Logitech MX Vertical : du design au confort

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Le 01 octobre 2018
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La note de la rédac
Annoncée il y a quelques semaines maintenant, Logitech lance sa première souris ergonomique verticale, la bien nommée MX Vertical . Alors que ce marché, en croissance, est pour l'heure plutôt investit par les « petits » constructeurs, que vaut cette souris issue de la R&D de la marque suisse ? Nos quelques éléments de réponse.

Cela fait quelques années déjà que l'on voit ce type de souris ergonomique montrer le bout de leur museau chez les marchands quand bien même aucun constructeur connu du grand public n'en a en catalogue. L'idée : lutter contre les problèmes de poignet, les souris ordinaires obligeant à adopter une position menant parfois un inconfort voire à des douleurs.

Nous avions déjà pu mettre la main sur ce type de souris sans en réaliser de test complet et force est de constater que celles-ci nous avaient laissés perplexes. Au-delà de la position effectivement plus naturelle, c'est vraiment plus la prise en main qui fut difficile entraînant notamment une perte de précision assez équivoque.

Et voilà que Logitech investit ce marché, considéré jusqu'alors comme une niche, en proposant une solution dont le design s'avère plutôt différent. La communication bien huilée de la marque évoque bien entendu les recherches sur l'ergonomie de celle-ci. Logitech étant le spécialiste du dispositif de pointage de longue date, nous ne pouvions pas passer à côté de cette MX Vertical.

Avant propos

Faut-il préciser, avant de commencer le test, que l'utilisation de ce type de souris est « très orienté » bureautique ? Elle a en effet été imaginée dans une démarche de confort pour l'utilisateur même en cas de session de longue durée.

On peut, bien entendu, facilement s'imaginer jouer avec la MX Vertical... mais puisque la souris n'a été ni pensée dans une optique de précision ultime, ni pour des vitesses extrêmes, nous ne vous la recommanderons pas pour vos FPS préférés (par exemple).

Sortie de boite

Plutôt bien présentée dans sa boite, la Logitech Mx Vertical est packagée avec son dongle Unifying ainsi qu'un câble de rechargement d'une belle longueur.

logitech mx vertical

« La souris inspire immédiatement la qualité. »

La souris inspire immédiatement la qualité. Une fois sortie de la boite on apprécie le choix des plastiques employés que ce soit pour le grip ou pour les boutons de la souris.

Celle-ci est également surmontée d'une plaque grise mate du plus bel effet. Sur cette dernière, on trouve un bouton qui permettra de modifier la sensibilité du dispositif.

logitech mx vertical

Notez la présence, sur le côté de la souris de deux boutons configurables positionnés juste en dessous du pouce de l'utilisateur.

logitech mx vertical

On apprécie l'attention apportée aux petits détails : la molette cerclée de chrome ou la LED de charge sur le côté de la souris par exemple. Côté visuel, la MX Vertical envoie du bois.

logitech mx vertical

En retournant la souris on observe l'unique patin (qui fait le tour complet de celle-ci) ainsi que le commutateur d'alimentation de la souris, le capteur, au centre, et le sélectionneur de bande de fréquence.

logitech mx vertical

Bien en main

En un mot comme en cent, les habitués des souris standards risquent de perdre leurs repères durant... quelques instants. C'est une évidence, il faut se réhabituer à tenir sa souris autrement ; elle est verticale.

Or le poignet orienté ainsi, deux choses frappent immédiatement l'utilisateur néophyte :
  • La position est vraiment plus agréable et naturelle, c'est indéniable
  • La perte de précision, due à ladite position, sur l'axe « horizontal » par rapport à une souris standard est relativement handicapante, dans un premier temps en tout cas.

Nous qui avions déjà mis la main sur ce type de mulot n'avons pas été surpris par ce petit « handicap » et l'avons d'ailleurs trouvé relativement réduit comparé aux autres dispositifs de pointage verticaux déjà testé.

Car la MX Vertical n'est pas « comme les autres » ou en tout cas comme la majorité des autres souris du genre.

