PayTop s'attaque aux coûteux transferts d'argent vers l'étranger

01 juin 2018 à 15h36
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La société PayTop veut concurrencer les ténors du transfert de fonds entre particuliers à l'étranger, et notamment en Afrique. Pour s'imposer la société applique un prix fixe de 4 ou 8 euros par transfert.

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PayTop est un nouvel acteur du transfert d'argent à l'international. Discrète depuis sa création en 2012, la société a séduit entre temps 40 000 personnes qui effectuent 3 000 opérations par mois, nous confie Philippe Coup-Jambet, le directeur général de la société. En 2013, PayTop a vu transiter 10 millions d'euros, un chiffre que la start-up entend multiplier par dix d'ici trois ans.

Pour y arriver, ce service, largement soutenu par le fonds Truffle Capital, se veut plus attractif que ses concurrents comme TransferWise ou Xoom. Sur le plan tarifaire d'abord, PayTop dit être moins cher, avec un prix fixe de 4 euros lorsque le transfert n'excède pas 150 euros, et de 8 euros au-delà - Western Union facture l'opération à environ 13%.

Selon la société, le potentiel de marché est important. En 2012, les transferts d'argent de la France vers l'étranger représentaient environ 15 milliards d'euros souligne-t-elle.En marge du transfert de liquidités, PayTop propose un service de change permettant d'acheter des devises en ligne et de les recevoir à domicile.

Eric Besson comme actionnaire

La jeune société se lance également dans le transfert de minutes de communication téléphonique à l'étranger. Sa nouvelle solution, baptisée Airtime, permet de créditer un compte mobile dans un autre pays via une plateforme regroupant 350 opérateurs dans 154 pays. « Nous réfléchissons aussi pour nouer un partenariat avec Afrimarket afin de proposer un service de cash to good », nous dit le directeur.

L'autre particularité de PayTop est d'avoir accueilli Eric Besson dans son actionnariat à hauteur de 2,5%. Le ministre de l'Immigration entre 2009 à 2010 avait, dans ce cadre, promu le comparateur de prix envoidargent.fr. Celui-ci permet aux personnes qui envoient de l'argent d'en comparer le coût.

Du côté de PayTop, la feuille de route emmènera la société vers d'autres continents que l'Afrique, où elle est présente dans la moitié des pays. Les prochaines régions ciblées seront l'Est de l'Europe et l'Asie. A la question subsidiaire de savoir si la start-up proposera du bitcoin, elle répond que non. Pour elle, cela reviendrait à se tirer une balle dans le pied. Mais elle n'exclut pas de mener une réflexion.



Interview de Rania Belkahia, fondatrice d'Afrimarket, à LeWeb 2013.
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