Le géant du Web commence à intégrer plus étroitement Spark dans l’application Gemini sur Android. L’objectif est de permettre de basculer plus facilement d’une conversation à une tâche confiée à l’IA, puis d’en suivre l’avancement au même endroit.

Jusqu’ici, discuter avec Gemini et lui confier une vraie mission restaient deux expériences assez séparées. Google commence à les rapprocher. Selon 9to5Google, une nouvelle interface apparaît progressivement sur Android afin de faire remonter Spark au cœur de l’assistant, plutôt que de le laisser vivre dans un coin du menu.

Le changement semble être activé côté serveur. Aucun équivalent n’a encore été repéré sur iOS ou sur le Web, ce qui laisse penser à un déploiement progressif plutôt qu’à une simple expérimentation interne.

Discuter ou déléguer sans changer d’espace

Deux boutons prennent désormais place au-dessus du champ de saisie. Chat conserve le fonctionnement classique de Gemini, tandis que Task ouvre directement Spark.

L’ancienne entrée dédiée disparaît du menu latéral et les conversations comme les tâches se retrouvent dans un historique commun. Des filtres permettent ensuite de retrouver les tâches prêtes, celles encore en cours et celles qui réclament une intervention de l’utilisateur.

©9to5Google
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©Clubic
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À gauche (ou en haut sur mobile), l’interface de Gemini avec l’agent Spark et, à droite, la version française.

Google regroupe également les actions programmées dans une rubrique Scheduled. L’utilisateur peut ainsi lancer une conversation ou une tâche depuis le même écran, puis retrouver les deux dans un historique commun.

Spark peut continuer à travailler sans vous

Présenté lors de Google I/O en mai, Spark va plus loin qu’un chatbot classique. Cet agent peut enchaîner plusieurs opérations pour atteindre un objectif et poursuivre son travail sur les serveurs de Google même lorsque l’utilisateur n’est plus devant son ordinateur.

Il peut, par exemple, trier des newsletters, préparer une veille récurrente ou aller chercher des informations dans Gmail, Drive et Agenda. Son navigateur lui permet également d’interagir avec certains sites.

Cette intégration aux services Google constitue évidemment l’un de ses principaux atouts, mais elle implique aussi de lui ouvrir l’accès aux données nécessaires. Certaines actions sensibles réclament donc une confirmation, notamment lorsqu’il s’agit d’envoyer un message ou d’effectuer un achat.

Gemini Spark est l'équivalent de Cowork chez Claude, Dots chez OpenAI et Vibe chez Mistral. ©Google

En France, il faudra encore patienter pour utiliser Spark. L’agent n’y est pas disponible, même avec un abonnement Google AI Pro ou Ultra, et cette refonte n’annonce pas son arrivée chez nous. Dans les pays où il est proposé, il faut souscrire l’une de ces formules et avoir au moins 18 ans pour y accéder.

Claude et ChatGPT suivent la même direction

Google n’est évidemment pas seul à vouloir transformer son assistant en exécutant numérique. Claude Cowork peut déjà mener des tâches en plusieurs étapes, travailler sur des fichiers autorisés et produire des documents tout en laissant l’utilisateur suivre son avancement.

OpenAI pousse une logique comparable avec ses dots, conçus pour poursuivre des projets dans la durée sur leur propre environnement cloud et revenir vers l’utilisateur lorsqu’une décision humaine devient nécessaire.

Mistral avance également sur ce terrain avec Vibe qui rassemble assistance au travail, programmation et automatisations récurrentes, avec des capacités plus avancées réservées aux offres payantes.

Tous cherchent finalement à franchir la même étape. Après avoir appris à répondre à nos questions, les assistants veulent maintenant faire le travail à notre place, vraiment ?

  • Multimodalité texte, voix et fichiers
  • Intégration poussée aux services Google
  • Applications Web, mobile et bureau
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