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Amazon a du mal à garder ses nouveaux employés... et ça lui coûte très cher ! MàJ : Amazon répond

19 octobre 2022 à 11h00
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Amazon livraison © Les Echos
Ⓒ Les Échos

Des documents de chez Amazon ont fuité et ont révélé à quel point l'entreprise peinait à retenir ses employés.

Selon des documents internes du groupe, divulgués par le site Engadget, seulement un tiers des nouvelles recrues de l'entreprise sont restées pendant plus de 90 jours avant de démissionner ou d'être licenciées en 2021.

Mise à jour du 19/10/22 à 11h00, réponse d'Amazon :

Amazon a souhaité répondre à cet article afin de donner son propre point de vue, le voici :


« Chez Amazon, nous sommes conscients que ce sont nos salariés qui contribuent quotidiennement à notre succès. C'est pourquoi nous évaluons en permanence nos processus afin de nous améliorer. L'attrition est un phénomène auquel tous les employeurs sont confrontés, mais nous voulons faire tout ce qui est possible pour faire d'Amazon un employeur de choix. Nous y parvenons en proposant des salaires et des avantages sociaux attractifs, un environnement de travail sûr et de solides opportunités de développement et de formation qui font leurs preuves et l’objet d’améliorations constantes. »

Des employés qui ne veulent pas rester…

Ce rapport est la dernière preuve en date qu'Amazon a de sérieux problèmes pour retenir ses employés. Non seulement deux tiers d'entre eux s'en vont moins de 3 mois après leur embauche, mais le document indique aussi qu'un salarié a deux fois plus de chances de quitter l'entreprise de lui-même que d'être licencié.

Ce taux d'attrition coûte près de 8 milliards de dollars par an à Amazon. Une donnée conséquente si on la ramène à son chiffre d'affaires qui était d'environ 33 milliards de dollars l'année dernière.

En plus d'avoir du mal à garder ses employés, Amazon a déjà été largement critiquée sur la façon dont elle gère ses licenciements. D'anciens rapports avaient indiqué l'année dernière que le groupe filtrait les 6 % des employés les moins performants et n'informaient pas ceux qui risquaient de perdre leur emploi afin qu'ils puissent essayer d'améliorer leurs performances.

Un problème au-delà des entrepôts

De nombreux employés d'entrepôt ont déjà expliqué très clairement pourquoi ils ne voulaient pas nécessairement rester à leur poste, déplorant leurs conditions de travail. Mais le rapport révélé par Engadget indique que le problème lié au départ des salariés va au-delà des entrepôts d'Amazon.

Les managers partent également en raison de problèmes de développement et de promotions. Rappelons que David Niekerk, ancien directeur des ressources humaines chez Amazon, avait mis à jour ses politiques internes dans le New York Times pour prioriser l'embauche de jeunes diplômés plutôt que de donner des opportunités d'évolution en interne.

Autre raison : les programmes de formation fournis par Amazon. Ceux-ci seraient indispensables pour pouvoir progresser au sein de l'entreprise. Mais apparemment, ces formations sont gérées de manière désorganisée.

