Les résumés IA de Google sont accessibles depuis moins d'un mois en France. Et les organes de presse n'apprécient pas la façon dont Google a mis en place son outil !

Google a rapidement voulu fusionner sa nouvelle technologie d'intelligence artificielle avec son activité habituelle de recherche sur le web. Cette volonté a donné naissance aux fameux AI Overview et AI Mode, qui ont été déployée partout sur la planète, mais n'ont pu finalement être rendus accessible en France que depuis le mois dernier. Et pourtant, la résistance s'organise déjà.
L'Apig demande à Google de respecter les engagements pris en 2022, alors que les résumés IA sont dorénavant disponibles en France
L'Apig, l'Alliance de la presse d'information générale, qui regroupe près de 300 quotidiens français, s'est lancée à l'assaut des résumés IA de Google. Elle vient ainsi de saisir l'Autorité de la concurrence, afin de « faire respecter par Google les engagements pris en 2022, après le lancement en France d'AI Overviews et d'AI Mode. »
Ces engagements de Google correspondent aux discussions tenues alors sur les droits voisins aux droits d'auteur, et qui doivent permettre aux organismes de presse de se faire rémunerer par les géants du numérique quand ils utilisent leur contenu.

La crainte de voir le trafic des sites d'informations chuter de 33 à 38%
L'Apig explique que « ce lancement est intervenu avant l'ouverture d'une négociation transparente et de bonne foi. Les éditeurs se sont vu proposer une simple actualisation du contrat de licence existant, avec pour seule alternative un retrait technique entraînant une perte de visibilité. Ils ont été mis devant le fait accompli. »
Or, les problèmes pourraient vite devenir très sensibles pour les spécialistes de l'information. L'Apig fait ainsi remarquer que, selon une étude de l'Arcom portant sur les résumés IA dans les pays européens où le système était déjà actif, on « évalue entre 33 % et 38 % la perte de trafic attribuable aux résumés générés par intelligence artificielle. » L'Apig explique enfin que cette saisine ne ferme pas la porte à la négociation, et qu'elle ne s'oppose pas à cette nouvelle technologie, qu'elle souhaite alimenter, mais avec un niveau de rémunération permettant d'assurer la pérennité financière des médias.
Participer à la discussion
Partagez votre avis avec la communauté Clubic.