Les bons résultats financiers ne sont pas toujours automatiquement récompensés à la Bourse. C'est le cas aujourd'hui d'Alphabet.

Depuis l'explosion de la technologie de l'intelligence artificielle, on ne cesse de voir des montants fous s'afficher à la Bourse, jusqu'à l'entrée en Bourse la plus importante de l'histoire avec SpaceX. Mais la folie pourrait commencer à sérieusement se calmer, vu les réactions du marché à ce qui a pourtant été un très bon trimestre 2026 pour Google.
Alphabet surpasse les attentes des analystes, son cours recule fortement à la Bourse
Alphabet (Google) a fait très bien lors du deuxième trimestre 2026, en annonçant des résultats supérieurs aux attentes des analystes. Son chiffre d'affaires se monte ainsi à 119,8 milliards de dollars, soit tout simplement une croissance de 24% sur un an - et une série de douze trimestres consécutifs en croissance à deux chiffres.
Autant dire qu'avec un tel niveau de croissance, porté par l'explosion des revenus cloud (+82%, à 24,8 milliards d'euros), on pouvait s'attendre à une réaction positive du marché. Et pourtant, le cours à la Bourse d'Alphabet a réculé aujourd'hui de près de 6,5%.
Les investissements IA sur la sellette
Car si, évdemment, Alphabet reste une entreprise très profitabnle, la variable scrutée par les investisseurs est ailleurs. Ils ont en effet observé Alphabet revoir à la hausse ses prévisions d'investissement en 2026, auparavant de 180 à 190 milliards d'euros, et qui sont dorénavant estimées entre 195 et 205 milliards d'euros.
Des dépenses qui montent pour soutenir la course dans l'intelligence artificielle. Or, les investisseurs commencent à se poser des questions sur la rentabilité future de ces investissements gargantuesques. « La réaction instinctive suscitée par les résultats d'Alphabet donne le ton pour les prochaines publications des géants de la tech : les investisseurs s'intéressent de plus en plus au coût croissant des ambitions en matière d'IA plutôt qu'aux résultats supérieurs aux prévisions. Ils ne souhaitent pas davantage de dépenses » a ainsi expliqué Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote. Le début de la fin de l'ivresse ?