Le coup de pouce

La première des forces de son design est le surélèvement de la zone de repos du pouce. Ce choix, qui pourrait paraître anodin, permet pourtant une meilleure préhension de la souris : la main est confortablement soutenue et n'a pas besoin de « s'accrocher » à la souris pour sa maintenir dessus contrairement à d'autres modèles que nous avions pu tester.

« Les doigts, la main, le bras sont au repos. »

Conséquence directe : l'effet « pince » entre l'index et le majeur, d'une part, et le pouce, d'autre part, ne demande aucun effort. Les doigts, la main, le bras sont au repos.

logitech mx vertical

D'autre part, avec ce choix particulier de conception, la tranche de la main et l'auriculaire dans son prolongement ne touchent pas le bureau ou le tapis de souris ; aucun frottement donc. Cela parait peut-être trivial, mais c'est un des principaux reproches faits à certains designs verticaux.

Le fameux « 57% »

SI vous en venez à vous intéresser à cette souris un peu spéciale sans avoir entendu parler des « 57% » c'est que Logitech a raté sa com'. En effet, la marque semble relativement fière de ce point particulier.

À en juger par la vidéo ci-dessous, l'ergonomie de la souris tient en grande partie à ce « détail »... en plus de sa forme générale et du « repose-pouce ».


Et à dire vrai, l'inclinaison choisie pour la MX Vertical a en effet des impacts bien réels et expérimentables de façon assez directe.

« il s'agit surtout d'une question de posture »


Bien entendu, cela joue sur la préhension que nous évoquions juste ci-dessus ; en bien. Mais il s'agit surtout d'une question de posture.

logitech mx vertical

La position adoptée naturellement par le poignet de l'utilisateur (et par son bras par prolongement) dans ces conditions est effectivement vraiment naturelle. Bien plus en tout cas que pour les souris verticales trop verticales ou que les souris standards qui cassent le poignet.

N'étant nous-mêmes pas ergonomes, nous ne pouvons que juger en fonction de l'expérience faite durant ce test. Et justement, quelle est-elle notre expérience ?

A l'usage

De la phase d'adaptation...

Nous avons utilisé la Logitech MX Vertical durant 2 semaines et, à vrai dire, il nous a fallu très peu de temps pour nous y faire. Nous nous attendions à devoir repasser parfois à notre bon vieux mulot (une Epic Gear Meduza, tout de même), notamment dans les phases de rush « pour aller plus vite ». Il n'en fut rien.

« la perte de précision [..] sur l'axe horizontal est une réalité »

Cependant, soyons clair, la perte de précision du pointage sur l'axe horizontal est une réalité, au moins dans un premier temps. Certes celle-ci est compensée par la glisse impeccable de la souris et par l'habitude qui vient plutôt vite, mais il faut en avoir conscience.

En outre, les deux premiers jours, nous avons dû jouer avec la sensibilité afin d'en trouver « le juste milieu » ; le fait qu'un bouton soit dédié à faire varier celle-ci rend la chose confortable. Une fois cet ajustement fait force est de constater que la souris était adoptée.

À noter que lors de notre test, nous avons renversé plusieurs fois la souris en lui donnant un sympathique revers de la main. Les souris verticales étant bien plus hautes que les souris standard (avec ses presque 8 cm), un petit temps d'adaptation sera nécessaire lorsque votre main droite passera du clavier à la souris...

...à l'adoption

Autonomie
Logitech annonce une autonomie maximale de quatre mois en pleine charge et de 3 heures pour une minute de charge. Sur ce point, vous devrez faire confiance à la marque. Nous avons effectué une première charge et utilisé la MX Vertical 15 jours durant, 8 heures par jours. Résultat : l'indicateur de charge est toujours au taquet. Si on se réfère aux autres modèles de la marque, il n'y a pas de raison que la charge ne tienne effectivement pas quelques mois.

Pour le test nous avons quand même voulu essayer la souris en filaire, câble USB-C (fourni) branché à l'avant de la souris. Aussi long et de bonne facture qu'il soit, ce dernier aurait peut-être mérité un peu plus de souplesse, peut-être une gaine tissée, pour que la souris soit aussi libre que possible. Mais peut-être sommes-nous un peu trop tatillons et estimons-nous heureux que le port soit bien à l'avant de la souris et pas en dessous de celle-ci ; une erreur que Logitech ne ferait pas.

