Elon Musk vient de faire une nouvelle promesse détonnante toutes les voitures seront à terme équipées de Starlink. Est-elle démesurée ?

Le Cybercab, robotaxi que Tesla développe depuis 2024, a été exclusivement pensé pour la conduite autonome. Il ne dispose ni de volant, ni de pédales. Actuellement en phase de test dans une zone très limitée, le véhicule sera doté d'une antenne Starlink de SpaceX afin de fournir un Internet haut débit aux occupants. Mais visiblement, Elon Musk voit les choses encore plus grand.
Des « milliards » de véhicules avec Starlink ?
Sur X.com, anciennement Twitter, un internaute a en effet publié une photo d’un Cybercab immatriculé au Texas, avec ce qui ressemble à une nouvelle intégration de l’antenne Starlink, de manière quasi invisible. Le patron de SpaceX et de Tesla n’a pas tardé à réagir, et il n’y est pas allé de main morte : « À l’avenir, toutes les voitures seront équipées de Starlink. C’est le seul moyen de fournir une bande passante ultra élevée à des milliards de véhicules », a-t-il écrit.
Une déclaration à la hauteur de ses habitudes. Musk n’en est pas à son premier superlatif : il a récemment évoqué un objectif de plus de 1 000 milliards de dollars de revenus annuels pour Starlink, avec l’ambition de transporter, à terme, plus de la moitié du trafic internet mondial. Il espère en outre faciliter la colonisation de Mars par 1 million de personnes. De quoi remettre en perspective une annonce qui, sortie de son contexte, tiendrait presque de la boutade.
D’autant qu’il est difficile de savoir si tous les constructeurs accepteraient de pactiser avec un concurrent direct. Une généralisation à « toutes les voitures » impliquerait aussi des choix industriels et tarifaires que ni Tesla ni SpaceX n'ont pour l'instant détaillés.
Nouveau rapprochement
Par ailleurs, force est de constater que cette intégration rapproche un peu plus les activités de Tesla et de SpaceX, à un moment où l’hypothèse d’une fusion entre les deux entreprises n’a jamais paru aussi crédible. Les deux sociétés disposent déjà de projets de grande envergure en commun : l’usine géante de puces Terafab, ainsi que Digital Optimus, un agent IA également connu sous le nom de Macrohard.
Dans la foulée de l’entrée en Bourse historique de SpaceX, Gwynne Shotwell, sa présidente, a laissé entendre qu’une fusion « faciliterait peut-être un peu la vie d'Elon ». Une affaire, plus que jamais, à suivre.

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