Bezos ne sera plus le patron d'Amazon au 5 juillet prochain

27 mai 2021 à 13h36
15
Jeff Bezos - Amazon.jpg

Le patron et fondateur iconique d'Amazon, Jeff Bezos, va rendre son tablier de P.-D.G., mais il ne quittera pas pour autant l'organe de direction de l'entreprise.

Les jours de Jeff Bezos à la tête d'Amazon sont comptés. Comme le révèle Variety, le célèbre entrepreneur de 57 ans a indiqué, mercredi, qu'il allait céder sa place comme président-directeur général du groupe le 5 juillet 2021, au lendemain de la fête de l'Indépendance américaine. Pour lui succéder, Bezos a choisi Andy Jassy, qui est loin d'être un inconnu, puisqu'il occupe aujourd'hui le poste de P.-D.G. d'Amazon Web Services, la filiale Cloud du géant du e-commerce.

Bezos va prendre la tête du conseil d'administration d'Amazon

Jeff Bezos n'a choisi le 5 juillet ni par hasard ni parce qu'il s'agit du lendemain de l'Independence Day. Comme il l'affirme lui-même, « c'est une date sentimentale pour moi, c'est la date à laquelle Amazon a été officiellement constituée en tant qu'entreprise en 1994, il y a 27 ans ».

Le milliardaire, qui fut au début de la semaine dépossédé durant quelques heures de son titre d'homme le plus riche du monde par le Français et patron de LVMH Bernard Arnault, ne quitte évidemment pas complètement son bébé Amazon.

Bezos occupera la présidence du conseil d'administration de l'entreprise, pour en devenir le président exécutif. « Je suis très enthousiaste à l'idée d'occuper le poste de président exécutif où je concentrerai mon énergie et mon attention sur les nouveaux produits et les premières initiatives ».

Le nouveau boss, Andy Jassy, va avoir fort à faire

Nous ne jouons les étonnés qu'à moitié. Jeff Bezos avait annoncé dès le début de l'année qu'il laisserait les manettes assez rapidement à son successeur. Et ce successeur n'est autre qu'Andy Jassy, actuel président-directeur général d'Amazon Web Services. En lui, Bezos voit quelqu'un de « très connu au sein de la société, il est chez Amazon depuis quasiment aussi longtemps que moi. Il va être un leader exceptionnel, et il a toute ma confiance », dit-il à son sujet. « Je vous garantis qu'il ne laissera pas l'univers nous rendre normaux ». En voilà une belle déclaration.

Andy Jassy © JD Lasica / Flickr
Andy Jassy, en 2010 (© JD Lasica / Flickr)

Andy Jassy, 53 ans, a rejoint Amazon peu après sa création, en 1997, à l'époque en temps que simple main du département marketing. Il est rapidement devenu un homme de confiance de Jeff Bezos, jusqu'à diriger l'imposante et florissante branche Cloud du groupe.

Et à la tête d'Amazon, il aura fort à faire. Aujourd'hui, le mastodonte de la vente en ligne est plus puissant que jamais. Mais il est aussi attaqué sur de fonds de pratiques anticoncurrentielles notamment. L'entreprise fait en effet l'objet d'enquêtes antitrust en Europe et aux États-Unis. Ce mardi justement, le procureur général de Washington a engagé des poursuites contre Amazon, à qui il reproche d'avoir abusé de son pouvoir de monopole pour contrôler les prix en ligne, violant ainsi la loi de l'État.

