Home'n'go met l'open data au service de la recherche de logement

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Mercredi 12 se tiendra le Camping Demo Day Tour. L'occasion pour les douze start-ups soutenues par l'accélérateur de présenter leur projet aux investisseurs. Parmi eux, Home'n'go, un service de recherche de logement enrichi de données économiques, démographiques ou même politiques.

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Quand ils sont sortis de HEC en 2011, Adrien Pavillet, Sébastien Zerah et Margaux Pelen ont tous trois cherché un appartement. « C'est chronophage et stressant et on ressentait le besoin d'avoir un service qui centralise les annonces », confie cette dernière. Un tel outil n'existait pas. C'est alors qu'ils ont eu l'idée de fonder Home'n'go.

De l'avis Margaux Pelen, « les grandes agences immobilières n'ont pas pris le tournant du Web 2.0 ». L'occasion était trop belle. Le trio observe que la recherche d'un logement fait souvent appel à trois composantes : les réseaux sociaux, les newsletters et les agents immobiliers. Seulement, les créateurs notent qu'il est difficile de comparer les offres entre elles et dès lors, la quête du « Graal » devient un parcours du combattant.

Home'n'go repose sur quatre piliers : centralisation, gestion, information et collaboration. Le premier se matérialise par un outil d'agrégation des annonces glanées sur les sites d'agences en copiant les URL ou en les ajoutant en favoris grâce à une extension dans le navigateur Internet. Il est aussi possible d'utiliser le moteur de recherche interne qui va puiser dans une base de donnée, notamment grâce à un partenariat avec À vendre À louer.

« Pour l'instant nous comptons 1,5 millions d'annonces mais à terme nous voulons couvrir 95% du marché immobilier français », annonce Margaux Pelen. Plusieurs partenariats sont en pourparlers et devraient permettre au service de s'étoffer.

Le deuxième pilier du service permet de gérer les annonces. Une fois agrégées sur la même page, l'internaute compare les prix, surfaces, équipements, etc. Il organise ses visites et peut les gérer via une application mobile. Mais la plus-value de Home'n'go ne se situe pas dans cette offre déjà adoptée par d'autres sites.

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Là où le projet du trio veut faire la différence, c'est dans l'exploitation des données publiques, « libérées » par les collectivités. En l'occurrence, Home'n'go veut « contextualiser » la recherche de logement en récoltant des informations sur le site de l'Insee et du gouvernement. « Lorsqu'on cherche un lieu d'habitation, cela ne se résume pas aux murs mais cela concerne aussi le quartier où l'on va résider », justifie Margaux Pelen.

Grâce à ces données, complétées d'informations libérées aussi par les régions, les départements et les villes (pas toutes), Home'n'go fournit un ensemble de critères de recherche tels que le prix au mètre carré dans un département, la proportion de logements vacants, le taux de réussite au bac, le niveau de taxe d'habitation, la répartition des actifs par catégorie socioprofessionnelle ou encore l'orientation politique de la zone choisie. D'un point de vue pratique, le service propose aussi de calculer la distance avec des commodités telles que les transports en commun, bureaux de poste mais aussi boutiques ou restaurants.

À la question de savoir si la généralisation d'un tel service risquerait de contribuer au cloisonnement de la population selon ses intérêts et niveau de vie, Margaux Pelen répond que cette utilisation des données libres sert avant tout la transparence. Elle veut aussi optimiser au maximum ces informations pour que le loueur ou l'acheteur ne soit pas déçu. « Quand on achète un logement, on s'endette pour 25, 30 ans voire plus, d'où l'intérêt de disposer des bonnes informations au bon moment », fait valoir la co-fondatrice.

Enfin, Home'n'go intègre une dimension collaborative. « Près de 75% des gens ne cherchent pas un logement seuls », indique-t-elle. Il est ainsi possible d'associer des amis à sa recherche via les réseaux sociaux ou des invitations par e-mail. Un système de notifications propose aussi de tenir l'utilisateur informé en temps réel des commentaires, visites, et nouvelles annonces ajoutées dans son espace sur Home'n'go.

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La start-up fonctionne depuis l'été 2011 avec seulement 6 000 euros. Un budget dérisoire permis par le fait que « les compétences essentielles étaient réunies dans le trio ». Lancé en bêta test en novembre de l'année dernière, Home'n'go est ouvert au public depuis mars 2012. Le prochain objectif est de faire aboutir les négociations qui ont cours avec plusieurs business angels, et de faire connaître le projet auprès des investisseurs lors du Camping Demo Day Tour. Pour se financer, la société envisage des affiliations notamment.

À ce propos, rappelons que l'accélérateur de start-ups en est à sa troisième saison. Le projet de Margaux Pelen a passé le cap d'une sélection mettant à l'épreuve près de 200 candidatures. Elle figure aujourd'hui parmi les douze finalistes. Le Camping a retenu cette société car « elle parle à tout le monde ». La co-fondatrice indique que 5 millions de déménagements ont lieu chaque année en France, et 70 millions au niveau européen. D'ailleurs, l'équipe pense à l'international. Des solutions techniques sont en développement mais cela reste dans les cartons en attendant un départ sur le plan commercial.

Et finalement, Margaux Pelen, a-t-elle trouvé un logement ? Elle répond que oui, et « c'est grâce à Home'n'go ». Coincée dans une période de transition entre la fin des études et le début de la vie active, la jeune entrepreneuse dit avoir réellement trouvé son appartement en seulement deux semaines sur son site.

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Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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