Les performances du protocole SPDY resteraient mitigées

le 18 juin 2012
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SDPY, le protocole proposé par Google pour remplacer HTTP, ne serait pas aussi rapide que prévu. Finalement le problème viendrait en grande partie des sites web.

En novembre 2009, Mike Belshe et Roberto Peon, deux ingénieurs de Google planchant sur le navigateur Chrome, présentaient un nouveau protocole de transfert sur Internet baptisé SPDY et annoncé comme deux fois plus rapide que le traditionnel HTTP. En plus d'assurer une connexion chiffrée, SPDY compresse chacune des requêtes d'une page web en amont (images, CSS, JavaScript) pour n'en retourner qu'une seule ; il en résulterait un gain de temps de transfert jusqu'à 55%.

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En pratique les choses semblent plutôt différentes. En effet, le chercheur Guy Podjarny, spécialisé dans les performances des pages web et responsable de l'architecture chez Akamai, a procédé à une série de tests. 500 des principaux sites Internet américains du classement d'Alexa ont été passés en revue afin de calculer le temps de chargement via une connexion HTTPS avec et sans SDPY et via HTTP, le tout sur le navigateur Chrome 18. Contrairement aux résultats de Google, SPDY serait à peine plus rapide que HTTPS (+4,5%) et plus lent que HTTP (-3,4%).

M.Podjarny explique que SPDY ne changera pas radicalement le surf des internautes dans la vie de tous les jours pour la simple raison que le protocole n'optimise que les éléments d'une page web rattachés au nom de domaine principal de celle-ci. Au travers des tests réalisés, un site web récupère des données de 18 domaines différents. D'une manière générale moins de la moitié du contenu de la page serait rattaché au domaine sur lequel se rend l'internaute. Plusieurs éléments peuvent être hébergés autre part. Au delà du CSS et du JavaScript, il y a par exemple les fonctionnalités communautaires présentées sous la forme de widgets officiels (Facebook.com, Twitter.com...) ou les médias (Youtube.com, Flickr.com, Vimeo.com...).

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Par ailleurs, l'optimisation de SPDY ne serait complète. Par exemple « généralement les navigateurs ne chargent pas les images avant d'avoir récupéré les fichiers JavaScript et CSS ». Aussi le navigateur ne peut connaître d'emblée l'ensemble des éléments qui constitueront une page web ; ils ne peuvent donc pas être optimisés par SPDY. Ainsi, une feuille de style peut elle-même entrainer le téléchargement d'un autre fichier CSS et un Javascript peut faire appel à d'autres ressources externes.

Pour l'heure SPDY est embarqué au sein de Firefox et Chrome. Reste à savoir si ces implémentations évolueront. Retrouvez cette étude en d&tails sur cette page (anglais).
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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