Source : The Verge

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obbiclubic
Allez un peu d’organisation dans les formations, et des processus qui se font moins impacter par le turnover, et c’est bon.
Shinpachi
Ils sont d’ailleurs obligé de confier des séries à 465 millions de dollars la saison aux stagiaires
max_971
Ils n’ont qu’à faire faire des heures supplémentaires à ceux qui restent.
clockover
Mais a un moment quand tout le monde y sera passé, il ne restera personne à recruter…
Couscous78150
Pour avoir postulé à un poste chez AWS, je dois avouer que globalement leur process RH laisse à désirer. Comme pour les 6% les moins performant, si au bout du 3eme entretien c’est négatif (ce qui a été mon cas), tu as 0 explication sur ce qui a bloqué. Et pas la peine de demandé, on te dit qu’on ne te dira rien. Donc pour progresser et / ou corriger tes problèmes…<br /> Mais chez Dassault Système, c’était pire : on te ment. Recallé lors du second entretien, on m’a dit que c’était mon niveau d’anglais qui posait soucis (ce que je pouvais comprendre). Ils m’ont dit que je devais avoir 750 au TOEIC pour entrer (et je n’avais pas passé l’exam). J’ai bossé pendant 1 mois pour m’améliorer (écoute de série en VO, 4h de cours particulier), j’ai obtenu 780 au TOEIC le mois qui a suivi. Je suis donc retourner les voir avec mes résultats ==&gt; En fait, ils ont du m’accoucher que ce n’était pas l’anglais le soucis finalement…
MattS32
Une donnée conséquente si on la ramène à son chiffre d’affaires qui était d’environ 33 milliards de dollars l’année dernière.<br /> C’est le bénéfice net qui était de 33 milliards, pas le chiffre d’affaire, qui était de 470 milliards.
octokitty
C’est un changement global de comportement des individus après la pandémie.<br /> Le rapport au travail change et n’est plus aussi valorisé par les travailleurs autant qu’auparavant.<br /> Le management d’Amazon est probablement spartiate, orwellien et les employé.e.s refusent ces conditions et démissionnent rapidement. D’autres démissionnent simplement pour le refus de la boîte de donner la possibilité de télétravailler.<br /> Par ailleurs le mème de la « Wagie cage » provient justement d’un brevet déposé par Amazon.<br /> https://www.seattletimes.com/business/amazon/amazon-has-patented-a-system-that-would-put-workers-in-a-cage-on-top-of-a-robot/
ivico
Ton droit d’accès RGPD te permet de savoir. Suffit de demander. Tout ce qui est écrit sur toi te concerne. Tu as le droit. Contacte leur dpo sans « abuser ». Parce que c’est légitime ta demande.
Blackalf
Dans l’entreprise où j’ai occupé mon dernier emploi, il y avait un roulement d’intérimaires, et dans la majorité des cas c’était eux qui décidaient de s’en aller.<br /> Or, le travail était loin d’être désagréable, on était bien payés (un intérimaire débutant en catégorie 4 et travaillant en système 5 équipes se faisait environ 2.200 € nets/mois, 2.500 pour un catégorie 7) et il y avait pas mal d’avantages. Et si quelqu’un n’était pas idiot et assez motivé, il pouvait vite monter en catégorie de salaire*.<br /> Seulement voilà, au lieu de voir les avantages, ces intérimaires ne voulaient voir que le négatif : travail à pauses, formations à suivre pour monter en grade et pouvoir travailler sur certaines lignes de production, « je veux être opérateur catégorie 7 au bout d’une semaine », etc…<br /> Bref, tout n’est pas toujours de la faute de la boîte, mais aussi des gens qui croient (parfois à tort, parce que peu expérimentés sur le marché du travail) qu’ils peuvent trouver beaucoup mieux ailleurs.<br /> en 6 mois d’intérim, je suis passé de la catégorie 4 à la 6, puis à la 7 quelque temps plus tard…certains étaient toujours en catégorie 5 après plusieurs années dans la boîte.<br />
cyrano66
