Insolite : un Suédois à l'origine de 2,7 millions d'articles sur Wikipédia

15 juillet 2014 à 14h14
0
Sverker Johansson est un internaute suédois qui dispose d'une particularité de taille : il a massivement contribué à l'encyclopédie en ligne Wikipédia, en étant à l'origine de 2,7 millions d'articles. Une prouesse qui s'explique cependant facilement.

00FA000005640026-photo-wikipedia-logo.jpg
Sverker Johansson : un nom qui ne vous dit sans doute rien. Pourtant, ce Suédois de 53 ans est un internaute actif : il est à origine de 2,7 millions d'articles sur Wikipédia, soit environ 8,5% de l'ensemble des documents présents sur l'encyclopédie participative, relève le Wall Street Journal.

Le média dresse le portrait de cet internaute atypique et pluridisciplinaire - il est titulaires de plusieurs diplômes, dont un de linguistique, un autre de génie civil ou encore de physique des particules. Il est notamment à l'origine d'articles sur des insectes rarissimes, en particulier des papillons et des coléoptères, ou encore des villes de Philippines. Un tiers de ses publications sont en suédois tandis que le reste est en philippin, la langue maternelle de son épouse.

Mais l'investissement de Sverker Johansson ne sous-entend pas qu'il a rédigé lui-même 2,7 millions d'articles. En réalité, il a développé un bot, nommé Lsjbot, capable de compiler les informations récupérées de sources fiables pour composer un nouvel article, sur un sujet encore absent de l'encyclopédie. Une démarche qui permet au Suédois et à son robot d'ajouter jusqu'à 10 000 articles par jour sur le site.

Les bots, des contributeurs controversés

Si on met souvent en valeur les contributeurs actifs de Wikipédia, les bots capables de générer du contenu sont de plus en plus présents. Ils doivent être validés par un groupe d'approbation pour être utilisés. Malgré cela, de nombreux contributeurs estiment que l'usage de robots virtuels va à l'encontre du principe-même de Wikipédia en automatisant la connaissance. Achim Raschka, un contributeur de 41 ans interrogé par le Wall Street Journal, estime que la démarche de Sverker Johansson « n'aide pas les lecteurs et utilisateurs de Wikipédia », car elle se contente de publier des informations rudimentaires « plus ou moins correctes ».

Sverker Johansson, de son côté, défend sa démarche en expliquant vouloir contribuer à « une démocratie absolue en ligne ». Il estime que centraliser les infos sur des sujets mis de côté permet un meilleur accès aux données : le média cite la ville de Basey, aux Philippines, touchée l'année dernière par un ouragan. Selon Johansson, la fiche Wikipédia créée par son bot aurait permis d'accéder rapidement à des informations fiables.

Il admet cependant que les capacités de son bot sont limitées. « Wikipédia a aussi besoin d'auteurs capables de décrire des sentiments et de posséder des qualités littéraires, ce genre de choses. Mon bot n'en sera jamais capable ».

Cependant, on peut rappeler que Wikipédia est une encyclopédie participative au sein de laquelle les internautes peuvent contribuer en étoffant les articles existants. L'utilisation de bots peut être un atout pour mettre le pied à l'étrier concernant des sujets ignorés : rien n'empêche ensuite les contributeurs de les développer.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
0 réponses
0 utilisateurs
Suivre la discussion

Les actualités récentes les plus commentées

7 400 gigatonnes de neige seraient nécessaires pour enrayer la fonte des glaces
Bruno Le Maire prend officiellement position sur la cryptomonnaie Libra
Peugeot 3008 Hybrid : tout ce que l’on sait du futur SUV de la firme sochalienne
Evija : l'hypercar électrique de Lotus se charge en 9 petites minutes
L'Anses confirme l'impact du trafic automobile sur la santé et invite à promouvoir l'électromobilité
La prochaine édition du CES va autoriser les sextoys féminins et interdire les
Que se passerait-t-il si Stadia disparaissait ? Un ponte de Google répond
SFR dévoile sa Box 8, une box barre de son
Un timbre en édition limitée pour célébrer les 50 ans du premier pas sur la Lune
Netflix dévoile des résultats en baisse, notamment dans les pays où les tarifs ont augmenté
scroll top