Gemini Spark est désormais disponible dans 160 pays. Spark est un agent IA personnel capable de réaliser un enchainement de tâches l'aide des comptes et mots de passe de l'utilisateur. Mais, sur le Vieux Continent, les choses vont toujours plus lentement.

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Après un lancement réservé aux abonnés Google AI Ultra, Gemini Spark s'ouvre désormais aux abonnés Google AI Pro dans plus de 160 pays supplémentaires. Une nouvelle intégration avec Chrome permet par ailleurs à l'agent de gérer certaines démarches en ligne pour le compte de l'utilisateur.

Un agent qui navigue avec les identifiants de l'utilisateur, hors d'Europe

Concrètement, l'agent peut prendre rendez-vous pour visiter un appartement déjà repéré, ou rechercher des vols et engager la réservation. Il agit en arrière-plan et peut se connecter à des applications tierces lorsque la tâche le nécessite. En septembre 2025, Google avait détaillé l'arrivée de capacités agentiques dans Chrome, avec, par exemple, la possibilité de préparer des achats jusqu'à la validation finale du paiement par l'utilisateur.

Pour limiter les risques, Google indique avoir renforcé les protections contre l'injection de prompts, afin de passer outre les instructions malveillantes dissimulées dans des pages web ou des documents. Les actions jugées sensibles, comme un paiement en ligne, nécessitent toujours une validation manuelle de l'utilisateur avant d'être exécutées. Cette nouvelle brique agentique reste toutefois réservée aux utilisateurs américains dans un premier temps, Google annonçant une extension à d'autres régions sans donner de calendrier précis.

Cette extension à 160 pays supplémentaires concerne uniquement l'accès de base à Gemini Spark pour les abonnés Google AI Pro, pas les nouvelles fonctions de navigation automatisée dans Chrome. Elle ne concerne pas non plus les utilisateurs de l'Espace économique européen, de Suisse ou du Royaume-Uni, où Gemini Spark reste indisponible, quel que soit l'abonnement souscrit. Google ne précise pas les raisons de cette exclusion dans sa documentation.

La situation n'est donc pas sans rappeler celle d'Apple, qui a repoussé indéfiniment le lancement de Siri AI dans l'Union européenne en juin dernier. La firme de Cupertino est en désaccord avec la Commission européenne sur les obligations d'interopérabilité imposées par le Digital Markets Act (DMA). Selon la régulation européenne, les assistants concurrents devraient avoir un accès comparable à celui de Siri AI aux fonctionnalités de l'appareil. La firme avait proposé un dispositif intermédiaire, baptisé Trusted System Agent, pour encadrer cet accès progressivement sur dix-huit mois tout en lançant Siri AI dès à présent. Mais cette proposition a été rejetée par la Commission. Les deux entreprises avancent donc à des rythmes différents en Europe. L'Union européenne entend en tout cas encadrer fermement l'IA, par exemple en étiquetant les contenus générés. D'ailleurs Google ne semble pas trop apprécier la démarche.