Source : Variety

Soyez toujours courtois dans vos commentaires.
Respectez le réglement de la communauté.
15
9
Cynian90
Tant qu’ils nous font une bonne série LOTR, ça ne dérangera personne
toast
Je me souviens d’une époque où, quand j’achetais des livres en ligne, j’hésitais entre alapage et amazon…
Duben
Maintenant, on ne peut plus hésiter ahah
Blackalf
@LeToi message supprimé pour motif message non constructif/hors-sujet.
toast
C’est ça
Francis7
En tout cas, je n’ai rien contre les gens qui font bu bon travail. Je n’ai jamais eu de problème avec Amazon. Si l’on reproche à Amazon son monopole, ce n’est pas pour rien. C’est super bien ficelé.
Blackalf
C’est tellement représentatif de notre société et d’une bonne partie de ceux qui la composent.<br /> Grande société occupant une part importante du marché : pfff, monopole, honteux, boycott.<br /> Petite société qui se lance : wouah, formidable, ils osent être différents, enfin de la nouveauté.<br /> La petite société grandit : wouah, formidable, ils rivalisent avec de plus grandes.<br /> La petite société grandit encore : ouais mais, ils commencent à prendre trop de place, faut laisser leur chance aux petites sociétés.<br /> La petite société est devenue une grande : pfff, monopole, honteux, boycott.<br /> Et ainsi de suite…
pecore
Je l’ai déjà écris au moins dans deux autres topics, dont un sur Amazon : on ne peut pas reprocher à une société de faire du bon travail et à ses clients d’en être satisfait, comme je le suis personnellement d’Amazon.<br /> On peut reprocher à une société d’avoir des pratique anticoncurrentielles, de surmener/souspayer ses salariés pour augmenter sa marge ou d’essayer de s’imposer aux gens grâce à des systèmes propriétaires mais il ne me semble pas que ce soit ce qu’Amazon fait. Ce qu’on ne peut pas lui reprocher en revanche c’est de fournir un service de qualité et de chercher à gagner de de nouveaux clients, cela fait partie de notre système d’économie de marché.<br /> Bezos a fait du bon travail, il a fait d’Amazon le poids lourd qu’il est. Je lui souhaite bon vent même si je sais qu’il ne va pas prendre sa retraite et bon courage à celui qui va lui succéder pour faire aussi bien. Ça va pas être facile.
cyrano66
pecore:<br /> de surmener/souspayer ses salariés pour augmenter sa marge<br /> Sur ce point là il y’a quand même débat.<br /> Amazon est une belle réussite et tant mieux pour eux.<br /> D’autant que leur activité à la base n’a rien de nouveau ni de révolutionnaire. Ça fait des siècles que la vente par correspondance existe.<br /> C’est donc bien par la qualité du service, l’utilisation intelligente du numérique et la diversification de leurs activités qu’ils ont réussi.<br /> Après comme toute grosse société il arrive un moment ou en tant que leader il faut être exemplaire.<br /> Il arrive aussi un moment où la responsabilité sociale d’une entreprise est telle que sa gouvernance ne peut plus être concentrée uniquement entre les mains de son fondateur.<br /> La vraie richesse d’une entreprise c’est l’osmose entre un projet, des capitaux et des hommes. Si l’un des 3 piliers n’y trouve plus son compte le tout s’effondre.<br /> For de son million d’employés Amazon a une énorme responsabilité sociale. Et ses récentes pratiques anti syndicales ne constitue pas spécialement un message positif quant à la qualité du dialogue social.<br /> Ses arguments d’une entreprise bienveillante qui gère ses salariés individuellement est rétrograde et fait penser au grands trusts industriels du début du 20e siècle.<br /> Il s’agit donc des conditions de travail mais également de la réparation des richesses de l’entreprise entre la totalité des salariés qui la compose (dans la juste proportion de leur travail)<br /> Et l’histoire a malheureusement démontrée que cette répartition (notamment aux USA ) est directement liée à l’importance du dialogue social.<br /> image620×590 65.5 KB<br /> On peut tous rêver de réussite et d’être Bezos. Mais au sommet il n’y a pas de place pour tout le monde.<br /> Il arrive donc un moment ou il faut un peu partager.<br /> Sinon ça commence à avoir un arrière goût d’exploitation.
pecore
Entièrement d’accord avec toi dans la théorie. Dans la pratique la partage des richesses envers tous les salariés est un vieux serpent de mer alors je m’estime déjà heureux lorsqu’une grosse boite se montre correcte envers ses salariés, tant au niveau salarial que des conditions de travail. Mais oui, un meilleur partage des bénéfices serait en effet souhaitable et ce dans toutes les entreprises, pas juste Amazon.
cyrano66
pecore:<br /> un vieux serpent de mer<br /> C’est pas parce que l’idée est ancienne qu’elle n’est pas bonne et justifiée.<br /> Bien sûr ca a des relents de communisme, ça sent les défilés syndicaux, la merguez, le lacrymo et les fainéants gras du bide.<br /> Pourtant pas mal d’économistes actuels la défende.<br /> Jusqu’à Larry Fink PDG de Blackrock, qui est juste la plus grosse société d’investissement au monde, autant dire le pape du capitalisme liberal. Donc difficile de taxer Larry Fink de prosélytisme social et syndical.<br /> En 2018 dans une longue lettre d’avertissement aux CEO il écrivait :<br /> « la société attend de l’entreprise qu’elle joue un rôle social et sociétal plus important…Les entreprises doivent bénéficier à l’ensemble de leurs parties prenantes…dont les actionnaires, les salariés, les clients et les communautés dans lesquelles elles opèrent »<br /> C’est pour lui la seule manière d’assurer leur pérennité.<br /> Dans le même registre le rapport Notat/Senard carrément passé inaperçu.<br /> minefi.hosting.augure.com<br /> Download<br /> 2.80 MB<br /> pecore:<br /> un meilleur partage des bénéfices serait en effet souhaitable et ce dans toutes les entreprises, pas juste Amazon<br /> Bien évidemment. Loin de moi l’idée de mettre Amazon seul au ban des accusés.<br /> Toutefois, comme dit plus haut, sa taille et sa place de leader l’expose plus aux critiques et elle se doit d’être exemplaire et de montrer la voie.
Blackalf
@LeToi message supprimé pour le motif message non constructif/hors-sujet.
Blackalf
@LeToi les membres non plus…<br /> Provoquer gratuitement la modération n’amène jamais rien de bon.
Voir tous les messages sur le forum

Derniers actualités

Idée cadeau | Insta360 X3 : une caméra spectaculaire
Twitter : la chasse aux spams a commencé... les pertes massives de followers avec !
Stockage en ligne : surprise, le Black Friday est prolongé chez pCloud ! (-85%)
La barre de son Bose TV Speaker chute à son prix le plus bas ce week-end !
The Mandalorian : on a une date de lancement pour la saison 3, et ce n’est pas si lointain
Découvrez le prix soldé de cet écran PC gaming très, très haut de gamme
Le premier trailer pour le prochain film Indiana Jones met un sérieux coup de fouet
Le smartphone Realme GT Master baisse de prix pour le week-end
Ça y est, Les Gardiens de la Galaxie Vol. 3 a son trailer !
AWS (Amazon Web Services) veut rendre plus d’eau qu’elle n’en utilise, mais comment ?
Haut de page