Ergonomie
En termes d'ergonomie, la vertical MX n'est pas loin d'être parfaite... pas loin ! Oui, la prise en main est au top ainsi que la posture qu'elle donne à prendre à l'utilisateur. Celles et ceux qui ont pu ressentir des douleurs au poignet après une longue journée de travail n'en souffriront à priori pas avec cette souris.

Ajoutons que la posture globale de l'utilisateur, de son corps donc, s'en retrouve améliorée. En effet, vu le faible débattement nécessaire à cette souris verticale, induite à la fois par sa forme et sa sensibilité, le clavier de l'utilisateur vient naturellement se recaler bien en face de l'écran.

Non, là où ce design nous laisse un peu plus perplexe c'est quand il s'agit d'utiliser les boutons latéraux automatiquement assignés à « retour » (à l'arrière) et « avance » (à l'avant) ; particulièrement ce dernier d'ailleurs. Plus ou moins accessibles suivant la position adoptée, il est compliqué de ne pas faire « avance » et « clic gauche » simultanément. En effet, ce bouton latéral activé par le pouce nécessite de faire une pince entre ce dernier et l'index qui repose, lui, sur le clic gauche. C'est ballot. Surtout qu'il aurait suffi de faire ces boutons plus sensibles pour éviter l'impair.

logitech mx vertical

Enfin, il est intéressant de préciser que nous avons eu l'occasion de tester la souris sur de la bureautique principalement (beaucoup de navigation, beaucoup d'édition et de traitement de texte, etc.) mais aussi pour de la retouche photo, un peu plus exigeante en termes de précision. Nous n'avons souffert d'aucune difficulté concernant cet usage, au contraire même, certains gestes étant rendu plus fluides.

Le logiciel

Comme les autres souris de la gamme MX, c'est le logiciel Logitech Options qui vous permettra de configurer au mieux votre dispositif. À noter qu'il n'est absolument pas obligatoire.

logitech options > mx vertical

Celui-ci vous permettra de régler la fonction des boutons configurable : clic molette, boutons latéraux et bouton de sensibilité.

logitech options > mx vertical

Du bouton de réglage de la sensibilité, parlons-en justement. Par défaut il a deux comportements : un clic simple, d'abord, permet d'alterner entre deux sensibilités préréglées (dans le logiciel par exemple). Mais chacune de ces sensibilités peut-être elle-même éditée à la volée en maintenant le bouton et en faisant glisser la souris ; simple et efficace.

logitech options > mx vertical

Enfin le logiciel permettra d'effectuer les réglages habituels (vitesse du pointeur et défilement) ainsi que de configurer Flow, la solution de partage de souris et clavier trans-ordinateur et multiplateforme.

Conclusion

Esthétiquement réussie, la Logitech MX Vertical fait forte impression au premier abord et viens confirmer l'intérêt qu'elle suscite au fur et à mesure de son utilisation.

En effet, la recherche dont se vante la marque suisse quant à son ergonomie tient ses promesses : la souris est confortable et précise, la prise en main rapide et la posture de l'utilisateur rapidement corrigée.

Outre le fait qu'elle n'existe qu'en version droitier - pour l'instant ? -, les défauts de cette souris sont minimes : le bouton « suivant » pas assez sensible. Des broutilles.

Enfin, comparé à une concurrence historique de qualité comparable (l'Evoluent VerticalMouse 4 Wireless pour ne pas la citer), à près de 110 €, le prix de la MX Vertical s'avère vraiment raisonnable. Certes, c'est une somme pour une souris « avec laquelle on ne peut pas jouer (ou en tout cas pas à tout) », mais si vous êtes à la recherche d'une souris ergonomique, la nouvelle venue de chez Logitech s'achète les yeux fermés.

Logitech MX Vertical

Les plus
+ Le design et la finition au top !
+ La prise en main ultra-rapide
+ Le prix
Les moins
- Les boutons latéraux peu pratiques
- Heu...
5


Modifié le 02/10/2018 à 12h44
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