Amazon Music veut bien des podcasts... tant qu’ils restent bienveillants à son égard

13 août 2020 à 16h54
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amazonmusic

Initialement, les conditions générales d’utilisation interdisaient "ceux dénigrants l’entreprise".

Avec un peu de retard par rapport à la concurrence, Amazon va enfin autoriser la diffusion de podcasts sur ses plateformes Amazon Music et Audible. Mais au départ, l’entreprise de Jeff Bezos se montrait plutôt pointilleuse…

Une censure à peine dissimulée

Afin de préciser les conditions de diffusion de podcasts sur ses services, Amazon a envoyé des courriels à quelques podcasteurs. Mais les conditions générales encadrant cette pratique s’avéraient pour le moins restrictive. En effet, la firme ne tolérait aucune plaidoirie anti-Amazon.

Ainsi, parmi les clauses de restrictions de contenu, il était écrit : "Votre contenu ne peut pas inclure de publicité ou de messages qui dénigrent ou qui sont dirigés contre Amazon ou tout autre service".

Amazon contraint de faire machine arrière

Forcément, cette entrave à la liberté d’expression a fait réagir plusieurs podcasteurs. Corey Quinn, animateur de Screaming in the Cloud, a judicieusement fait remarquer dans un tweet : "Je suis un podcast de divertissement et je ne peux pas y consentir [à ces règles]. Comment un vrai podcast d'information le pourrait-il ?".

Face aux réactions, Amazon a fait machine arrière en catimini. Désormais, les conditions générales disposent simplement que les podcasts doivent "se conformer aux politiques d'acceptation créative d'Amazon".

Ce n’est pas la première fois qu’Amazon est accusé de censure. Par exemple, en juin dernier, l’entreprise a été soupçonnée d’avoir interdit la publication d’un recueil écrit par Alex Berenson, ancien journaliste du New York Times, au motif que celui-ci n’était pas conforme à ses directives. Elon Musk en personne était intervenu sur Twitter. Quelques heures plus tard, ledit recueil était publié. À l’époque, Amazon avait toutefois nié toute velléité de censure et mentionnait une simple erreur.

Sources : Billboard , The Desk

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i5i5
Encore la démonstration que la seule solution pour défendre le bien commun face aux intérêts particuliers reste la nationalisation.<br /> Plus l’entreprise est grosse et puissante plus elle se comporte comme un gamin mal élevé …
werner
C’est vraiment étonnant qu’une entreprise rechigne à accueillir des podcasts qui la dénigrent ?
ultrabill
@i5i5 &gt; Une entreprise nationalisée n’acceptera pas plus d’être dénigrée qu’une entreprise privé. Des animateurs radio/tv du Service Public qui se font sortir pour avoir critiqué ledit service ça existe aussi en France.
Pinkuik333
En France, sur la TV publique, il n’y a même plus besoin de critiquer, depuis la nomination de Delphine Ernotte, le sectarisme a atteint des sommets et il suffit d’être un homme blanc de plus de 50 ans pour être dégagé…
m_enfin
Rechigner c’est une chose, censurer en est une autre. Un critique gastronomique ne peut pas se faire interdire de resto sous prétexte d’une mauvaise critique. Contrairement à ce beaucoup pensent, ce n’est pas parce que c’est une entreprise privée qu’elle peut faire ce qu’elle veut (heureusement ou malheureusement, c’est chacun qui voit).
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