Blackalf:<br /> Bref, tout n’est pas toujours de la faute de la boîte, mais aussi des gens qui croient (parfois à tort, parce que peu expérimentés sur le marché du travail) qu’ils peuvent trouver beaucoup mieux ailleurs.<br /> N’empêche que depuis la crise sanitaire il y a une tendance de fond.<br /> Le turnover cette année est élevé.<br /> Habituellement autour de 15%, en France en 2022 il pourrait être bien au dessus.<br /> Les démissions sont au plus haut depuis 2008.<br /> Sans parler du phénomène de quiet quitting très à la mode.<br /> Et ces phénomènes ont l’air d’être identique dans tous les pays de l’OCDE.<br /> Le tout Accentué par une jeune génération qui n’a pas du tout envie de s’encroûter,<br /> Ne croit plus aux fausses promesses d’avancement au mérites et a compris l’intérêt de se barrer quand c’est possible.<br /> Résultat les entreprises ont intérêt à bosser leur « marque employeur » et mettre en place des moyens de rétention si elles veulent garder les meilleurs éléments.<br /> Et le salaire n’est pas le seul levier.<br /> Parce que les salariés qui ne s’intéressent qu’au montant de leur chèque seront les premiers à partir si ils sont mieux payés ailleurs.<br /> Et au final tout ça coûte un bras.<br /> Remplacer un salarié c’est entre 6 mois et 12 mois de salaire suivant son niveau de compétences pour qu’il commence à être « rentable ».<br /> Au final cette inversion du rapport de force aura peut-être des bons effets.<br /> Quant à Amazon vu leur réputation d’employeur il faudrait peut-être qu’ils commencent a se remettre en cause.
Augusto
Etant de (très) près concerné par le « volet » SSCT de l’emploi, j’encourage tous ceux qui le peuvent (veulent) à brandir sous le nez de leur employeur le montant des cotisation AT/MP de leur boite. Déjà ça calme.<br /> Le turn over est un synonyme de mal-être au travail, ce que vous dites par rapport à l’attractivité est juste. Le salaire ne fait pas tout, loin de là.<br /> Un investissement en tant qu’employé est clairement une bonne chose mais les obligations de l’employeur c’est pas mal aussi.<br /> Pour les curieux c’est 4121-1 et suivants du code du travail.<br /> Et quand on lit « le travail s’adapte à l’homme »… On a sérieusement envie de se marrer très fort.<br /> D’expérience, être un peu moins bien payé à qualif égale, avec une ambiance de travail de dingue et un employeur qui, sans pour autant être un chamallow, est là pour ses employés, c’est le pied.<br /> Quand un salarié est satisfait de ses conditions de travail, tout le monde gagne du pognon. Tout le monde. C’est quand même pas compliqué à faire comme calcul…
peper_1_1
Bref, la réponse d’Amazon confirme l’article.<br /> On recrute beaucoup et les employés se barrent.
tommythefreak
Je ne peux qu’être d’accord, c’est dingue à notre époque que toutes ces grosses boites aient un processus de recrutement si retrograde. Mi-2021, j’ai voulu changer d’emploi et je dois dire qu’après 10 ans sans entretien d’embauche, l’expérience était majoritairement consternante:<br /> une RH qui te demande quelle est ta plus grosse qualité et quel et ton plus gros défaut et d’autres questions psy à 2 balles<br /> une boite de consultance qui te contacte elle-même pour un poste, te fait passer des tests de logique (à un profil senior de + de 15 ans d’XP) + 3 entretiens pour finalement te dire que le profil détaillé sur l’annonce ne correspond en fait pas au profil recherché<br /> une autre boite qui te contacte pour ensuite te demander quelles sont les raisons pour lesquelles tu as postulé (euh… parce que vous m’avez sollicité personnellement)<br /> des recruteurs qui veulent absolument te faire passer des entretiens alors que ton profil ne colle pas, pour ensuite te faire la morale comme à un gosse gâté parce que tu poses tes conditions<br /> J’ai très rapidement abandonné l’idée de postuler chez AWS alors que je rentrais plutôt bien dans un de leurs postes recherchés et que je connais bien la plateforme. Absolument pas le courage de suivre leur processus mal foutu où tout est codifié et tout est fait pour te piéger. Certes le package salarial est correct mais pas non plus fou par rapport au reste du marché. Reste à voir le bien-être au travail, je ne connais personne qui y bosse donc difficile de se faire une opinion sur les avis laissés en ligne.<br /> Au final, j’ai eu un entretien dans une startup où j’ai uniquement parlé au CTO. Je n’ai pas du écrire une seule ligne de code, on a juste fait 20 minutes de prototypage/architecture et je n’ai pas du répondre à des questions bidons sur ma personnalité avec quelqu’un qui ne bosserait de toute façon jamais avec moi. Le courant est passé directement. J’ai eu une proposition le lendemain, malgré le fait que je n’étais pas super à jour sur la techno employée. Résultat après moins d’1 mois j’étais pleinement productif et je pleux pleinement faire usage de mon expérience pour faire avancer le projet.<br /> Tout ça pour dire que tous ces « professionnels » du recrutement sont pour la plupart totalement à côté de la plaque quand il s’agit de profils IT. Seuls des gens qui sont sur le terrain peuvent juger, et encore, quand ils ne sont pas dans un egotrip pour te faire croire que leur manière de penser est la seule valable et que si tu réponds un peu à côté tu es forcément dans l’erreur.
