Test de la Pebble Time : la petite montre qui dure

Stéphane Ruscher
Spécialiste informatique
10 juillet 2015 à 18h56
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La note de la rédac

Une interface qui voyage dans le temps

Pebble a pensé l'interface de la Pebble Time autour de la notion du temps. Ça peut paraître évident pour une montre, pourtant Apple comme Google approchent le problème d'une manière propre : l'Apple Watch est pensée comme un mini iPhone en mettant les applications au premier plan. Android Wear joue plutôt sur le côté contextuel en faisant remonter des informations pertinentes pour l'utilisateur au fil de la journée ou selon son emplacement.

L'interface de la Pebble Time est une frise chronologique dont le centre, « maintenant » est l'horloge. La navigation s'effectue à l'aide des boutons sur le côté droit. En dessous, on découvre les prochains événements du calendrier. Au-dessus, on revoit des événements passés, mais aussi les appels manqués. Les développeurs d'applications tierces ont accès à la timeline, qui peut s'avérer utile pour les vols, ou les résultats sportifs par exemple.

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L'approche de Pebble prend son sens si on a beaucoup de rendez-vous dans une journée. On ne s'éternisera pas dans la frise avec un usage beaucoup plus modéré du calendrier, mais la métaphore est claire, et une fois de plus bien implémentée, avec des petites animations et des pictos qui donnent un côté ludique.

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Via une pression sur le bouton central depuis l'horloge, on accède à la liste des notifications issues du téléphone (qui apparaissent évidemment au fil de l'eau accompagnées d'une vibration), aux contrôles multimédia, et aux applications tierces que l'on peut installer depuis le smartphone.

L'occasion de se rendre compte qu'il y a déjà un joli petit écosystème d'apps sur la Pebble, et surtout d'applications prenant déjà en charge l'écran couleur et la timeline de la Pebble Time. Comme partout il y a du bon et du moins bon, et il faut malheureusement admettre que le tout est très centré sur le marché américain. Mais on trouve bien quelques apps majeures comme RunKeeper ou TripAdvisor, ainsi que des choses assez réussies comme Morpheuz, une app de surveillance du sommeil.

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Le même dynamisme se retrouve sur les façades de montres, dont certaines exploitent assez bien le côté rétro/pixel art de l'écran.

Compatible Android et iOS... Ou presque

L'intérêt de la Pebble Time, comme les deux précédentes, est de prendre en charge Android et iOS, là où Android Wear et l'Apple Watch sont cloisonnés sur leurs plateformes respectives. Comme on pouvait s'en douter, la compatibilité n'est pas égale. Les bases fonctionnent sur les deux systèmes : on peut visualiser ses notifications, rejeter un appel, contrôler la musique de son smartphone, installer et exécuter des applications.

Les choses se compliquent quand on souhaite faire ce qu'on attend d'une montre connectée : agir sur les notifications. Répondre aux messages par la voix ou des phrases prédéfinies, archiver les mails dès qu'on les reçoit sur l'écran de la montre, c'est possible en associant la Pebble Time à un smartphone Android, mais pas à un iPhone.

On s'en accommodait avant : Pebble était le seul constructeur à s'intéresser à iOS. Mais si la Pebble Time peut être vue comme une alternative sérieuse aux montres Android, elle ne fait clairement pas le poids, sur iOS, par rapport à l'Apple Watch qui a accès à toutes les interactions avec l'iPhone. Si vous pouvez vous limiter à ces fonctionnalités de base, ça reste un accessoire qui permet d'avoir une visibilité sur ses événements et notifications sans sortir son smartphone, mais la montre d'Apple propose évidemment de faire beaucoup plus.

La Pebble Time à l'usage

Après avoir passé quelques jours avec la Pebble Time au poignet, on est assez séduit malgré ses défauts. Les points les plus appréciables sont la lisibilité de l'écran dans toutes les circonstances, y compris (et surtout !) au soleil, et la légèreté de la montre au poignet, qui se fait complètement oublier.

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On craignait de souffrir de l'absence d'écran tactile, et dans l'ensemble, l'interface est suffisamment bien faite pour qu'on s'en passe. La montre est peut-être un tout petit peu trop fine pour que les boutons soient vraiment simples à trouver à coup sûr, d'autant plus qu'à l'aveuglette, ils auraient mérité une séparation un peu plus marquée. Pour certaines fonctionnalités comme le contrôle multimédia, on avoue préférer le tactile des montres Android Wear ou de l'Apple Watch.

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Le vibreur fait partie de ce qui nous a un peu moins plu : trop fort, il est assez désagréable, et si vous utilisez la Pebble Time pour contrôler votre sommeil, vous risquez fort de réveiller votre compagne ou compagnon à la même heure que vous !

Hormis les limitations avec iOS, il ne nous a pas manqué grand-chose lors de notre utilisation, à part peut-être un capteur de rythme cardiaque qui renforcerait son intérêt côté fitness... Avec le risque d'amoindrir l'autonomie, certes.

La plus autonome des montres connectées ?

Si on exclut les initiatives comme la Withings Activité, qui est plutôt une montre « classique » augmentée de capteurs, la Pebble Time est clairement la plus autonome des montres connectées, au sens où on l'entend aujourd'hui, que l'on ait testées depuis 2 ans. Son secret réside évidemment dans son écran, qui consomme beaucoup moins que celui d'une Apple Watch ou d'une LG G Watch R, et ne parlons pas des montres qui ont opté pour du LCD comme la Moto 360.

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À deux reprises, associées à un smartphone Android sur lequel on synchronise réseaux sociaux et mails (pro et privés), nous sommes parvenus à tenir près de 5 jours sans recharge. C'est toujours peu pour une montre, mais beaucoup plus que les 2 jours maximum de l'Apple Watch ou des dernières LG, ou de la journée difficilement dépassée par la Moto 360.

Un bémol malgré tout : si l'écran consomme peu, ça n'est pas le cas de tous les composants, et on a pu remarquer que solliciter en permanence l'accéléromètre avec une application de fitness ou de suivi du sommeil faisait baisser la batterie beaucoup plus rapidement.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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