi à la portée de l’engin… même si l’absence de carte graphique dédiée l’empêchera de rivaliser avec les stations de travail de la concurrence ou les derniers MacBook Pro 16. Ces derniers conservent une bonne longueur d’avance grâce leurs puces M1 Pro/M1 Max qui proposent bien mieux sur le plan graphique, mais aussi et surtout en utilisation sur batterie. Restent leurs prix, bien plus élevés que celui de notre MateBook 16.

Huawei MateBook 16S © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
Huawei MateBook 16S © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Un point pour finir sur les performances du SSD choisi par Huawei. En l’occurrence, il n'y a pas de quoi sauter au plafond avec le 1 To de stockage offert par notre unité de test. Ici, on ne dépasse pas les 3 482,46 Mo en lecture et 2 668,72 Mo/s en écriture. Ces vitesses de transferts sont un brin décevantes en écriture, ne nous le cachons pas. Elles correspondent en effet à ce que nous observions sur les PC portables de 2020-2021.

Autonomie : la journée de travail sur batterie, c’est possible ?

Eh bien, oui, c'est possible, mais de justesse. Il faut toutefois faire attention aux réglages de l'appareil et se contenter d’activités peu gourmandes en puissance de calcul. Au mieux, le MateBook 16S réussit à nous offrir environ 8 heures 30 d’autonomie dans le cadre d’une utilisation polyvalente et avec la luminosité de l'écran à 70 %. Une estimation qu’il faudra revoir à la baisse si l’on veut faire de la retouche photo ou du montage vidéo sur batterie.

En lecture vidéo sur Netflix (via Edge) avec la luminosité de l’écran à 100 %, le rétroéclairage du clavier coupé et les paramètres d’alimentation permettant de privilégier l’autonomie, nous avons cette fois enchaîné les épisodes de Breaking Bad pendant seulement 7 heures, mais sans discontinuer. Pas vraiment de quoi se réjouir, bien que, compte tenu du (gros) processeur embarqué, cette longévité sur batterie reste honnête.

Huawei MateBook 16S © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Entièrement déchargée, la batterie de 84 Wh du 16S a ensuite nécessité pratiquement 2 heures de charge sur son bloc secteur de 90 W pour faire le plein. Nous sommes dans la moyenne pour ce type de machine, mais l’on ne peut clairement pas parler de recharge « rapide » ici. En effet, il nous a fallu patienter 30 bonnes minutes pour franchir péniblement le cap des 20 % d’autonomie.

Sur le plan de l’autonomie, le MateBook 16 classique et son processeur AMD Ryzen 5000 d’ancienne génération faisaient donc nettement mieux en frôlant régulièrement les 10 heures sur batterie. Gardez cette information en tête si la gamme MateBook vous intéresse, que vous n’avez pas besoin de toute la puissance du 16S et que vous souhaitez profiter peu ou prou des mêmes prestations pour le reste.

Audio : des haut-parleurs convaincants mais perfectibles

Côté audio, nos observations sont rigoureusement les mêmes que pour le MateBook 16, puisque l’on retrouve sur le 16S les mêmes haut-parleurs placés de part et d’autre du clavier. À défaut de nous offrir une expérience audio inoubliable, et en dépit d’un volume maximal limité, ces derniers s’avèrent honnêtes, avec des médiums certes très présents, mais des aigus plutôt précis et des graves pas totalement oubliés. Parfait en dépannage, donc, ou pour écouter une vidéo au débotté sans avoir à chercher ses écouteurs. Cela dit, nous regrettons quand même que Huawei ne s’investisse pas autant que Microsoft, Dell ou Apple sur ce terrain.

Huawei MateBook 16S-1 © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
Huawei MateBook 16S © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

La prise casque est quant à elle de qualité, avec un signal puissant et précis. Avec un casque de bonne qualité, vous profiterez d’un son tout à fait valable pour travailler ou vous divertir.