Martin_Penwald
@tommythefreak<br /> je pleux pleinement faire usage de mon expérience<br /> Tu bosses dans le cloud ?
EricARF
Bosser chez Amazon, constater que c’est un boulot d’abruti, chercher ailleurs, décrocher un meilleur job, partir. What else? Tant que les salariés seront des variables d’ajustement pour que les patrons puissent attirer des actionnaires en versant de gros dividendes, les salariés feront comme ça. Ce n’est pas comme si après que leur boite a fait des bénéfices monstrueux, ils allaient subitement toucher une prime au résultat. Au contraire, ils risquent bien de se faire virer salement. La boite ne respecte plus ses salariés, pourquoi voudrait-on que les salariés respectent cette boite.<br /> De plus, 3 entretiens d’embauche pour un job pareil, franchement… C’est une technique de pêche à la ligne, pas de l’embauche. Amorce, touche, ferrage, fatigue, mise en bourriche. La technique de pêche est facilement superposable au techniques de recrutement actuelles (si en plus on ajoute la couche intérim, ça devient le fin du fin). Ou alors faut embaucher des poissons qui auront tout autant de valeur aux yeux d’Amazon.<br /> Là-dessus, qu’ils fassent de grosses pertes à l’embauche, ça m’en touche une sans faire bouger l’autre. Bezos à touti quanti!
ABC
Le turn-over incessant et les conditions de travail délétères font parti du modèle économique d’Amazon, sinon ils auraient fait autrement. Mais ça ne fonctionne que s’il y a beaucoup de main d’œuvre disponible. En clair, plus il y a de chômeurs, plus c’est bénéfique. Si Amazon construit ses entrepôts dans des régions de préférence sinistrées économiquement (avec des subventions locales), ce n’est pas par amour de son prochain; c’est pour mieux maintenir la pression sur le petit personnel, et pas que.<br /> Là, dans un contexte tendu en terme de main d’œuvre peu qualifiée, la donne change et le rapport de force s’inverse. La seule solution prônée par Biden, augmenter les salaires et faire en sorte que les conditions de travail s’améliorent. Mais même comme ça, ce n’est pas gagné (voir dans la restauration).<br /> En fait, pour qu’Amazon puisse résoudre cette crise, leur meilleur atout serait une crise économique majeure et le retour d’un chômage de masse important.
Cleever
JE vois pas ce qu’il y a d’etonnant. Quand tu bosses au McDo, t’as plus de chances d’y rester moins de 3 mois, ici c’est pareil (dans le sens ou la grosse partie d’Amazon sont les entrepôts, je parle pas du reste).<br /> C’est des boulots alimentaires basiques en 2022, rien d’anormal
Couscous78150
Oui, je suis bien d’accord, mais est ce réellement utile de se battre contre des moulins à vent. Car ils sont une armée et je suis « un ». Donc ils peuvent faire trainer le truc. J’ai pas envie de me battre, cela m’a juste montré que ce n’est pas une boîte où j’ai envie de bosser.<br /> En tout cas merci de l’info, car même si c’est logique, je dois avouer que je n’y avais pas pensé
Couscous78150
Y’a rien a ajouter, je partage totalement ton point de vue
merotic
Il ne reste plus qu’à développer de façon très intensive le remplacement des humains au travail par des robots sinon ce sera l’effondrement.
DrCarter95
Le boulot a l’air difficile chez eux.<br /> Courage aux employés…
thunderboy
Il est clair qu’un taux de chômage élevé est l’allié des entreprises qui pratiquent l’esclavagisme moderne.<br /> La peur de se retrouver sans rien incite à accepter les pires boulots.
leulapin
Ils ont des emplois un peu plus qualifiés et variés que mac do mondialement… la comparaison est farfelue
blackdoor
Ca n’empêche pas Amazon de continuer à vendre et à ceux qui ont vraiment besoin d’un emploi de travailler. Donc , que du positif.
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