Test Fossil Explorist HR : beaucoup de bonnes idées, deux vilains défauts

le 16 avril 2019 à 15h40
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La note de la rédac
La quatrième version de la Fossil (Q) Explorist HR est, sur le papier, l'une des montres connectées les plus ambitieuses sous Wear OS. Bardée de capteurs, elle s'offre également le luxe d'un design soigné. Finalement, le seul risque de Fossil est à trouver du côté du processeur, un Snapdragon Wear 2100 cadencé à 1,2 GHz et qui a déjà quelques mois dans les pattes. Ce choix compromet-il les performances de la montre connectée de Fossil ? L'Explorist HR est-elle peut-elle rivaliser avec le gratin des montres connectées sous Wear OS ?

Un design classique complètement maîtrisé


Avec l'Explorist HR, Fossil présente une montre au design très soigné, dans la lignée des montres hybrides, c'est-à-dire connectées mais donnant l'apparence de tocantes classiques. Ainsi, cette « Explorist » ressemble davantage aux montres vendues en bijouterie qu'aux gagdets dédiés aux geeks.

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même en plein soleil, l'écran reste totalement lisible

Par ailleurs, il est possible d'opter pour un cadran classique donnant ainsi davantage l'illusion d'une tocante traditionnelle. Dans les faits, il s'agit d'un modèle relativement imposant (45 mm), composé d'un boitier en acier inoxydable sur lequel viennent se loger trois boutons bien imposants : une couronne centrale et deux touches sur lesquelles nous reviendrons plus en détail. Le tout affiche une épaisseur de 13mm, c'est-à-dire dans la moyenne basse des montres connectées. Avec 70g sur la balance, la montre ne se fait pas sentir sur le poignet et s'avère confortable à porter.

Ce confort est accru par un bracelet mi cuir, mi silicone de très bonne facture. La partie siliconée est celle qui repose sur la peau, laissant le cuir s'afficher à l'extérieur.


Fossil propose bien évidemment d'autres options de bracelet (100% silicone ou acier, par exemple) sans compter la possibilité d'opter pour un bracelet tiers de 22 mm.

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Au final et sans surprise le design est très maitrisé, le savoir-faire de Fossil étant ici mis en application.

Écran : l'illusion du borderless


Parmi les bonnes surprises de l'Explorist HR, il y a son écran. Très lumineux, il est utilisable même en plein soleil. Surtout, lorsqu'on regarde la montre, la première impression est celle d'une dalle sans bords qui donnerait à profiter d'un affichage en 454 x 454 pixels, soit une résolution de 459 ppp. Dans les faits, la réalité est un peu moins réjouissante. En effet une marge noire de quelques millimètres nous interdit l'emploi du mot « borderless » et de profiter d'un affichage total.

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Pour autant, la dalle AMOLED de 1,4'' est suffisante pour une bonne lecture des notifications et autres infos données par la montre connectée de Fossil.

Une liste de fonctionnalités ultra complète


Le moins que l'on puisse dire c'est que l'Explorist HR affiche une fiche technique complète.

Elle embarque, par, exemple un GPS, ce qui est encore trop rare mais pourtant très utile. En effet, la navigation sur la montre permet de se passer de smartphone et donc de laisser son téléphone (souvent encombrant) à la maison lorsqu'on souhaite courir. Le souci, c'est que ce GPS est tout sauf précis. Sur notre parcours de test de 9,2 km, l'Explorist HR affiche 10,62 km parcourus en course à pied. 1 km d'écart sur 9 km au total c'est une différence importante. Beaucoup trop pour que la montre connectée de Fossil soit considérée comme un bon accessoire de sport.

Fossil a également équipé sa tocante d'une puce NFC. L'intérêt ? Le paiement sans contact bien évidemment et avec l'arrivée en France de Google Pay, l'Explorist est déjà parée.

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Enfin, il y a les capteurs traditionnels des montres connectées (gyroscope, accéléromètre, capteur de fréquence cardiaque, etc.) et là encore Fossil coche toutes les cases. Le résultat c'est qu'avec cette fiche technique et un Store Android toujours plus fourni, l'Explorist HR est l'une des montres les plus complètes du moment.

Autonomie : rapide à charger, beaucoup trop rapide à décharger


Il ne faut qu'une heure pour recharger complètement l'Explorist HR. Malheureusement, vous devrez passer par la case recharge bien trop souvent... L'autonomie de la montre de la montre connectée de Fossil n'est pas son fort. Tout juste permet-elle de tenir une journée, à condition de ne pas être trop sollicitée. Il nous est arrivé au cours de notre test de ne pas pouvoir finir la journée. Une sortie en course à pied avec le GPS et fréquence cardiaque activés, quelques notifications de plus que d'habitude et s'en est fini de l'autonomie.

Ici, Fossil souffle clairement de la comparaison avec les dernières montres connectées de Samsung ou de Huawei qui ont délaissé Wear OS, notamment pour des questions d'optimisation de l'autonomie.


Wear OS, la souffrance


Si Samsung, puis Huawei ont pris leur distance avec Wear OS (ou Android Wear) pour lui préférer des systèmes d'exploitation propriétaires c'est que ces deux constructeurs ont dû atteindre des limites infranchissables sur l'OS de Google. Lui préférer des OS moins peaufinés et bien moins dotés en applications comme Tizen ou Lite OS est un signe fort que Fossil aurait dû prendre en considération. Car l'une des faiblesses de cette Explorist HR, c'est bien son OS.
La gestion de l''autonomie est l'exemple le plus visible, mais à l'utilisation les incohérences dans l'ergonomie, les petits bugs et autres lenteurs agacent au plus haut point. Sur ces aspects, l'OS de Google ne tient tout simplement pas la distance face à un Watch OS (Apple) ou un Tizen (Samsung).

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Si les performances du système ne sont pas le fait de Fossil, il n'en va pas de même pour le choix du « moteur » censé le faire tourner. Car, pour propulser Wear OS, le constructeur a eu la triste idée de piocher dans les vieux tiroirs, et d'en sortir un processeur Snapdragon vieux d'un an. Les torts sont donc partagés mais au final, c'est le consommateur qui en souffre.

L'expérience avec la Fossil Explorist HR


Il y a donc un véritable paradoxe entre le plaisir de porter la montre connectée de Fossil et l'agacement de l'utiliser au quotidien. D'une part, nous avons affaire à un bel objet connecté qui se fait oublier lorsqu'il est au poignet, mais qui est suffisamment élégant pour qu'on apprécie de l'afficher. De l'autre, une fois que l'on souhaite en tirer parti, la frustration l'emporte devant les carences de Wear OS, l'autonomie très médiocre et les performances globales insuffisantes.

Au final, la Fossil Explorist HR n'est pas une mauvaise montre connectée, loin de là, mais même si ses plus gros défauts sont imputables à Wear OS, il n'en reste pas moins qu'avec un processeur vieillot, elle n'a que son design à opposer aux autres cadors du secteur.

Fossil Explorist HR

Les plus
Les moins
Ecran
Performances
Design
Autonomie
OS
3.5
Modifié le 16/04/2019 à 16h10
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