Huawei MateBook 16S © © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Huawei MateBook 16S, l’avis de Clubic

8

Avec son MateBook 16S, Huawei nous livre un très bon PC portable de 16 pouces capable de s’attaquer efficacement à la concurrence immédiate de Dell ou de HP avec un prix de départ plus agressif. Bien qu’un peu convenu, l’appareil nous offre une qualité d’affichage convaincante, avec un grand écran aux bordures affinées ; des performances très solides, malgré l’absence de carte graphique dédiée en option ; et une qualité d’assemblage de haute volée.

Nous regrettons toutefois que le MateBook 16S ne fasse pas un peu mieux sur l’autonomie (qui reste malgré tout convenable) et que Huawei n’ait pas jugé bon d’ajouter un lecteur de cartes SD à une connectique du reste très complète. Un oubli qui pourrait gêner certains utilisateurs.

Nous aurions aussi aimé que Huawei se lâche un peu plus sur le design de son laptop, très convenu et qui évolue peu par rapport aux autres machines proposées par la marque ces derniers mois. Globalement, le MateBook 16S est une valeur sûre, mais il lui manque peut-être ce petit grain de folie qui permet de marquer les esprits.

Les plus

  • La puissance bien exploitée du Core i7-12700H
  • Design convenu mais efficace, avec de bonnes finitions
  • Un clavier toujours aussi convaincant
  • Qualité d’affichage très honnête

Les moins

  • Pas de lecteur de cartes SD
  • Trackpad peu agréable
  • Mémoire vive soudée
  • Autonomie juste correcte (8 heures 30 max)

Design 8

Écran 8

Performances 8

Autonomie 7

Prix 8

Concurrence : quelles alternatives au Huawei MateBook 16S ?

Il n'y a pas besoin d’aller chercher bien loin pour trouver des alternatives au MateBook 16S. Il suffit de se tourner vers ses deux principaux concurrents : le Dell XPS 15 et le HP Envy 16. Le XPS 15 a été renouvelé en début d’année pour accueillir les processeurs Intel de 12e génération, au même titre que l’Envy 16 chez HP.

Par rapport à l’appareil de Huawei, le premier profite de davantage d’options pour passer sur une configuration nettement plus flatteuse, du moins si vous avez le budget pour, avec notamment un écran OLED et une carte graphique dédiée (RTX 3050 ou 3050 Ti en fonction des versions). Revers de la médaille : les prix flambent, la mouture 2022 de l’appareil est proposée à plus de 2 000 euros… et seulement en prix de départ.

Dell XPS 15 - 9510
  • Clavier confortable et grand trackpad
  • Design inchangé mais toujours convaincant
  • Appareil silencieux dans l’ensemble
  • Partie audio soignée
  • Calibration de l’écran à revoir
  • Performances un peu décevantes
  • Chauffe intense par moments
  • Connectique limitée

Plus abordable que le XPS 15, mais toujours nettement plus coûteux que notre MateBook 16S, l’Envy 16 propose chez HP un excellent écran 4K qui couvre intégralement le spectre DCI-P3, un Core i7-12700H et une RTX 3060, pour environ 2 500 euros. Une somme conséquente… mais pour un appareil qui prend clairement des airs de station de travail vouée corps et âme aux créatifs.

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Marcox66
Voilà 1 mois que je l’utilise et c’est le meilleur portable que j’ai jamais eu. Le test ne mentionne pas la qualité principale; le format 3:2 qui permet de travailler avec un confort inégalé et à ce prix c’est magique; en effet j’achète un portable pour travailler, pas pour voir des films.
kast_or
En phase,<br /> Pour être aussi passé au 3:2 (Huawei 14 pouces pour ma part), revenir sur un 16:9 serait une régression.<br /> Le confort en bureautique est nettement amélioré.
Zakalwe
Le 16:9 sur portable commence à mourir, c’est très bien. Il est inexistant chez la Pomme et Dell commence à le dégager. Ouéoué promeut le 3:2 aussi en moniteur : on a le Ouéoué MateView / Écran 28.2“ pour du télétravail, le monde a changé pour travailler. Evidemment c’est le ratio 3:2 qui nous a fait acheté le produit. Perso, je suis toujours en 16:10 et n’ai jamais été en 16:9 ; pas assez haut pour moi et je ne veux pas de 27".
Marcox66
J’ai oublié de signaler qu’il y a une grosse erreur dans le descriptif et qui change tout dans le comparatif prix : l’ECRAN EST TACTILE"<br /> Merci au rédacteur de corriger
Mimi9
no rj45
mrassol
Pour du RJ fait souvent taper dans les gammes pro
StimpackFactory
Bonjour Pierre, effectivement il y a erreur de ma part. L’écran de l’unité de test est bien tactile. C’est corrigé. Merci pour votre commentaire !
PierreDieudonne
Inutile… Ou voulez vous brancher rj45 ?<br /> La majorité n’a pas besoin…<br /> S’il faut, une extension via usb peut être acheté
PierreDieudonne
Le test est bizarre…<br /> Je ne vois pas trop l’utilité d’avoir un tel processeur sans GPU…<br /> L’écran n’est pas dans les points négatifs ?<br /> 60Hz est pas du tout Normal…<br /> 120, voir 165Hz comme sur 16" QHD serait bienvenue…<br /> Autonomie 8h ???<br /> Mais c’est excellent…<br /> On dirait les positifs et négatifs sont placés au pif…<br /> Lecteur des cartes ? Quelqu’un utilise encore des cartes mémoires ?<br /> Un peu du sérieux…<br /> S’il faut, achetez un lecteur usb pour cartes…<br /> D’ailleurs les cartes mémoires vont de paire avec téléphone, smartphone… C’est déjà un lecteur… Inutile de sortir la carte pour la péter… Juste connecter via USB son appareil avec la carte dedans…
Tiburon
Les photographes utilisent des cartes mémoire.<br /> Cela dit, il n’y plus guère de machines qui proposent ce lecteur au jour d’aujourd’hui, et c’est pas grave : le lecteur USB que je me traîne depuis longtemps fonctionne toujours (et brancher un appareil photo directement au pc, c’est faisable mais relou et lent !).
Mimi9
Malheureusement…
Mimi9
À un switch par ex… Ou à la prise du bureau…je trouve ça dommage la disparition de cette interface au profit d’un dongle.
PierreDieudonne
Sincèrement, faisons des exemples.<br /> Dans la majorité des cas, votre point d’accès se trouve loin de votre bureau où est placé le pc portable.<br /> En classe, lors des cours, vous avez accès à la prise Ethernet ?<br /> Lors d’un voyage, dans un aéroport vous une prise Ethernet ?<br /> Dans un Hôtel, vous avez une prise Ethernet à proximité ? Vous vous traînez avec un câble Ethernet de 10 mètres ?<br /> L’utilité de ce port est presque nulle…<br /> Les switch… Pour un pc de bureau stationnaire oui…<br /> Mais c’est un pc portable…
PierreDieudonne
Un lecteur des cartes en USB 3.1 ou plus fait l’affaire…<br /> Une carte SD se limite dans la majorité des cas à un débit de 100 Mo/s…<br /> Les photographes n’acheteront pas ce pc portable.<br /> C’est un pc portable grand public pour un prix abordable avec un écran limité. Soyons honnête, la qualité de la matrice est moyenne.<br /> Un photographe se tournerait plutôt vers un écran 4K OLED.
mrassol
Ça dépends des usages. Je suis admin sys, le port éthernet est obligatoire. Pourtant je suis sur PC portable. Comme je dis plus haut, ça ne manque pas sur les pc de particuliers, ça este utile sur les postes pro
Mimi9
Mauvaise pioche pour vous :<br /> Mon tél VoIP du bureau a une prise RJ45 à laquelle je suis branché , en cours la prise est occupée par le PC fixe de l’école (rien n’empêche de s’y brancher ) . En tant qu’administrateur réseau en devenir je me promène avec deux câbles de 2m , et mon câble USB / serial j’ai toujours un câble avec moi , même quand je n’ai que mon pc perso.<br /> Si je suis votre logique autant passer directement en full USB C et dongle
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